AIX-LA-CHAPELLE
celles qui servent à mesurer la surface de la terre, telles que le mètre carré, Tare et ses divisions, en France.
AGRESSION, agresseur, attaque. Vagression est l'action de celui qui attaque le premier., lequel est dit l'agresseur.
Vaitaque est l'action d'attaquer, d'engager le combat.
Littré établît cette distinction entre l'agression et ratta(][ue.
y, Attaque porte simplement l'idée sur un combat, une lutte qui commence d'un côté; mais V agression porte l'idée sur l'acte premier qui est la cause du conflit. Il est possible que celui qui attaque ne soit pas l'agresseur, l'agression pourvant consister en toute autre chose qu'une attaque. Attaque est l'acte, le fait:
agression est l'acte, le fait considère moralement et pour savoir à qui est le premier tort."
AHRENS (Henri), jurisconsulte allemand, professeur aux universités de Bruxelles, de Gratz et de Leipzig, né à Kuiestadt (Hanovre) le 15 juillet 1803, mort en août 1874 II fut un des fondateurs de l'Institut de droit international.
Cours de droit naturel, ou de philosophie du droit diaprés Vétat de cette science en Allemagne, Bruxelles 1852, 3 édit. in-8. 4ëme édition. Paris 1858.
Cours de droit naturel ou de philosophie du droit, complété, dans les principales matières, par des aperçus historiques et politiques, — 7e édition, réimprimée après la mort de l'auteur et complétée par la théorie du droit public et du droit des gens. — 2 vol. gr. in-8. Leipzig 1875.
Dans cet ouvrage Ahrens développe les principes de la philosophie panthéiste de Krause, qui fait du monde de la nature et du monde de la raison deux sphères secondaires, au-dessus desquelles* se place l'être primitif.
AIX-LA-CHAPELLE. {Traité de paix d', 1668.) Ce traité conclu à Aîx-la-Cha-
Ï»elle le 2 mai 1668 entre la France et 'Espagne mit un terme à la guerre dite de dévolution, (Voir ce mot.)
Louis XIV avait saisi l'occasion de la mort du roi d'Espagne, Philippe IV, en 1665, pour élever des prétentions sur plusieurs provinces de la monarchie espagnole au nom de l'infante Marie-Thérèse sa femme, malgré la renonciation de cette princesse exprimée dans son contrat de mariage et confirmée par le traité des Pyrénées. {Voir ce traite.)
La guerre éclata en 1667. Les Français se furent bientôt emparés de plusieurs villes des Pays-Bas espagnols et de la Franche-Comté. Alarmés de leurs pro-
grès, les Hollandais signèrent le 23 janvier 1668 à La Haye avec l'Angleterre et la Suède, un traité d'alliance, par suite duquel les trois puissances s'érigèrent en médiatrices entre la France et l'Espagne : on offrit à cette dernière ou de laisser le roi de France en possession de toutes les places qu'il avait conauises pendant la campagne de 1667, ou de lui abandonner soit le duché de Luxembourg, soit la Franche-Comté, et dans l'un ou l'autre cas. Cambrai et le Cambrésis, Douai, Aire, Saint-Omêr, Fumes et leurs dépendances.
C'est sur la première de ces alternatives, agréée de part et d'autre, que s'engagèrent les négociations de la paix, qui tut signée à Aix-la-Chapelle le 2 mai 1668, sous la médiation du Pape.
Les articles 3 et 4 du traité adjugent au roi de France les conquêtes qu'il avait faites pendant la campa^e de 1667 ; savoir : Charleroi, Binch, Ath, Douai, Tournoi, Oudenarde, Lille, Armentières, Courtrai, Bergues et Furnes.
Par l'article 5 la France restitue la Franche-Comté au roi d'Espagne.
La paix d'Aix-la-Chapelle a cela de particulier que ni dans le préambule ni dans aucun des articles il n'est question des prétentions de la reine de France sur les Pays-Bas, oui avaient été le motif de la guerre, ni ae la renonciation de cette princesse à tout droit de succession dans la monarchie espagnole.
L'article 7 du traité exprimait le consentement des deux rois à ce qu'il fût garanti par toutes les puissances qui le voudraient. L'Angleterre, la Suède et la Hollande s'en portèrent garants par un traité particulier signé à La Haye le 7 mai
AIX-LA-CHAPELLE {traité de paix d\ 1748), Deux ans après la paix de Vienne, l'Empereur Charles VI, dernier mâle de la maison d'Autriche, étant mort^ le 20 octobre 1740, sa succession au trône, quoiqu'elle eût été réglée par la pragmatique sanction de 1715 (voir PRAGMA- TIQUE), qu'avaient garantie les principales puissances de l'Europe, suscita Ï plusieurs prétendants, qui se mirent sur es rangs pour disputer les droits de Marie-Thérèse, fille et héritière du défunt empereur: c'étaient l'électeur de Bavière, dont la femme était la seconde fille de l'Empereur Joseph 1er; l'électeur de Saxe, qui avait épousé la fille aînée du même prince; le roi de Espagne, qui prétendait seulement aux royaumes de Hongrie et de Bohême; le roi de Sardaiene, oui renouvelait ses prétentions sur le auené