‹ Dictionnaire de droit international public et privéChapitre 274 sur 373 · TOME 1er · texte numérisé non relu

TOME 1er

Les armées, surtout lorsqu'elles mettent le pied sur le temtoire ennemi, ont besoin d'hommes pour les guider; et lorsquelles ne peuvent le faire autrement, elles usent de menaces ou de contrainte pour se procurer des guides.

Celui qui est contraint par les troupes ennemies à leur montrer le chemin, n est pas punissable d'après les lois de la guerre.

Les guides en général doivent être traités comme le seraient les autres combattants dans les mêmes circonstances; si l'ennemi juge qu'un guide a fait acte d'hostilité envers lui, il ne peut que le faire prisonnier de guerre.

Si les guides trompent intentionnellement les troupes qu ils sont chargés de conduire, ils sont responsables de leur conduite et peuvent encourir une condamnation à mort.

Par rapport à son propre pays.

L'homme qui s'offre librement pour guider l'armée ennemie, est réputé traître et peut être puni comme tel.

Il y a toutefois une distinction à faire entre celui qui en indiquant les chemins à l'ennemi trahit sa patrie, et l'habitant d'un endroit] occupé par l'ennemi qui offre de montrer aux soldats de son pays un chemin par lequel ils pourront surprendre leurs adversaires et est pris avant d'avoir réalisé son projet; ce dernier pourra être traduit par l'ennemi devant un conseil de guerre et condamné comme traître à l'égard de l'armée occupante.

GUIDON DE LA MER. C'est le titre d'un ancien recueil de règlements maritimes, dont la rédaction est û^ée généralement à la fin du 16^ siècle et dont l'auteur est resté inconnu.

Le Guidon de la mer traite principalement du contrat d'assurance maritime; cependant il s'occupe aussi d'autres questions, notamment des prises, des représailles, des lettres de marq^ue.

Presque toutes ses décisions ont été insérées dans l'ordonnance française de 1681, et elles ont été depuis transportées entre autres dans le code de commerce promulgué en France sous le premier empire.

GUNDLING (Nicolas Jérôme), moraliste allemand né près de Nuremberg en 1671, mort en 1729.

Professeur et recteur de l'Université de Halle, conseiller du roi de Prusse.

Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels il faut citer:

Histoire de la philosophie morale (1706).

gI^nther

Page 1