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ART. 4. — BIRLIOTHÈQUES POPULAIRES, SCOLAIRES

et pédagogiques. Voy. Bibliothèques, nos 102 et suiv.

art. 5. — associations enseignantes, SOCIÉTÉS d'enseignement primaire.

144 bis sociétés d'enseignement et d'éducation. Les sociétés d'instruction populaire ne cessent de se multiplier. On en comptait près de 700 en 1903. La plus ancienne est la Société philomathique de Bordeaux, fondée en 1808. La Société pour l'instruction élémentaire date de 1815.

Parmi les sociétés les plus florissantes on compte : l'Association polytechnique, la Philotechnique, l'Union française de la jeunesse, la Philomathique, la Ligue de l'enseignement qui rayonne sur 3070 groupes de province, la Société d'enseignement professionnel du Rhône, la Société industrielle d'Amiens, la Société d'encouragement à l'instruction de Rouen.

Les sociétés d'enseignement et d'éducation ont, dans une première période, quand l'école n'était pas encore gratuite et obligatoire, répandu et vulgarisé le savoir élémentaire. Depuis 1882 environ, elles s'orientent dans un sens nettement professionnel. Elles ouvrent des cours du soir où l'on fait des leçons gratuites sur des matières souvent techniques. Elles complètent l'œuvre officielle des cours d'adultes.

144 tor. Cours d'adultes et d adolescents . Les cours d'adultes et d'adolescents ont été réorganisés par le décret du 1 1 janvier 1895, qui fixe les conditions d'ouverture, d'autorisation.

Ce qui les caractérise c'est la liberté des programmes, la souplesse de l'enseignement, sou adaptation aux différents milieux économiques.

Cours d'illettrés, cours de revision et de perfectionnement, cours techniques (maritimes, agricoles, industriels) s'élèvent au nombre de 45 000. Ils sont tenus dans les communes rurales par les institutrices et les instituteurs, dans les villes par le personnel enseignant et par des collaborateurs volontaires fournis par les sociétés d'instruction populaire. L'Etat accorde une subvention de 300 000 francs aux institutrices et instituteurs qui font des cours d'adultes et des récompenses : diplômes, livres, médailles, distinctions honorifiques, supplé-

ir.'ai INSTIUr/riON IMUM., iu-ht

INSTRUCTION PKIM., 148, 149:

ment de \acances les munit ipalites inscrivent à

leur budget environ un million et demi chaque année,

IIT, — ASSOCIATIONS I>' ANCIKNNKS KT D'ANCIENS

ÉLÈTEfl M s kc.oi.ks. PATEONAOBS.

!44fMi»r Ces groupements, nés de initiative privée, ont pour objet resserrer les lions des élèves Bortia des écoles publiques avec leurs inciens maîtres. Us sont rondes sur le principe

i aide mutuelle. Us manifestent leur action par

des fêtes, réunions, comvrls. sorties, excursions.

Ils ont des sections de tir, de chant, de musique, Us établissent des cours d'adultes, Ils ouvrent des sections de mutualité.

Los associations d'anciennes et d'anciens élèves sont placées sous le régime de la loi de 1901,

I Iles sunl tenues simplement a la déclaration. Biles étaient en 1894-1895 au nombre de 5G. Leur total s'élève à 5918 en 1902-1903, dont i 000 de garçons, t 915 de tilles.

Les patronages sont constitues par des amis de l'école el des remmes d'oeuvres pour la protection îles élèves ou bien des anciens et anciennes élèves des écoles publiques. Ils tiennent séance soit le jeudi, soit le dimanche après midi. Des causeries, «les lectures alternent avec des jeux et récréations. On en comptait 34 en 1 894-1 Si>5. Ils s'élèvent en 1903-1904 à 2 125.

On consultera avec fruit au sujet de toutes les œuvres post-scolaires les rapports très documentés adressés au ministre de l'instruction publique par M. Edouard Petit, inspecteur général, et publiés par le Journal officiel des 9 juillet 11)03 et 19 octobre 1904.

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