LUPO
MAGHIAVBL
Ïmblicfl de TEmpire d'Allemagne, oa colection des déductions parues en Allemagne de 1750 à 1753). Nuremberg, 1751 à 1753, 8 vol. in-8«.
Theatrvm ca^rimoniale historico-voliticum, oder historisch und polàischer Schauplatz aller Ceremonien etc. (Théâtre historioue et politique des cérémonies). Leipzig 1720, 2 vol. in-folio.
Le second volume contient le cérémonial de chancellerie européen,
LUPO (Jean), publiciste espagnol, vécut dans la seconde moitié du X\^ siècle.
II a publié deux petits traités:
De bello et bellatoribu^ (De la guerre et des belligérants).
De confœderatione principum (De la fédération des princes).
LUTHÉRANISME. Religion des luthériens, c'est-à-dire de ceux qui suivent la doctrine de Luther, laquelle rompt les liens de l'Eglise avec le Pape et proclame que rËcriture est la seule règlo des fidèles.
LYNCH ou LOI DE LYNCH. Aux
Etats-Unis, justice sommaire que le peu-
Sle exerce contre des individus coupables e méfaits que Tinsuffisance des lois pénales laisse impunis.
On en fait remonter Torigine à un colon de la Caroline ou de Ta Virginie au 17o siècle, nommé John Lynch, que ses concitoj^ens avaient investi d'un pouvoir discrétionnaire pour juger et réprimer sommairement et incontinent les désordres commis dans la colonie.
L'application de ce mode de se faire justice par soi-même va jusqu'à la peine capitale; dans la plupart des cas, la foule, sans aucune formalité légale et sans appel, saisit l'accusé, le condamne et l'exécute séance tenante.
La loi de Lynch est à peu près tombée en désuétude, réprouvée qu'elle est à la fois par l'humanité et l'équité ; l'application en est devenue très peu fré- 3uente; et nous devons ajouter que 'ailleurs on n'y a recouru et on n'y recourt encore que dans des localités éloignées, le plus souvent en l'absence de juges, et toi\jour8 pour punir des crimes flagrants, immédiats, d'une évidence irréfragable.
MABLY (l'abbé Gabriel Bonnot de), publiciste français, né à Grenoble le 14 mars 1709, mort à Paris le 23 avril
Il consacra sa vie entière à des études sur l'histoire et la politique; ses écrits, de la plupart desquels l'impression avait été prohioée en France, ont exercé une grande influence sur la révolution française, qui en a suivi de près la publication. Parmi ceux qui ont trait à la législation et à la politiq|ue il faut citer : De la législation, ou principe des lois, imprimé à Amsterdam en lï76; Doutes proposés aux philosophes économistes sur F ordre national et essentiel des sociétés, La Haye, 1768; Entretiens de Phocion sur ce rapport de la morcUe avec la politique, (Amsterdam, 1763), couronné par la Société économique de Berne.
On peut considérer comme son oeuvre principale après les Observations sur Phis-
toire de France (Genève, 1755), son traité du Droit public de V Europe fondé sur les traités, imprimé à Genève en 1748, qui eut un grand succès lors de son apparition, et a été depuis souvent réimprimé.
Les idées émises dans cet ouvrage étaient en opposition flagrante avec les institutions existantes. Enthousiaste des républiques de l'antiquité, Mably préconise la communauté des biens et Fégalité des conditions. Quoi qu'il en soit, son livre est un résumé utile de l'histoire diplomatique de la période qu'il embrasse, d'autant plus que l'auteur, c|ui avait pris part à d'importantes négociations internationales, en a rendu la lecture attrayante par de nombreux renseignements du plus haut intérêt.
MACHIAVEL (Niccolo^, homme d'Etat et écrivain italien, né 11 Florence en 1469, mort en 1527. Il occupa dans sa ville natale
BfAGHIAVELISME
MADRID
d*îin portantes fonctions notamment celles de secrétaire de la république, qui consistait principalement a rédiger les traités et la correspondance; il fut chargé en cette qualité de plusieurs missions en France, à Rome et en Allemagne. Il doit surtout sa réputation à un ouvrage qui pourtant a attaché comme un stigmate à son nom, lequel a servi, depuis l'apparition de son livre intitulé le Prince en 1514, à désigner tout système de gouvernement et toute politique ayant pour hase le despotisme, le pouvoir absolu sans frein et pour moyen d'action le mensonge, Tastuce et les procédés les plus contraires à l'équité. Machiavel sépare complètement, et il met même en opposition directe la politique et la morale : les moyens lui sont indifférents, il ne voit que le but à atteindre, c'est-àdire la puissance et la domination sur les autres
Cette doctrine a paru tellement odieuse aux compatriotes du célèbre florentin que plusieurs, et entre autres Gentilis, ont prétendu que son livre doit être considéré comme une satire mordante des vices des princes et des moyens employés par les tyrans pour assurer leur domination, plutôt que comme un code de règles absolues pour gouverner.
Les œuvres de Machiavel,' formant 10 volumes in-8*^, ont paru à Florence en 1818.
MACHIAVÉLISME. Système politique, qui se trouve développé dans le livre de Machiavel le Prince.
Sans examiner ici le fondement des controverses auxquelles a donné lieu l'appréciation de l'œuvre du célèbre publidste florentin, nous nous bornerons à constater que le machiavélisme sert à désigner tout système de gouvernement et toute politique a^ant pour base le despotisme, le pouvoir absolu sans frein, et pour moyens d'action le mensonge, l'hypocrisie et les procédés les plus contraires à l'équité.
MACKINTOSH (Sir James), publiciste anglais, né à Dores (Inverness) en 1765, mort en 1832. Il entra en 1812 au parlement anglais, où il fut un des promoteurs de la réforme. Il a publié plusieurs ouvrages d'histoire et de philosophie.
Comme se rattachant au droit international, nous citerons :
Discaurse on t)ie study of tlielavo of nature and nations (Discours sur le droit de la nature et des gens). Londres, 1800, in-8^ Traduit de l'anglais par Royer Collard, în-8^.