BERGE
parti, suivant les besoins, entre les auteurs et les artistes dramatiques, les compositeurs et les artistes musiciens ou leur famille. Roger Marx.
BIBLIOGRAPHIE
Cours de législation artistique et industrielle à rÉcole des arts décoratifs, ln-12. Delagrave. 1880.
Traité de l’administration des Beaux-Arts, par Dupré et Ollendorff. In-8°. 1885.
L’enseignement professionnel des Beaux-Arts dans les écoles de la ville de Paris, par G. Cougny. ]n-8‘>. Quantin. 1888.
BERGE. 1. Bord escarpé dTin cours d’eau, d’un chemin, d’un fossé.
2. La berge est réputée l’accessoire de la propriété qu’elle borde, cours d’eau, chemin ou fossé, et comme telle, elle doit être entretenue par le propriétaire de la partie principale.
3. X’application de ce principe met à la charge de l’État l’entretien des berges des rivières navigables et flottables, des canaux de navigation dépendant du domaine public et des grandes routes.
Les berges des canaux qui ont fait l’objet d’une concession doivent être réparées par les particuliers ou les compagnies concessionnaires.
4. L’entretien des berges des chemins vicinaux est à la charge des communes. L’art. G de la loi du 21 mai 1836 porte : « Lorsqu’un chemin vicinal intéressera plusieurs communes, le préfet, sur l’avis des conseils municipaux, désignera les communes qui devront concourir à sa construction ou à son entretien, et fixera la proportion dans laquelle chacune d’elle» y contribuera. »
Il est évident que dans le cas énoncé à l’article ci-cessus, l’accessoire suivra le sort du principal et les dépenses effectuées pour l’entretien des berges seront réparties par le préfet entre les communes intéressées.
5. Les propriétaires riverains sont tenus d’ordinaire de la réparation des berges des rivières non navigables ni flottables, de manière à ce qu’il ne s’opère aucune déperdition d’eau au préjudice des propriétaires inférieurs.
6. 11 y a exception à cette règle lorsqu’il a été élevé sur le bord des travaux ayant pour but l’amélioration de quelque usine placée plus bas sur le cours d’eau : l’entretien des berges retombe alors à la charge de celui à qui profitent les travaux. S’ils étaient également utiles à l’usine inférieure et aux héritages riverains, la dépense devrait être supportée en commun par les propriétaires des héritages et par celui de l’établissement industriel.
BERGERIES. 1. Établissements dans lesquels on élève des troupeaux de moutons.
11 existe en France deux bergeries nationales pour l’élevage et la propagation de la race mérinos perfectionnée. Ce sont :
La bergerie de Rambouillet (Seine-et-Oise).
La bergerie de Moudjbeur (Algérie).
, L’une et l’autre sont entretenues au compte de l’État et placées dans les attributions du ministre de l’agriculture.
2. La bergerie de Rambouillet est de beaucoup la plus ancienne, elle a été créée en 178G, à l’aide d’une importation de béliers et de brebis mérinos de la fameuse bergerie de l’Escurial près Madrid (Espagne) : deux nouvelles importations de mérinos espagnols ont été effectuées sous le
Consulat et le premier Empire, mais depuis 1808, le troupeau de Rambouillet s’est perpétué et amélioré par lui-même : la taille des animaux a considérablement grandi, le poids de la toison a doublé et même triplé ; la précocité a notablement augmenté. L’effectif du troupeau de Rambouillet est de 1,200 têtes en moyenne. Les produits de l’élevage sont vendus chaque aimée à l’amiable.
Ce sont les béliers de Ramliouillet qui ont transformé les troupeaux de la Beauce, de la Brie, de la Picardie, de la Champagne et de la Bourgogne en enrichissant partout leurs éleveurs. A l’étranger, les béliers de Rambouillet ont concouru, pour la plus grande part, à l’immense développement de l’espèce ovine dans l’Amérique du Sud, en Australie, au cap de Bonne-Espérance et à leur colossale production en laines fines.
3. Depuis 1874, on a fondé à la bergerie de Rambouillet une école pratique de bergers dans laquelle G à 8 apprentis sont reçus chaque année pour être initiés à la pratique de l’élevage du mouton et de la conduite des troupeaux.
4. La 2® bergerie d’État existe en Algérie depuis un certain nombre d’années. Installée en premier lieu en 1859 dans le sud près de Laghouat, elle a été transférée vers 1865 à Ben-Chicao, dans le Tell de la province d’Alger, puis, en 1877, à Berrouaghia, même province; elle a été enfin établie, en 1879, à Moudjbeur (département d’Alger), à une vingtaine de kilomètres de Boghar. D’abord dans les attributions du ministère de la guerre, elle est passée, en 1879, dans celles de l’administration de l’agriculture et a reçu, à partir de ce moment, d’importants développements. On y entretient actuellement 2,000 moutons mérinos et un petit troupeau de chèvres de Kachemyr.
5. Les reproducteurs ne sont pas vendus ; ils sont distribués chaque année dans les tribus pour faire la monte des troupeaux indigènes et améliorer ainsi l’espèce au double point de vue de la production de la laine et de la viande.
L’établissement de Rambouillet y déverse dans le même but son trop-plein et tous ses reproducteurs disponibles.
6. L’Etat entretient encore à l’école nationale de Grignon un troupeau de moutons de Dishleymérinos et de South-Down, dont les élèves, mâles et femelles, sont mis chaque année, au mois d’avril, en vente publique.