‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 114 sur 140 · POS · texte numérisé non relu

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gents et sages, qui s'inspirent orgueilleusement du Parthénon lorsqu'ils ont à construire une baraque de dépôt pour les cannes et les parapluies.

PORTÉE , f. C'ost rétendue en largeur ou longueur d'une chose élevée et soutenue par ses extrémités, comme une poutre, un linteau, une voûte, etc. Ainsi, on dit qu'un entrait a beaucoup de fiortée , quand les pieds-droits sur lesquels il repose sont à une gîande distance l'un de l'autre.

Le bout d'une pièc^ de bois scellée dans un mur se nomme aussi portée, ■ • ^

PORTER DE FOND, PORTER A FAUX. (Voyez Fond eXFaux.) PORTIQUE , m. Construction formée de plusieurs arcades cintrées et non fermées , laissant ordinairement derrière elles un espace vide, une sorte de galerie*.

On confond souvent portique , péristyle et colonnade. Voici les différences que nous croyons qu'on doit faire entre ces trois expressions : une colonnade, c'est une suite de colonnes simples ou accouplées, quelquefois isolées, mais bien plus souvent placées au-devant et à une certaine distance d'un mur, et soutenant des plates-bandes ou linteaux; si, au contraire, les platesbandes sont remplacées par des cintres, alorslaconstruction est un portique. Enfin un péristyle est une réunion de trois ou de quatre portiques ou colonnades, ordinairement assemblées à angle droit, comme sont les vestibules de quelques basiliques, et la plupart des cloîtres.

POSTES , /. Dessin courant formé d'enroulements placés à la suite les uns des autres , de telle sorte qu'ils paraissent se poursufvre : ce qui leur a fait donner le nom de postes.

1 Lorsque les arcades sonl de petites dimensions, elles doivent élre dési gnées du nom. d^arcalure»^ soit à jour, soit en claire-voie. (Voyez Arcalure et Jour.)

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POTERIES, /. Nom générique de tous les matériaux en terre cuite, qu'on emploie dans les constructions.

Au moyen âge, ce n'est que dans les monuments antérieurs au XIII'' siècle qu'on a fait usage des poteries, dont les Romains tirèrent un si grand parti.

POTERNE, ^ Dans les anciens châteaux on nommait poterne une espèce de porte dérobée donnant accès sur le fossé , et aux ouvrages qui le défendaient. Poterne parait avoir été également synonyme de barbacane.

POURPRE, m En blason on donne ce nom à la couleur violette, qu'on représente en gravure par des lignes diagonales , allant de la gauche à la droite de l'écu.

POURTOUR, m. Partie des bas -côtés d'un chœur, qui entoure son rond-point. (Voyez LLL, vignette de la page 435.)'

POUSSÉE , f. Les claveaux d'une voûte ou d'un arc, par leur propre poids et par celui qu'ils supportent, tendent de plus en plus à descendre , à proportion qu'ils sont plus élevés au-dessus de l'imposte ; mais ils ne le peuvent faire qu'en s'écartant les uns les autres ; il en résulte' une fon^e agissant latéralement sur les pieds-droits, et qui tend aussi à les écarter; c'est cette force qu'on appelle poussée ; elle est encore produite par des terres, lorsqu'elles sont contenues par un mur de soutènement.

Le dessin que voici, et qui représente un arc qui a en partie cédé sous le poids, fera aisément comprendre l'effet dont nous parlons. On a remarqué qu'en général les ruptures dans les voûtes ont lieu vers la clef C, et vers le milieu D de l'espace

compris entre la naissance de l'arc H la clef.

L*ogive est un des arcs qui produisent le moins de poussée ; aussi des archéologues , M. Ware entre autres, ont- ils soutenu que remploi de l'arc pointu était dû à cette qualité. ^

POUSSER AU VIDE. Ce verbe est tantôt actif, Untôt neutre. Dans le premier cas il se dit de l'écartement qu'une voûte feit supporter à ses jambages ; dans le second , d'une muraille qui surplombe et menace ruine.

POUZZOLANE , /. Sorte de sable qui parait être formé de débris de pierres ponces et de laves. C'est une matière poreuse et légère, qui , mêlée à la chaux, forme un mortier excellent.

PRÉAU , m. Espace de terrain compris entre les quatre côtés d'un cloître; il servait quelquefois de lieu de sépulture. (Voyez le plan, à l'art. Église,)

La cour intérieure d'un château s'appelle aussi préau,

PRÉCEPTORIALES , f. C'étaient des domaines appartenant aux chevaliersdu Temple, etsur lesquels ils élevaient des églises ainsi que les bâtiments nécessaires à Thabitation des frères qui y devaient résider, et étaient chargés de percevoir les rentes des fermiers auxquels se louaient les terres. Les préceptoriales étaient ainsi nommées, parce qu'elles étaient gouvernées par un de ces chevaliers dignitaires de l'ordre, qu'on nommait prœcep^ores tempH.

PRÉCI NOTION , f. On s'est servi de cette expression pour désigner des traverses de pierre , ordinairement taillées en talus, (lui divisent horizontalement les baies de clocher.

PRESBYTÈRE, m. (Prrsbyte^ium.) Nom que portait l'ensemble de la tribune des basiliques.

* PRIEURÉ, m. Communauté religieuse gouverné parun prieur ou une prieure. — Ensemble des bâtiments que cette communauté habitait.

Il y avait deux sortes de prieurés , ceux dont le chef, élu par les moiiies eux-mêmes, jouissait d'une autorité entièrement semblable 5, celle d'un abbé, et ceux dont le prieur était sous les ordres (run abbé qui pouvait le déplacer à volonté. Mais il existait

1 Obtervalions on vaullt. Aichœolngia, vol. XVH, p. 65.

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