PON 2S
. église, dont presque IniiUis les surfiices élaient rouvertes, comme cela avait quelquerois lien, de sujets, d'arabesques, de rinceaux, d'entrelacs et de neurons de mille cou]eui<6 !
POLVLOBÉ. A plusieurs lobes ou contre-lobes.
POMME DE PIN , /. On eu voit quelques imitatious dans des monuments romans du Midi.
PONT, m. Les principales parties d'un pont sont ses culées, ses arches, ses piles avec leurs avant el airièTe-becs, son gardefou , enfin sa dinAle montée. (Voyez chacun de ces mots.)
PONT-LEVIS , m. Pontà bascule qu'on peut lever à volonté au moyen de chaînes attachées d'un bout au bord du tablier, el de l'antre à l'eïtrémitê de grandes poutres nommées /ficftes , qui servent de leviers.
De même qu'il y avait deux entrées dans beaucoup de portes forliriëes , il y avait souvent aussi deux ponts-levis, doni l'un , moins large que l'autre, et réservé aux piétons, n'avait quelquefois qu'une flèche. (Voyez la vignette de l'art. Enceinte.) On trouve aussi des poiits-levis uniques construitsd'après ce système.
PORCHE , m. Construction placée devant une porte d'égli et qui varie beaucoup quant à sa forme , à ses dimensions et à son usage.
Les anciennes basiliques offraient à leur entrée une sorte df vestibule plus ou moins vaste, et souvpnt disposé en péristyle; on le nomme quelquefois porc/ie, mais on rappelle plutôt pronaos ou narthex. (Voyez ces mots.) Réservé aux catéchumènes qui devaient être séparés des fidèles ayant reçu le baptême, il était une partie essentielle d'un temple chrétien.
Jiais à partir de la renaissance de l'art, c'est-à-dire du XI* siècle, la société devenue entièrement chrétienne, ne renfermant plus de catéchumènes, les porches, qui précédemment étaient la règle, ne furent plus qu'une exception. Les premières travées des nefs étaient généralement , il est vrai, disposées d'une manière particulière, formant une sorte de narthex intérieur; mais cet arrangement ne rappelait que d'une manière éloignée les pronaos des premiers temples chrétiens. Quoi qu'il en soit, celte espèce de porche intérieur , motivé au reste par plusieurs raisons de ^instruction, n'a pas cessé d'exister dans les églises. (Voyez le plan à l'article Église.)
Les porches romans sont encore plus rares que les porches ogivaux , et il est fort souvent très- difficile de deviner quel a été le véritable usage des uns ètdes autres. Quelquefois, néanmoins, le but en est évident: ils servaient seulement d'ornement, c'est h» cas habituel, étaient destinés à la défense des portes, ou, enfin , formés d'un seul auvent, ils n'avaient d'autre but que de préserver de la pluie les portes devant lesquelles ils étaient placés; mais fréquemment on se demande quelle est la pensée qui les a fait élever.
Nous n'ignorons pas qu'on a dit, et avec raison, que les porches étaient des lieux où souvent on rendait la justice ; qu'ils servaient aussi de centres de réunion pour les habitants qui venaient y parler d'affaires, ce que prouve encore une inscription qu'on voit à la cathédrale de Lucques ' ;' mais si tel a été* parfois
1 Elle défend aux marchands de vendre sous le portique et devant le pouriour Elle porte la date de 1 1 H —Yoyer Bulletin monum , l VII, p. 4 55.
Je motif de leur éreclion, on ne peut nier que, dans le plus grand nombre de cas , leur forme et la petitesse de leurs dimensions ne permettent guère de penser qu'il en ait souvent été ainsi.
Il est à remarquer que les porches sont plus fréquemment placés au-devant des portes latérales qu'au-devant des façades principales; mais ceux qui occupent cette dornière position sont quelquefois des constructions cx)nsidêrabies à plusieurs étages, dont les salles hautes servaient d'écoles, de sacristies, etc.
Dans les Instructions du Comité des Arts, on a distingué : le porche véritable, celui des anciennes basiliques (Voyez Basilique); — I(* porche en coupole ;
— \e porche accidentel , formé par la base d'un clocher placé sur le milieu du portail,
ou résultant de l'étranglement que produisent, dans le plan de
e même portail, les hnses île deux, clochers latéraux ,
ou enfin, |iroiliiil par le retrait des portps en arrière dit la masse du portail ;
- le porcht péristyle. Imitation du péristyle antique;
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— le porche tribunal, ordinairement supporté par deux colonnes, e( où on rendait la justice ;
- le pùrchf miUtairr., iliversement Torlillé ;
' li^ porche de décoration, \a plus con iquemmeiil d'unu grande richesse ;
lun de tous, e( i(iii <
— enfin, li; porche auvettt, construction légère des lin ée à garantit^ une porto Je la pluie
PORPHYRE , m. Sorte 'Je pierre de roche qui a pour base ie silex. Elle est encore plus dure et plus compacte que le granité. H y en a di; rotigc et de verte. On l'a beaucoup employée dans l'anliquilé et dans les premiers siècles de l'ère chrétienne ; mais au moyen ilge , on n'en a presque plus fait usage en France, surtout dans le nord. Le porphyre est un Tort bel élément de décoration.
PORTAIL, m. On se sert de cette expression pour indiqjer une grande porte d'église; mais souvent aussi on l'emploie pour désigner l'ensemble d'une façade , ai^ moins jusqu'à la naissance des tours ou clochers.
Dans presque toutes les grandes églises ogivales, il y a, comme nous l'avons déjà dit, trois portails à la façade principale, et im h l'extrémilé de chaque croisillon. Ces portails, fortemenl en retrait sur les façades, sont toujours ornés avec un grand luxe. Leur voussure et leurs tableaux, disposés sur un plan biais, son! couverts de statuettes el de statues ; la baie d'entrée est divisée en deux par un trumeau, auquel est adossée la représentation de la Viei^e ou d'un saint ; et le tympan qui la surmonte est chargé de bas-reliefs , souvent disposés par zones.
On accédait fréquemment aux portails par quelques degrés.
qui contribuaient beaucoup à Teffet majestueux qu'ils produisaient. C'est au haut de ces perrons , sur l'espace qui s'étendait depuis la dernière marche jusqu'au fond du portail principal, qu'avaient Jieu certaines cérémonies, telles que les amendes honorables, et aussi les mariages, qui ne devaient être célébrés que là, et qui l'étaient encore au XVI* siècle, ainsi que le prouve, entre autres, un passage cité par Saint-Foix , et relatif aux fiançailles d'Elisabeth de France, fille de Henri II. Il y est dit que les épousailles se firent au portail de Notre-Dame de Paris , selon la coutume de notre mère Sainte Église. '
PORTE , /. Baie d'eatrée. — Vantaux fermant cette baie. — Voyez, relativement aux différentes parties des portes, les articles. Alette, Arc, Arrière- Voussure , Ferrures, Feuillure, Jouée, Ldn^ teau. Pied- droit. Tableau, Trumeau, Tympan, Voussure. .
Les portes de villes ou de châteaux et souvent celles des abbayes étaient des constructions importantes dont on s'efforçait de rendre l'accès difficile par tous les moyens possibles. ( Voyez le mot Enceinte. )
PORTE-A-FAUX, m. Tout objet qui est en saillie sur le nu d'une construction , et ne se soutient que par les parties qu'il a d'engagées dans cette construction. Porte-à-faux est synonyme d ^encorbellement .
A la fin du XV* siècle et dans la première partie du XVÏ*, on a porté à ses dernières lirnites l'emploi des porte-à-faux , contre lequel les architectes classiques ont véhéinentemont déclamé , soutenant que tous les encorbellements sont de mauvais goût. Pour nous , nous avouons qu'une de ces gracieuses et solides tourelles suspenduessur l'angle d'un bâtiment, telles qu'on en voit si fréquemment dans les monuments du temps de Charles VIII et de Louis XII, nous semble cent mille fois de meilleur goilt et de meilleure construction que ces laides et fragiles plates-bandes formées de claveaux embrochés par un tirant, dans l'éternelle reproduction desquelles semblent se délecter ces artistes intelli-
1 Estais historiques sur PariSy page 1 i 7.