LA PAZ
avoir un droit de préférence, des dissentiments peuvent se produire sur la portée véritable d'un mot ou d'une phrase rendue d'une manière différente dans les diverses langues emplovées. Pour éviter de BemblablcB diftîculleH, loreque les en-
fagemenlB souscrits doiveot e'appliijuer plus de deux Etats ne parlant pas la même langue. L est rare qu'on ne se borne pas à remploi d'une seule, et de préférence k celui du français, comme cela a eu lieu pour la plupart des traités signés depuis Is commencement du XIXe siËcIe,
Les règles consacrées pour les rapports écrits s'appliquent de tout point aux communications verbales, aux discours
Erononcés dans les audiences solennelles. iC ministre étrauger peut donc prononcer son discours dans sa propre langue en chargeant un interprète de le traduire mot à mot, et le souverain répond dans la sienne; mais le plus ordinairement le ministre qui possède t'idiome du pays, s'en sert en traitant avec le gouvernement près lequel il est accrédité, ou se concerte pour l'emploi d'une langue familière aux deux parties.
LA PAZ (traité de). Traité d'amitié et d'alliance entre la Képulilicjue de Bolivie et celle de l'Equateur, signé à La Paz le 6 mai 1842.
Par ce traité les deux Ké publiques, animées du désir de maintenir et de resserrer les relations qui les unissent, contractent une alliance offensive et défensive, dans le but de soutenir leur indépendance, leur intégrité et leur souveraineté, de protéger leur sécurité contre toute attaque extérieure et de se prêter un mutuel appui pour la défense de tout autre droit parfait qui serait menacé, ou quu violerait ou prétendrait violer une tierce puissance.
Lorsque le caeu» fieiUri» se présentera, le gouvernement de la République qui se tTouvCTft menacée, adressera à son alliée une demande de sKCOurs et de coopéra^tion, en lui exposant ses motifs de crainte on d'action ; et si le gouvernement de la République ainsi mise en réquisition
où il ne pourrait le faire, par suite d'une révolution intérieure, ou d'une guerre étrangère, ou d'événements graves de nature k entraver son action, il en pré- \-iendra son alliée sans retard en justifiant son empGchernent d'une façon satisfaisante.
Si l'une des parties contractantes était attaquée soudaitiement, sans avoir pu
auparavant s'entendre at
nation qui ne sera pas en
l'offensive contre l'ennemi
et prendra de son chef les i
jugera à propas pour le contraindre k
abandonner son entreprise.
Comme la situation géographique de la Bolivie et de l'Equateur ne leur pe^ met pas de réunir facilement leurs îotces sur un pi)int donné de manière il agir de concert, leurs gouvernement* s'entendront ensemble sur les tnojens d'obtenir les meilleurs résultats, suivant les circonstances.
Le contingent des troupes que cbseune des parties contractantes devr»
fournir à l'autre, est fixé à quatre millr hommes de toutes armes, avec leurs généraux-chefs et officiers respectifs, et le train correspondant d'artillerie de cam-
Sagne; et il est bien entendu que les •ais de leur entretien seront à la charge de la République qui aura demandé le secours.
Dans le cas où les deux armées de la Bolivie et do l'Equateur ou quelqnei corps de troupes de l'une et de l'antre république se trouveront réunis pour a^r sur un même point, le commandement en chef sera attribué au général ou a» chef du plus haut grade, et, s'ils sont égaux en grade, au plus ancien.
Afin de faire respecter l'Alliance et d'avoir k leur disposition une marine de guerre qui puisse rendre dos services mutuels aux Képubliqut's alliées, la Bolivie et l'Equateur s'engagent k former et à entretenir une escadre capsbls d'agir dans la Mer du sud. La Bolivie s'engage, pour sa part, à avoir dana le délai d'une année, deux navires àe guerre k vapeur d'un jaugea^ de 309 tonneaux nu moins, sur le meilleur pi^ de guerre possible, ou à défaut, une corvette et un brigantin de guerre à voilw-
Quant à l'Equateur, il s'engage à coustruire dans le même délai d'une année un navire de guerre il vapeur, k l'armer, h. l'équiper et à l'entretenir dans de» conditions convenables; à procurer le* chefs, les officiers et les troupes nécef saires pour équipage de tous les MO' ments de l'escadre lorsqu'on le demandera, k donner un chef intelligent e' digne de confience pour commander l'Mcadre; k moins que la Bolivie n'en présente un à la convenance des deui parties.
Les services que les deux Républiqi"^ se prêteront mutuellement à l'aide ée leurs b&timeuts seront gratuits.
En cas de guerre extérîenre, l'eseadre