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BALLONS

dictionnel, répis par les mêmes principes que ceux établin pour les ports et les rades int^^Tieure».

BAILLI, BAILLIAGE. Danti rancienne orp^anisntion judiciaire et administrative de la France, le &at7/t était un officier royal d'épée rendant la justice dann une certaine étendue du territoire, soumÎHe k sa juridiction.

Il y avait aussi des baillis seipieuriaux qui, dans len grandn fiefs, rendaient la justice au nom de leurs seigneurs.

Outre les baillis royaux et ceux des seigneurs hauts -justiciers, ce nom était encore adopte par les officiers et les juges subalternes dans les bourgs et les villages; ce ne fut même qu'à eux seuls qu'il finit par être donné.

En Suisse et en Allemagne il y avait autrefois aussi des baillis (Vogte, Landvogte) dont les attributions étaient k peu près les mêmes.

Le bailliage était la partie du territoire placée sous la juridiction d'un bailli; se disait aussi d'un tribunal composé de juges qui rendaient la justice avec le bailli ou en son nom; — et du lieu ou de la maison où se tenait ce tribunal.

BAIRAM ou BBIRAM. On désigne ainsi les deux seules fêtes solennelles de la religion musulmane. Il y a le grand baïram, (jui se célèbre le dixième jour du dernier mois de l'année, en commémoration du pèlerinage de la Mecque <|ue tout musulman doit faire dans ce mois, et pendant toute la durée duouel le jeûne est obligatoire pour les musulmans.

L'autre fête est appelée petit baïram, ou Kourban baïram, c'est-à-dire fête des sacrifices, parce aue ce jour-là les musulmans sont dans 1 usage d'offrir un sacrifice sanglant, en imitation de la pâque iuive: le petit baïram a lieu 60 jours après le grand baïram, il dure quatre jours; il met fin au jeûne du ramadan.

Chez les Turcs et les Arabes, dont l'année est lunaire, ces deux fêtes sont mobiles et parcourent successivement toutes les valeurs dans une période de trente-trois ans.

BAISE -MAIN. Terme de féodalité:

hommage que le vassal rendait à son seigneur en lui baisant la main; ce n'est plus qu'une cérémonie d'étiguette usitée dans quelques cours, particulièrement en Espagne et en Russie, et qui consiste à baiser la main du souverain: cette cérémonie a lieu à certaines époques, où les personnages qui doivent être présentés se rendent exprès au palais.

On nomme aussi baise-main Taudience que le Sultan donne aux ambassadeurs,

Iiarce que autrefois ceux-ci lui baisaient a main.

BALANCE POLITIQUE. Espèce d équilibre (jni résulte entre les Etats de leurs forces, de leurs territoires, de leurs alliances, etc., de manière qu'aucun d^eux ne soit assez prépondérant pour détruire ou opprimer les autres (F. EQUILIBRE.)

BALDASSERONI (A) jurisconsulte italien. Dizionario ragionato dijurisprudensa maritima. Livourne; 1811. -4 vol.

in 4. (Dictionnaire raisonné de jurisprudence maritime.)

BALLONS ou AÉROSTATS. Dès la fin du siècle dernier on avait, en guerre, employé les ballons soit comme pour observer les mouvements des troupes ennemies, soit pour jeter sur elles des projectiles incendiaires; mais les tentatives n'ont donné que des résultats insignifiants.

Il en a été autrement pendant la guerre de 1870—1871 entre 1 Allemagne et la France. Paris assiégé a eu recours aux aérostats pour se mettre en communication avec la province; pendant les cinq mois d'investissement, &4 ballons, partis de la caj)itale, ont enlevé avec eux 155 personnes; plusieurs sont tombés entre tes mains des ennemis, qui tiraient dessus et avaient même combiné un canon de forme spéciale pour les atteindre et lea arrêter au passage.

Cet emploi des ballons a soulevé quebiues (juestions internationales nouvelles.

Nous regardons comme oiseuse celle de savoir jusqu'à quelle hauteur dans l'air l'aérostat est de droit sujet aux attaques de l'armée occupante; car non seulement il nous paraît souvent difficile de déterminer k quelle hauteur le ballon passe; mais de plus ceux qui montent en ballon ne se rendent, à nos yeux, coupables d'aucun délit de guerre.

Le seul point vraiment important, c'est la manière dont doivent être traitées le» personnes qui se trouvent dans les ballons pris par l'ennemi.

Faut-il, ainsi que l'avait commandé le chancelier de la Confédération du Nord pendant la campagne de France en 1870 — 1871, les traiter comme des individus franchissant les lignes d'une armée sans autorisation, entretenant des correspondances au préjudice des troupes occupantes, et les faire juger par des conseils de guerre?

Nous demanderons d'abord quelles lois

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