On a pu remarciuer dans le courant de
cette notice la multiplicité des renseignements demandés sur le même objet dans les soixante premières années du siècle, tandis qu’il n’en est plus de même depuis 30 ans. C’est qu’en fait non seulement les mercuriales spéciales créées avec leurs marchés régulateurs, pour le régime de l’échelle mobile, ont disparu avec lui, mais que, pour le même motif, les mercuriales générales qui embrassaient chacun des marchés de tout un département ainsi que celles relatives aux bestiaux ont perdu beaucoup de leur intérêt et de leur signification depuis la liberté du commerce. Le nivellement des prix par suite de la facilité et de la rapidité des communications a profondément modifié la portée des mercuriales. D’une part, les barrières fiscales intérieures ayant été abaissées, on peut considérer la France entière comme un marché unique dont les mouvements réels se trouveront mieux représentés par un grand marché comme Paris, que par les prix de mille marchés de détail. D’autre part, sous la même influence, les habitudes du commerce se sont modifiées et, en ce qui concerne les céréales, l’habitude a été prise de vendre surtout sur échantillons. De là difficulté très grande de connaître les quantités vendues qui, comme on l’a vu au § 6, jouent un rôle important dans l’établissement des prix moyens. Les circulaires du 14 août 188G et du 9 mai 1887 ont cependant prescrit encore aux préfets de les faire figurer dans la mesure du possible. Toutefois, si les prix de détail de chaque marché en particulier peuvent être l’objet de critiques, il n’en est pas de même pour le prix moyen de l'ensemble des marchés d’un département tout entier. Tel est le motif pour lequel l’administration de l’agriculture se sert actuellement des états récapitulatifs demandés par la circulaire du 9 avril 18G8 pour calculer la valeur des récoltes en céréales. Fléchey.
Les mercuriales sont réglementées : 1° afin de les rendre plus digues de foi, le prix moyen étant la base d’un grand nombre de transactions et même d’un certain nombre d’impAts ; 2» afin de les rendre comparables, soit d’une année, soit d’une localité à l’autre; il faut, pour ce but, régler les procédés d’une manière uniforme ; 3° pour se conformer aux usages du commerce, q»û peut trouver, par exemple, que le poids ofl'rc une meilleure unité que la mesure, etc.
En Angleterre, les mercuriales ont été réglementées par des lois, la plus récente est du 29 juillet 1864 (27-28 Vict.,c. 87); elle prescrit de publier le prix des grains mensuellement dans la Gazette de Londres (olficielle) et indique les villes ou, plus exactement, les marchés dont le mouvement servira de base aux mercuriales.
En Prusse, une circulaire du ministre de l’intérieur du 3 septembre 1875 [Journ, offic. atlem. 14 sept. 1875) modifie les instructions données antérieurement , notamment celle du 29 mars 1872 (insérée au Journ. offic. allem.8 avril 1872) qui rcnfei’me les cadres modèles. (Eoy. aussi la Çirc. 4 juill. 1872.) La mercuriale doit s’appliquer aux céréales, aux fourrages, à la viande, au lard, au beurre, aux œufs, mais les préfectures peuvent étendre la liste selon les besoins locaux. Ce sont aussi les préfets qui indiquent les marchés dont les mercuriales doivent être publiées. Les prix sont constatés, dans les petites localités, par les agents de police chargés de la surveillance du marché ; dans les grandes, par des fouclioimaires commissionnés pour ce but, ou par des commissions présidées par un membre de la municipalité. Depuis le l^r janvier 1876, les prix sont indiqués au poids. M. B.
MÉRITE AGRICOLE. Voy. Décorations, 12 à 19.
MESSAGE. L es coQimanications politiques ou du moins solennelles du pouvoir exécutif adressées au pouvoir législatif prennent souvent le nom de message. Quelquefois les règlements parlementaires prévoient sous ce nom des communications de chambre à chambre. Le Gouvernement ne peut pas adresser un message à la nation, mais il lance une proclamation.
MESURES. V(nj. Poids et mesures.
MÉTROPOLE. Ce terme a plusieurs acceptions. C’est, d’un côté, la mère patrie d’une colonie, et, de l’autre, le siège d’un archevêché dont dépendent plusieurs évêques suflTagants. C’est aussi souvent la capitale d’un grand État.
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