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CHAP. I. — ENSEIGNEMENT TECHNIQUE PRIMAIRE

Sect. 1. — Enseignement industriel.

ART. 1. - ÉCOLE NATIONALE d’APPRENTISSAGE

DE DELLYS (aLGÉRIE).

2. Cette école, créée en 1866 àTiisage exclusif des indigènes, fut d’abord installée à Fort-National. Elle avait pour objet d’initier les Kabyles aux procédés de la fabrication européenne. Détruite lors de l’insurrection de 1871, on en transporta le siège à Dellys et on lui donna un caractère mixte, c’est-à-dire qu’elle fut rendue accessible aux enfants des colons aussi bien qu’à ceux des indigènes. Mais le programme étant trop élevé pour ces derniers, il a été créé à leur usage, en 1889, un externat entretenu aux frais des départements et des communes intéressés.

3. L’école de Dellys, placée dans les attributions du ministre du commerce et de l’industrie, par application du décret du 26 avril 1881 qui a rattaché les services de l’Algérie à ceux de la métropole, est destinée à former des ouvriers exercés et habiles pour les principaux métiers qui emploient le fer et le bois. Son organisation et son fonctionnement sont déterminés par un décret en date du 27 décembre 1883. Elle est administrée par un directeur, assisté d’un chef de travaux pratiques chargé de la direction des ateliers et d’un conseil composé des professeurs et chefs d’atelier. Aucun élève interne, d’origine européenne, ne peut y être admis que par voie de concours. Tout candidat doit justifier qu’il aura plus de 14 ans et moins de 17 ans le l®*" octobre de l’année dans laquelle il se présente et qu’il est Français ou dans l’iin des cas prévus par la loi du 26 juin 1889 sur la nationalité. Les indigènes doivent remplir les mêmes conditions d’âge et établir qu’ils sont fils d’indigènes nés en Algérie.

4. L’admission est prononcée par le ministre. Les connaissances exigées sont : l’écriture, la grammaire française et l’orthographe, l’Iiistoire de France, la géographie générale des cinq parties du monde et la géographie particulière de la France, l’arithmétique élémentaire, théorique et pratique, le système métrique, la géométrie plane et le dessin linéaire. Les candidats européens subissent, au chef- lieu de leur département, un concours qui comprend des épreuves écrites et des épreuves orales. Les épreuves écrites consistent dans une page d’écriture, une dictée, deux problèmes d’arithmétique, un théorème de géométrie plane et une épure de dessin linéaire. Les indigènes subissent un examen devant l’admiiiistrateur local. Leur admission est prononcée, par le ministre également, sur la proposition du préfet ou du général commandant la division, suivant qu’ils sont domiciliés en territoire civil ou en territoire militaire.

5. Le prix de la pension est de 400 fr. par an. Des bourses, en nombre illimité, peuvent être accordées par le gouverneur général de l’Algérie. Dans certains cas, les elèves peuvent être dispensés des frais de trousseau qui sont de 200 fr.

6. L’enseignement, dont la durée est de trois années, est théorique et surtout pratique. L’enseignement théorique consiste dans la langue française, l’écriture, la grammaire, l’arithmétique, l’histoire et la géographie, la géométrie plane, des éléments d’algèbre, de physique, de chimie, de géométrie descriptive et de mécanique ; le dessin, le tracé des ouvrages exécutés dans les ateliers et la comptabilité industrielle. L’enseignement pratique est donné dans quatre ateliers et comprend : l’ajustage, la forge, la menuiserie et les modèles et le charronnage.

7. Les élèves qui ont satisfait d’une manière complète aux examens de sortie, reçoivent un certificat d’études signé par le ministre.

8. Les élèves de l’externat indigène sont reçus sans examen. Ils doivent être âgés de 14 à 17 ans. L’enseignement qui leur est donné comprend la langue française, les éléments du calcul et le travail manuel auquel une large part est faite.

ART. 2. - ÉCOLE NATIONALE d’hORLOGERIE

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