‹ Dictionnaire de l'administration française;Chapitre 760 sur 1411 · VI. QUESTIONS SE RATTACHANT AU SERVICE DES PORTS. RENVOI · texte numérisé non relu

VI. QUESTIONS SE RATTACHANT AU SERVICE DES PORTS. RENVOI

CHAP. I. — DÉFINITIONS. NOMBRE. CLASSEMENT. Sect. 1. — Définition et nombre des ports.

1. On donne le nom de ports à des lieux plus ou moins bien disposés par la nature, mais généralement améliorés ou transformés par l'art, et dans lesquels les bâtiments de mer viennent aborder soit pour s'y abriter ou s'y réparer, soit pour y déposer ou y prendre des marchandises.

2. On distingue, selon leur destination, les ports maritimes militaires et les ports maritimes de commerce.

3. La France possède cinq grands ports militaires, situés aux chefs-lieux des arrondissements maritimes : ce sont Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon.

4. On n'examinera, dans cet article, que les questions se rattachant aux ports maritimes de commerce dont les condit ions techniques et hydrauliques sont d'ailleurs très analogues à celles que présentent les ports militaires.

5. Si Ton étendait la dénomination de port jusqu'aux plus petites criques ou anses creusées par la nature et où des bateaux de pêche accostent plus ou moins régulièrement, le nombre de ces établissements dépasserait 500 pour tout le littoral de la France ; mais si on n'envisage que les seuls ports classés par la douane ou entretenus par les soins de l'administration des ponls et chaussées, on en compte, en tout, moins de moitié, tant sur la Manche et l'Océan que sur la Méditerranée.

6. Encore sur ce nombre la plus grande partie n'a qu'un mouvement commercial insignifiant, les cinquante principaux ports de la France représentant 94 p. 100 du tonnage total en 1893. {Bulletin du ministère des travaux publics, t. XXX, p. 234 et 235.)

Sect. 2. — Ouvrages principaux.

7. Les limites de cet article ne permettent pas' d'entrer dans les considérations d'ordre technique ou économique qui président à la construction d'un port ou influent sur sa prospérité. Nous nous bornerons à dire que, par suite du niveau à peu près constant de la Méditerranée, les ouvrages y sont beaucoup moins élevés et moins coûteux que dans l'Océan ; que les bassins n'ont pas besoin d'y être munis de portes pour retenir les eaux de la marée; que, de plus, les bassins de chasse, utilisés dans l'Océan pour l'approfondissement des chenaux, deviendraient sans aucun objet dans la Méditerranée.

8. Sous réserve de ces différences importantes dues aux circonstances physiques, les ouvrages constitutifs d'un port sont à peu près les mêmes dans les deux mers.

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