‹ Dictionnaire de l'administration française (volume 2)Chapitre 261 sur 2791 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Le voiturier, simple intermédiaire entre le commissionnaire et l’expéditeur, est garant des avaries autres que celles provenant du vice propre de la chose ou de la force majeure.

9. En cas d’avarie, le tribunal de commerce ou le juge de paix nomme des experts pour constater l’état des marchandises.

S’il n’y a, au lieu d’arrivée, ni tribunal ni justice de paix, c’est le maire qui procède lui-même à la vérification et en dresse procès-verbal.

AVERTISSEMENT. 1 . Aux journaux. La législation établie par le décret organique sur la presse, du 17 février 1852, a été abolie. On en trouvera au besoin la législation et la jurisprudence, soit dans les annuaires qui ont suivi la r® édition, soit dans notre Dictionnaire général de la politique.

2. Aux contribuables. Conformément aux lois des 25 mars 1807 et 15 mai 1818, les avertissements aux contribuables, pour le paiement des contributions directes, doivent être remis immédiatement par les soins du percepteur au domicile de chaque contribuable. Cinq centimes sont ajoutés au rôle pour frais d’impression et de remise. L’avertissement donné au contribuable énonce en détail le montant de ce qu’il doit payer (L. h août 1871) et indique séparément l’impôt dû à l’État, au département et à la commune.

AVEU (Gens sans). Voij. Vagabondage.

AVEUGLE. 1. 11 existe sous le titre é' Institutions des jeunes aveugles et ééhospice des Quinze-Vingts , deux établissements distincts destinés à venir en aide à ceux qui sont privés de la vue : le premier, dans leur enfance et leur jeunesse, comme maison d’éducation ; le second, dans leur âge mûr et leur vieillesse, comme maison de secours et de refuge. En dehors de ces grands établissements appartenant à l’État, certains hospices communaux reçoivent des aveugles, mais plutôt à titre de vieillards que d’infirmes.

1® Institution des jeunes aveugles.

2. Le premier établissement consacré aux enfants aveugles-nés remonte à 1784 ; il est dû à la courageuse initiative de Valentin Haüy, professeur d’éciiture à Paris, qui inventa une méthode d’enseignement et en fit l’essai sur un mendiant se tenant d’ordinaire à la porte de l’église Saint-Germain-des-Prés. Le succès de cette expérience valut à Haüy des secours et des encouragements de toutes parts : la Société philanthropique l’installa avec douze élèves dans une maison de la rue Notre- Dame-des-Victoires ; l’Académie des sciences approuva sa méthode particulière d’enseignement ; Louis XYI décida que l’école naissante serait entretenue aux frais de l’État, et l’Assemblée nationale s’associa à cette généreuse pensée par un décret du 21 juillet 1791. Une loi du 10 thermidor an IH sépara les des sourds-muets

et fonda, pour les premiers, 86 bourses, une par département. Uéunis aux Quinze-vingts le 4 nivôse an X, séparés de ce dernier établissement et placés dans les bâtiments de l’ancien séminaire de Saint- Firmin, rue Saint-Victor, au commencement de 1816, les jeunes aveugles ont été définitivement transférés, en 1843, dans un vaste local construit exprès pour eux à Paris, sur le boulevard des Invalides, n° 56.

Page 1