‹ Dictionnaire de droit international public et privéChapitre 339 sur 373 · LUNÉVILLE · texte numérisé non relu

LUNÉVILLE

et dont les idées sont exposées dans son livre intitulé:

La conférence internationale de Bruxelles 8t/r les lois et les couttnnes de la guerre, Paris, 1874, 3e édition 1875.

On trouve dans la Revue encyclopeditjue, la Revue française, la Revue de législation étrangère, la Revue critique de législation et de jurisprudence et dans les comptes rendus de l* Académie des sciences morales et politiques de l'Institut de France de nombreuses communications de M. Lucas sur des questions d'économie politique et sociale, de morale, d'éducation et de législation.

LUCCHESI (Palli).

Frincipiiteorico-pratici di diriito marittimo (Principes théoriques et pratiques du droit maritime).

Dans cet ouvrage l'auteur csç^uisse un plan de code maritime international.

LUEDER (Charles), publiciste allemand, professeur de droit à Erlangen.

Der neueste Codifications- Versuch auf dem Oehiete des Vôlkerrechts (La plus récente tentative de codification en matière de droit international) Ërlangeu, 1874.

Observations critiques sur les propositions de la Russie soumises en 1874 à la conférence de Bruxelles sur les lois et coutumes de la guerre.

I)ie G enfer Convention (La convention de Genève) Erlangen, 1875.

Ouvrage c^ui a obtenu le prix institué

Î)ar S. M, l'impératrice d'Allemagne pour e meilleur travail historique sur la Convention de Genève.

LUNDEN (traité de paix de) 1679.

En 1675, les hostilités ayant repris entre la Suède et le Danemark, comme allié de l'électeur de Brandebourg , la médiation de la France facilita des négociations de paix, qui eurent pour résultat la signature, le 6 octobre 1679, à Lunden, en Scanie, d'un traité, renouvelant ceux de Roskild, de Copenhague et de Westphalie.

Le lendemain de la conclusion de la paix, les mêmes plénipotentiaires signèrent un traité d'alliance entre les deux Etats,

3ui se promettaient un secours réciproque e 2000 hommes de cavalerie et de 4000 d'infanterie contre les ennemis de l'un et de l'autre, ainsi que 10 vaisseaux de guerre, montés de 2,550 soldats et matelots.

LUNÉVILLE (traité de paix de) 1801.

Ce traité a mis fin à la seconde coalition formée contre la République française dans le courant de 1 année 1798, à l'instigation de la Russie et de TAugle-

terre, et dans laquelle entrèrent bientôt l'Autriche, la Turquie, les deux Siciles, et le Portugal.

On put croire un moment au succëa de cette nouvelle ligue, mais les victoires des armées françaises ne tardèrent pas à la dissoudre et à contraindre les coalisés vaincus à demander la paix : l'Âstriche la signa à Liinéville le 9 fémer 1801; l'Espagne, à Madrid le 21 mars de la même année; les deux Siciles, à Florence le 28 du même mois; le Portugal, à Madrid le 29 septembre suivant; la Russie, à Paris le 8 octobre ; l'Angleterre le 27 mars 1802, et la Turquie, aussi à Paris le 25 juin suivant.

Le traité de LunéviUe confirme les clauses principales de celui de Campo Formio.

Le Rhin et les Alpes deviennent les frontières de la France du côté de l'Allemagne et de l'Italie.

L'empereur cède à la France le comté de Falkenstein et le Frickthal, avec tout ce qui appartenait à la maison d'Autriche sur la rive gauche du Rhin entre Znrzach et Bâle, la France se réservant de céder ce dernier pays à la République helvétique.

Les princes séculiers privés de leurs possessions sur la rive gauche du Rhin devaient ôtre indemnisés par la sécularisation d'un certain nombre de bénéfice princiers sur la rive droite de ce fleuve.

L'indépendance de la République cisalpine et de la République ligurienne est reconnue.

La maison d'Autriche conserve les provinces vénétiennes, et l'Adige sert de limite entre ces provinces et la République cisalpine.

Le grand-duc de Toscane renonce à son grand-duché et à la partie de l'île d'Elbe qui en dépendait, lesquels sont transfères à l'infant d'Espagne, duc de Panne; le grand-duc obtient en Allemagne une indemnité pleine et entière.

Les arrangements concernant le duc de Parme donnèrent lieu ensuite à un traité spécial conclu entre la France et l'Espagne, à Madrid, le 21 mars 1801.

En échange du grand-duché de Toscane érigé en rovaume d'Etmrie, l'infant cédait les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla; et l'Espagne rétrocédait la Louisiane.

Ces traités réconcilièrent la France avec l'empereur et l'empire ainsi q^u'avec le grand-duc de Toscane; mais la Républia ue française était encore en guerre avec l'Angleterre, le Portugal, les deux Siciles, la Turquie et la Russie,

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