‹ Dictionnaire de l'administration française (volume 2)Chapitre 2116 sur 2791 · VI. LÉGISLATION NOUVELLE PROPOSÉE AU PARLE · texte numérisé non relu

VI. LÉGISLATION NOUVELLE PROPOSÉE AU PARLE

MENT, 33 à 49.

Riblio^rnphie.

CHAP. I. — INTRODUCTION

1. Ainsi que le faisait remarquer Fodrcroy, en présentant au Corps législatif la loi du 2 1 germinal an XI relative à l’exercice de la pharmacie, le traitement heureux des maladies suppose la bonne préparation des médicaments. Il ne suffisait donc pas de soumettre l’exercice de la médecine à des règles spéciales, il fallait en même temps réglementer la profession de pharmacien et le débit des médicaments, qui donnaient également lieu à de nombreux abus.

2. Le mal, d’ailleurs, datait de loin. « Avant la Révolution, la pharmacie était soumise en France à une foule de modes, variés suivant les différentes provinces, soit pour la réception de ceux qui voulaient l’exercer, soit pour la surveillance de la préparation et de la vente des drogues simples et composées. Des abus sans nombre existaient dans cette partie qui intéresse la vie des hommes. On colportait impunément dans les villes, on vendait dans toutes les places, et surtout dans les foires, des préparations mal faites ou sophistiquées, qui ajoutaient encore aux ravages produits par l’impéritie des guérisseurs. Dans les grandes villes seulement, les pharmaciens, établis après un apprentissage assez long et des épreuves assez rigoureuses pour assurer leur capacité, préparaient des médicaments qui méritaient la confiance des médecins et des malades. Paris seul se distinguait par l’établissement d’un collège de pharmacie, où l’enseignement des sciences qui éclairaient la pratique de cet art était fait avec soin. » {Exposé des m otifs de la loi du 2 1 germ . an XI. )

3. La loi du 21 germinal an XI forme encore aujourd’hui la base de la législation sur l’exercice de la pharmacie.

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