En exécution de la circulaire du 8 décembre
1847, les mercuriales des marchés à bestiaux de boucherie sont venues s'ajouter à celle dont nous avons indiqué les détails au n°4. Ces mercuriales sont fournies tous les quinze jours. (Cire. 15 déc
Les circulaires des 22 juin 1849 et 2 septembre 1850 insistent sur la nécessité de ne pas confondre les mercuriales des animaux sur pied avec celles de la viande de boucherie, et indiquent le mode d'établir le poids moyen des bestiaux et le prix moyen du kilogramme de viande sur pied. Nous croyons devoir reproduire ici quelques passages de la circulaire du 2 septembre 1850:
1° Le poids moyen de chaque espèce de bestiaux dans l'ensemble du département doit être élabli en multipliant, pour chaque marché, le nombre des animaux vendus par le poids moyen desdits animaux, ce qui donne le nombre de kilogrammes vendus ; en additionnant ensuite, d'une part, tous les animaux vendus sur les différents marchés, d'autre part, tous les kilogrammes qu'ils fournissent, et en divisant le nombre total des kilogrammes par celui des animaux vendus.
2° Pour obtenir le prix moyen du kilogramme de chaque espèce dans l'ensemble du département, il faut, après avoir multiplié pour chaque marché le nombre des animaux vendus par leur poids moyen, ce qui donne le nombre de kilogrammes vendus, multiplier encore ce nombre par le prix moyen du kilogramme, ce qui donne les sommes payées sur chaque marché; additionner, d'une part, tous les kilogrammes vendus, d'autre part, toutes les sommes payées sur les différents marchés, et diviser le chiffre total des sommes payées par le nombre total de kilogrammes vendus.
7. Les mercuriales des marchés aux bestiaux doivent indiquer pour les différents marchés et pour l'ensemble du département : 1° le poids moyen en viande des bœufs, vaches, veaux et moutons vendus ; 2° le prix moyen du kilogramme de viande de chaque espèce.
8. Des préoccupations relatives à l'approvisionnement en grains avaient déterminé le Gouvernement à se faire adresser des états périodiques sur la situation de la boulangerie dans chaque département. Entre autres renseignements, ces étals comprenaient le prix du pain. (Cire. 28 août 1828, 25 avril 1871.) Cetle dernière circulaire demandait également pour le commerce de la boucherie des détails analogues à ceux reçus pour la boulangerie. Ces étals, devenus trimestriels, parviennent encore régulièrement aujourd'hui.