‹ Dictionnaire de l'administration française (volume 2)Chapitre 674 sur 2791 · COLONIES ET ORPHELINATS AGRICOLES · texte numérisé non relu

COLONIES ET ORPHELINATS AGRICOLES

1. On comprend en général sous cette dénomination des établissements agricoles qui, avec leurs propres ressources, ou sous le patronage de sociétés de bienfaisance, recueillent des enfants pauvres ou des orphelins et s’appliquent à en former des ouvriers ruraux par un apprentissage de quelques années. Ces institutions sont éminemment libres et ne relèvent en rien de l’administration, qui tout au plus leur vient en aide au moyen de subventions. Elles sont actuellement au nombre de 70, dont 60 pour les garçons et 10 pour les filles et dirigées en majorité par des congréganistes. La moitié environ (30) est subventionnée par le ministère de l’agriculture et visitée de temps à autre par les inspecteurs généraux chargés de constater si le rôle de ces établissements est réellement agricole. Aussi ces fonctionnaires tiennent-ils la main à ce qu’une partie au

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moins des subventions ait une affectation agricole bien déterminée. Une des meilleures est celle qui assure le traitement d’un chef de culture chargé de diriger les enfants dans la voie agricole. A cet effet, un crédit est inscrit chaque année au budget de l’agriculture pour être réparti entre les établissements les plus méritants.

2. D’autres colonies se recrutent parmi les enfants qui, après avoir subi un jugement, ont été acquittés comme ayant agi sans discernement.

Ces établissements sont à la fois agricoles et pénitentiaires ; sans appartenir à l'État, ils en reçoivent néanmoins une allocation fixe par jour et par tête pour chaque enfant qui leur est confié. Ils sont visités par les inspecteurs généraux des établissements de bienfaisance et sont au nombre d’une dizaine. Leurs obligations consistent à procurer à ces enfants, mis en état de liberté provisoire, l’éducation morale et religieuse, ainsi que l’instruction primaire, à leur faire apprendre un métier, et surtout à les accoutumer aux travaux de ragriculture.

Telle est, par exemple, la colonie de Mettray (Indre-et-Loire).

3. La société de Mettray est organisée de manière à continuer les bous effets de son patronage aux enfants qui ont quitté la colonie, et elle s’efforce de les placer ensuite à la campagne chez des artisans et des cultivateurs, de surveiller leur conduite, et de les aider de sa protection pendantles premières années qui suivent leur sortie de la colonie.

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