LANDA Y ALVAREZ DE CARVALLO
(Nicasio de), médecin espagnol, né à Pampelune le 11 octobre 1831.
Inspecteur général du comité international de la Croix Rouge, Président d'honneur de l'Académie ethnographique de la Gironde, membre de l'Institut de droit international.
El derecho de la guerra confirme à la moral (le droit de la guen*e conforme à la morale). 3« édition Pampelune, 1817.
M. Landa insiste avant tout sur les devoirs auxquels les belligérants sont tenus envers eux réciproquement, envers les sujets non combattants de l'ennemi et envers les étrangers nonennemis; à ces devoirs la pensée généreuse qui l'inspire lui fait subordonner les droits ressortant du principe de la nécessité en temps de guerre.
Dans le même ordre d'idées, M. Landa a publié : La Caridad en la auerra (la (Charité dans la guerre), Madrid, 1868.
La Caridad en la guerra civile (la Charité dans la guerre civile,) Madrid, 1873.
Estudios sobre la tactica de sanidad militar. (Etudes sur la tactique sanitaire militaire,) Madrid, 1880.
LANDGRAVE. Titre de quelques princes de TAllemagne.
Les landgraves étaient d*abord des juges qui rendaient la justice au nom de rEmpereur dans l'intérieur du pays, tandis que les margraves la rendaient dans les marches ou pays frontières.
Après avoir obtenu Thérédité de leurs charges, les uns et les autres se rendaient bientôt indépendants.
Les rois, rEmpereur lui-même prirent les titres de landgrave et de margrave en prenant possession de territoires auxquels ils étaient attachés.
LANDGRAVIAT. Etat ou territoire soumis à un landgrave.
LANDSTURM. Levée en masse de toute la population lorsque la patrie est en danger.
LANDWERR
En oatre do t'armiJe permanente et de Ih IftndwcliT, AllemagDC poxHèdc lu rcasoure« de la Lanihturm ou levée on inanse, appelant en gént^ral
I qui, n'ayant pas Bn««nt dépassé l'âce renui landnebr. El
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cepen«ant dépassé l'âce .
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rassemble que dans les cas eitrf-mea, tele que l'invasion du territoire national par une armée étrancëre. Un décret du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III daté de 1SI3, dans lequel ce prince traçait ainsi !a ligne de conduite que devait suivre la l^nihlurm dana la pierre contre la France, nous explique quel est le véritable rôle de cette milice extraordinaire dans la défense du pays:
„Art. l«f. Chaque citoyen est tenu de repouBBer l'ennemi avec les armes dont il peut disposer, quelles qu'elles soient; de s'opposer k ses ordres et à leur ciéciition, de quelque nature qu'ils soient; de braver ses défenses, et oe nuire à ses projets par tous les moyens possibles-
nArt. 3. En caB d'invasion la Lainhtariit est tenue ou do combattre l'ennemi en bataille, ou d'inquiéter ses derrières et de couper ses communications.
„Art. 4. La l^niUluna est levée partout où l'ennemi essaiera de pénétrer sur le territoire allemand.
,Art. 5. Chaque citoyen qui n'eut pas en face de l'ennemi ou n'appartient pas à la landwehr, doit se consinérer comme faisant partie <le la Landulurm quand l'occasion s'en présente,
nArt. 7. En cas de convocation de la iMnihlurni, le combat est une nécessité, une défense légitime qui autorise et sanetionne tous les moyens. Les plus décisifs sont les meilleurs, car ce sont ceux qui servent do la façon la plus efficace une cause juste et sacrée.
„Art. 8. La Lan<ialurm a donc pour destination spéciale de couper à l'ennemi ses chemins ou sa retraite; do le tenir sans cesse en évcil^d'intcrcepter ses munitions, ses approvisionnements, ses couriers, ses recrues; d'enlever ses ambulances; d'esécuter des coups de main pendant la nuit; en un mot de l'inquiéter, de le fatif^er, de le harceler sans relâche, de l'anéantir
far troupes ou en détail, de quelque iiçon que ce soit. L'ennemi e'avancc-t-il dans le pays, même à une distance de cinquante milles, sa situation sera précaire, si sa ligne d'investissement manque de largeur, s'il ne peut plus envoyer de petits dÉlacïicmenls soit pour fourrager, soit pour faire des reconnaissances, sans savoir par exrjérience qu'ils seront anéantis, enfin s'il ne peut avancer que par
masses profondes et sur les chemina toot tracés. L'K>ipagne et la Russie en ont fourni l'exemple."
La Lnnihiiirm étant placée sous Im ordres du Rouverncmcnt et des autorité militaires, les hommes qui eu font parUc sont considérés comme de véritables soldats, et [loivent être traités en enncmii! au même titre que les soldats des armées régulières : on doit donc leur appliqua les droits de la guerre.
LANDWEHR. Nom donné en Allemagne à une milice, armée et exercée pour sc^ vir en cas de besoin d'auxiliaire à l'armée permanente.
Vers le commencement de ce siërl* fut inauguré en Prusse un système militaire sous le nom de IVflirjiJiiclit (devoir des armes), d'après lei^uel tout Prusslm est soumis au service militaire. La nation tout entière était obligée de se lever i l'appel du roi; et un nombre de jeimce gens aussi grand que possible étaient contraints de servir comme soldats pendant un temps déterminé, au bout duquel
ils étaient envoyés dans leurs foyi jusqu'il ce qffils fussent rappcli'
îirapcaux en cas de guerre. A la pai:
1814 cette organisation fut modifiée p»i la création de la /.andtrekr (milice do ,. dans laguelle étaient incorporés hommes qui avaient déjà servi trois ans dans l'amtée permanente et deux mu dans la réserve. La Laiidieelir était divisée en deux bans : le premier, composé'dca hommes de vingt-cinq à trentedeux ans, servait à appuyer l'armée per manente h l'extérieur comme à l'intérieui: le second, comprenant les hommes de trente-deux à trente-neuf ans, était employé uniquement à garder les plaen fortes et à soutenir au besoin le premier ban. L'armée permanente et le premier ban de la Lnndire/ir constituaient ensemble l'armée active destinée & hit"
niée |)crmanente. En 1860 intervint une réforme sur ce point, en ce sens que h Landwelir devait cesser de faire partie intégrante de l'année active, et ses fonctions se réduire à la défense intérieure du territoire. A partir do 186S et après 1870 la Landwehr a subi une réorjçanisation complète par suite de I'mtension du système militaire prussien tant aux pays annexés à la Prneso en 1866 qu'il l'Allemagne entière : elle « cessé d'être divisée en premier et en deuxième ban; les fractions qui la composent ne sont plue désignées que p»