COLIS
attendant que la recette on soit insérée dans une nouvelle édition du Codex. Une circulaire du 2 novembre 1850 a développé les motifs de ce décret et donné une première liste des remèdes dont la vente est autorisée, quoique la formule n’en soit pas insérée dans le Codex. [Voij. Remèdes secrets. Voy. aussi Médecine [Exercice de la].)
La décision du roi de Prusse du 10 novembre 1862 prescrit l’introduction de la Pharmacopœa Borussica , editio septima, qui a paru chez l’imprimeur de la cour, M. de Decker. Cette ordonnance renferme les prescriptions nécessaires, et les peines sont indiquées dans l’ordre de cabinet du 5 octobre 1846.
COLIS. Terme de commerce, employé également par l’administration des douanes, qui signifie caisse, balle, ballot, paquet de marchandises.
La loi du 22 janvier 1872 a créé un « droit de statistique » par colis (ou par quantités assimilées au colis) \voy. ce mot].
COLIS POSTAL. Voy. Postes.
COLLATÉRAL. Ce mot exprime les rapports de parenté qui unissent les personnes qui, sans descendre les unes des autres, ont un ascendant commun. Plus cet ascendant est rapproché des deux personnes et plus le lieu de parenté est étroit. Ainsi les frères et sœurs, les oncles et tantes relativement aux neveux et nièces, les cousins, sont entre eux parents collatéraux.
COLLECTE. Voy. Quête.
COLLEGE. Voy. Bourses d’études et Instruction secondaire.
COLLÈGE DE FRANGE. 1. Institution nationale d’enseignement public supérieur établie à Paris.
Sous l'impulsion de sentiments novateurs, dont Guillaume Budé fut le principal organe, François F"" créa, en 1530, en dehors de l’üniversité de Paris et contre son gré, quelques chaires, qui furent l’origine du Collège de France, dénommé précédemment, depuis 1610, « Collège royal » Les langues hébraïque et grecque fuient d’abord l’unique objet du nouvel enseignement ; à la mort de François F’’, il comprenait dix chaires, en 1790, vingt. Les professeurs prenaient le titre de lecteur.^ royaux ; ils étaient nommés par le roi. Ils avaient à leur tête originairement leur doyen, et depuis Louis XIV, un inspecteur. L’établissement releva successivement du grand aumônier de France, et, à partir de 1671, du secrétaire d’Etat chargé de la maison du roi.
2. Maintenu eu l’an 111, lors de la suppression des collèges, le Collège de France traversa la Révolution. Lors de la formation de l’Université de France, il resta en dehors de ses cadres.
3. Depuis la Révolution, le Collège de France a été longtemps dans les attributions du ministre de l’intérieur et, un instant, dans celles du ministre des travaux publics ; à partir du 1 1 octobre 1832, il a été rattaché au ministère de l’instruction publique. Pendant de longues années son organisation a été l’égie par un règlement en date du 25 octobre 1 828, approuvé par ordonnance royale du 26 juillet 1829. Le 8 octobre 1857 intervint, sous forme de décret, un règlement organique nouveau qui lui-même a été remplacé par le décret du l®*" février 1873, actuellement en vigueur. Un certain nombre de chaires ont été créées par voie d’ordonnance ou de décret. En 1848, un décret du gouvernement provisoire avait