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LANGUE

les années de service passées dans la Landwehr. Les hommes n'entrent dans la Landwehr qu'après avoir accompli sept années de service, dont trois sous les drapeaux et quatre dans la réserve. A chaque régiment d'infanterie de ligne de l'armée impériale correspond un régiment de Landîcelir de deux bataillons, qui porte le même numéro et le même nom provincial que ce régiment de ligne; et a chaque régiment de fusiliers de ligne correspond un bataillon de Landwehr de réserve portant le même numéro.

Les hommes de la Landwehr, dès qu'ils entrent au service actif, sont en tout assimilés aux soldats de l'armée régulière et doivent en partager le traitement selon les circonstances de la guerre.

LANGUE. L'idiome, le parler d'une nation.

On appelle langue mère celle qui a servi à en former d'autres, et, par opposition, langue dérivée, celle qui est formée d'une autre;

Langue primitive ou originelle, celle qui ne s'est formée d'aucune autre;

Langue morte, celle qui n'existe plus que dans les livres; et, par opposition, langue vivante, celle qu'un peuple parle encore.

Langues orientales, celles qui sont parlées en Asie et surtout dans la partie la plus proche de l'Europe; les langues du nord, plus particulièrement du nord de l'Europe (slaves, germaniques, Scandinaves) par opposition à celles du midi de source latine (français, italien, espagnol, portugais). Langue naturelle ou maternelle, celle du pays ou l'on est né, par opposition à langue étrangère :

Langue nationale, celle qu'une nation parle en général, aussi par opposition a langue étrangère ou langue d'une autre nation.

Langue écrite, langue littéraire, la partie la plus cultivée d'une langue, celle qui figure seule dans les bons écrivains.

La Tangue reçoit encore des dénominations particulières et diverses selon les matières qu'on l'emploie à traiter : ainsi il 7 a la langue judiciaire, la langue scientifique, etc.

La langue diplomatique est celle qui est employée dans les relations internationales.

On ne saurait contester à aucun Etat le droit de se servir dans ses rapports politiques de sa propre langue ou d'une langue étrangère quelconque; par contre, tout Etat doit réciproquement accorder aux autres la faculté de rédiger leurs

communications dans la langue qui leur convient le mieux ou qui leur est la plus familière.

Les inconvénients résultant de la diversité des idiomes ont fait sentir le besoin d'adopter une langue en quelque sorte neutre et intelligible pour toutes les parties engagées. Les usages ont souvent varié à cet égard. Ainsi, au moyenâge on se servait généralement du latin pour la rédaction des actes diplomatiques et des traités; l'emploi de la langue latine s'est même conservé dans certains cas jusque dans des temps plus rapprochés de nous.

Ainsi la cour de Rome a continué de se servir du latin dans ses bulles et dans ses actes internationaux.

Vers la fin du XVe siècle, l'Espagne parvint à faire prévaloir l'emploi de la langue castillane.

Sous le règne de Louis XIV, c'est le français qui devint la langue diplomatique par excellence. Toutefois on ne peut pas dire que le français ait jaimais été adopté comme langue officielle entre les Etats en vertu d'nue loi internationale expresse; au contraire, dans les traités rédigés en français, les puissances contractantes ont souvent fait insérer à cet égard des réserves formelles, ainsi qu'on le voit notamment dans l'article 20 de l'Acte du congrès de Vienne, ainsi conçu : „La langue française ayant été exclusivement employée dans toutes les copies du présent traité, il est reconnu par les puissances qui ont concuru à cet acte, que l'emploi de cette langue ne tirera point à conséquence pour l'avenir, de sorte que chaque puissance se réserve d'adopter dans les négociations et les conventions futures la langue dont elle s'est servie jusqu'ici dans ses relations diplomatiques, sans que le traité actuel puisse être cité comme exemple contraire aux usages établis.^

De nos jours, malgré la prépondérance flu'a conservée le français, il est de règle que chaque nation fasse usage de sa propre langue pour traiter avec les autres: chaque Etat écrit dans sa langue et traduit l'acte dans celle du pays auques il l'envoie.

Les instruments des traités sont dressés dans la langue de chacune des parties contractantes; lorsque celles-ci ne sont que deux, on peut placer les deux idiomes parallèlement en regard l'un de l'autre; quand elles sont en plus grand nombre, on dresse autant d'onginaux des traités qu'il y a d'idiomes. Aucun des originaux ne devant dans ce dernier cas

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