LUCAS
roi de Prusse et l'Empereur de Russie à réunir leurs représentants en conférence à Londres afin de s'entendre avec les plénipotentiaires sur les nouveaux arrangements à prendre dans l'intérêt général de la paix.
Ces conférences, auxquelles les autres puissances avaient invité le roi d'Italie a prendre part, ont abouti à un traité conclu à Londres le 11 mai 1867, dont suivent les principales dispositions :
Le roi des Pays-Bas, grand-duc de Luxembourg, maintient les liens qui attachant le grand-duché à la maison d'Orange - Nassau, en vertu des traités qui ont placé cet Etat sous la souveraineté du roi grand-duc et de ses successeurs.
Le grand-duché de Luxembourg, dans les limites déterminées par l'acte du 19 avril 1839, sous la garantie de la France, de l'Autriche, de l'Angleterre, de la Prusse et de la Russie, formera désormais un Etat perpétuellement neutre envers tous les autres Etats. Cette neutralité est placée sous la sanction de la garantie collective des puissances signataires du traité, à l'exception de la Belgique, qui est elle-même un Etat neutre.
La ville de Luxembourg, considérée par le passé, sous le rapport militaire, comme forteresse fédérale, cessera d'être une ville fortifiée. Elle sera convertie en ville ouverte au moyen d'une démolition que le grand-duc jugera suffisante pour remplir les intentions des puissances.
La dissolution de la confédération germanique ayant également amené la dissolution des liens qui unissaient le duché de Limbourg, collectivement avec le grand-duché de Luxembourg, à la dite confédération, les rapports entre le grandduché et certains territoires appartenant au duché de Limbourg ont cesse d'exister, les dits territoires continuant de faire partie intégrante du royaume des Pays- Bas.
LORD. Mot anglais qui signifie seigneur.
Ce titre n'appartient de droit qu'aux nobles de naissance ou de création, comme les membres de la chambre haute du Parlement, qu'on appelle à cause de cette composition Chambre des Lords.. Il est aussi porté par quelques nobles qui en jouissent héréditairement sans avoir un siège dans cette chambre; par courtoisie on l'accorde aux fils aînés des comtes, et à tous les fils de ducs et de marquis.
Enfin certaines fonctions comportent le titre de lord : ainsi l'on dit : Lord chambellan, lord chancelier, lord de la Trésorerie, lord de l'Amirauté, lord grandjuge, lords-maires, etc.
LORIMER (James), jurisconsulte anglais, né à Aberdalgie près de Perth le 4 novembre 1818.
Professeur de droit à l'université d'Edimbourg, correspondant de l'académie, de jurisprudence de Madrid, un des fondateurs de l'Institut de droit international.
Parmi ses ouvrages nous mentionnerons:
Constitualism of the future (Le constitutionaiisme de l'avenir) 1865.
The instàutes of law, a treatise on tfie principks of Jurisprudence, as determined by nature (Les insticutes du droit, traité sur les principes de la jurisprudence tels qu'ils sont déterminés par la nature) 1872.
English and foreign jurists and international jurisprudence (Juristes anglais et étrangers et jurisprudence internationale) Edimbourg, 1875-1876.
The institutes of the law of nations, a treatise on the jurai relations of separate political communities (Les institutes du droit des gens, traité sur les relations de droit des communautés politiques séparées) Edimbourg et Londres, 1883, 2 vol. in-8^
L'auteur part de ce principe que „le droit des gens est le droit de la nature réalisé dans les relations des sociétés politiques distinctes". Il divise le droit international en droit international public, où les relations sont celles des Etats entre eux ; en droit international public et privé, où les relations sont entre un Etat et les sujets d'un autre Etat; et en droit international privé. Dans le 2e vol. l'auteur traite des relations juridiques anormales des Etats et discute le proolème final du droit international.
M. E. Nys a publié une traduction fran* çaise de cet ouvrage sous le titre suivant: Principes de droit international. Paris 1884.
LUCAS (Charles Jean Marie), économiste français, né à Saint Brieuc le 9 mai 1803.
Ancien inspecteur général des prisons ; membre de 1 Institut de France ; membre de l'Institut de droit international. Il s'est livré spécialement à des études relatives aux divers systèmes de pénalité, et à la ^ peine de mort, dont il a demandé l'abolition dans de savants travaux historiques, juridiques et philosophiques. Il s'est fait aussi le promoteur d'une autre réforme, qu'il a appelée la civilisation de la guerre,
LUGCHESI