BUENOS- AIRES
et de principes entre lc8 nouvelles r<?»publiqaes du même continent, conclut le 8 mars 1823 avec les Provinces-Unies de la Plata (désigné alors nous le nom d'„Etat de Buenos-Aires", et devenu plus tard la République Argentine) un traité d'alliance analogue à ceux qu'elle avait, dans le cours de Tannée précédente, conclus avec les républiques du Pérou et du Chili; toutefois ce traité n*est pas accompagné des clauses concernant la formation d'un congrès général des Etats américains.
BUENOS-AIRES (traité de) traité définitif de paix conclu entre la République Argentine et la République du Paraguay à Buenos- Aires le 3 février 1876.
Ce traité était la confirmation, la consécration par des stipulations formelles et définitives d'un accord préliminaire en date du 20 juin 1870, par lequel la paix avait été rétablie entre la République Argentine, la République Orientale de l'Uruguay et la République du Paraguay, à la suite de la mort du dictateur Francisco Solano Lopez, laquelle avait mis fin à la guerre engagée contre lui depuis 1865.
Le traité commence par la déclaration que, conformément à 1 accord précité, la
Êaix et l'amitié sont rétablies entre la république Argentine et la République du Paraguay "et entre les citoyens de l'une et de l'autre république, les deux gouvernements s'engageant à les maintenir perpétuellement sur la base d'une réciprocité et d'une justice parfaites dans toutes leurs relations.
La République du Paraguay reconnaît et accepte l'obligation de payer à la République Argentine le montant des dépenses que celle-ci a faites pendant la guerre le montant des dommages causés aux propriétés publiques dans la République Argentine, et celui des dommages et des préjudices causés aux personnes et aux propriétés privées: les mdemnités à payer dans ce dernier cas seront réglées par une commission mixte d'arbitres nommés de part et d'autre.
Les deux républiques s'engagent à se rendre réciproquement les prisonniers de guerre, et a respecter les lieux de sépulture de leurs soldats enterrés sur les territoires respectifs.
Les engagements pris antérieurement concernant la libre navigation des rivières Parana, Paraguay et IJruguay en faveur du commerce de toutes les nations sont confirmés; toutefois cette liberté de navigation est limitée à partir du Rio de
la Plata jusqu^aux ports ouTerts k ce commerce; mais elle ne sVtend pas aux affluents du fleuve (sauf stipulations contraires), ni à la navigation de port à port sur le territoire de la même nation, laquelle chaque Etat pourra réserver à son propre pavillon.
Les navires de guerre des Etats rive* rains jouiront de la liberté de passage et d'entrée surtout le cours des rivièret et des fleuves ouverts à la navigation des navires de commerce. Les navires de guerre des nations non riveraines ue pourront remonter au delà des limites que permettra chaque Etat riverain, qui ne pourra étendre cette permission aiuc territoires des autres riverains.
I.'^ gouvernement de la Républiqae Argentine, conforme à celui de la Képuulique du Paraguay, accepte les principes de la déclaration du cong:rès de Paris de 16 a\Til 1856, concernant la course, les droits des neutres et les blocns. (Voir cette déclaration, congres de ParU.)
La République Argentine s'oblige à respecter perpétuellement l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité de la République du Paraguay.
Aux termes d'un traité de délimitation signé le même jour les frontières des deux républiques étaient déterminées comme suit:
La Républiciuc du Paraguay est séparée de la Republique Argentine à Test et au sud par le milieu du courant (le thalweg) du canal principal de la rivière Parana à partir de son confluent avec la rivière Paraguay jusqu^à sa rencontre sur sa rive gauche avec les frontières de l'Empire du Brésil, l'île d'Apipé appartenant à la République Argentine et celle d'Yucerita à la République du Paraguav.
A l'ouest la Républiçiue du Para^uaj est séparée delaRepublique Argentine par le milieu du courant du canal principal de la rivière Paraguay à partir de son confluent avec la rivière Parana; le territoire du Chaco est reconnu définitivement comme appartenant à la République Argentine jusqu'au canal principal de la rivière Pilcomayo, qui débouche dans la rivière Paraguay par 25" SOm latitude sud d'après la carte de Mouchez, et par 25** 22ra d'après la carte de Brayer.
L'île d'Ataio ou de Cerrito appartient aussi à la République Argentine. Les autres îles, d'un terrain ferme ou d^alluvion, qui se trouvent dans le Parana et le Paraîguay, appartiennentà la Républiqae Argentine ou a la République au Paraguay, selon qu'elles sont plus rapprochées