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ROSETTE , f. Petite rosace.
ROSEAUX , m. Mol employé quelquefois pour mdentures.
ROTONDE,/. Édifice de forme circulaire à Textérieur ainsi qu'à rintérieur, et ordinairement recouvert d'un dôme.
Les églises en rotonde sont très-rares en France, ainsi que les églises polygonales, qui le sont pourtant moins. La plupart des constructions religieuses ayant une de ces deux formes, ne sont que de simples chapelles.
ROUET , wi. Ce mot est synonyme à'enrayure, (Voyez ce dernier.)
RUBANNÉ (Fut). Celui dont la surface est ornée de bandelettes.
RUDENTÉ. Garni de rudenturea.
RUDENTURES , f. Cylindres qui remplissent des cannelures jusqu'à une certaine hauteur. (Voyez FiU,) Les cannelures sont assez rares dans Tarchitecture chrétienne, mais les rudentures le sont bien davantage.
Tous les ornements, en général, qui garnissent une cannelure, sont aussi appelés ruden^um.
RUSTIQUE. On dit souvent que Tornementation d*un édifice est rustique, pour désigner qu'elle porte un cachet de simplicité , (le rudesse, de barbarie.
RUSTIQUE. Dont le parement est taillé à la pointe, et conséquemment rugueux et non point uni.
SABLE , m. Les sables sont formés par des débris de pierres, de sorte qu'il en existe de nombreuses espèces; il en est, en efTel, (le calcaires, d'argileux, de quartzeux, etc.
Le sable est une matière de première utilité dans la construction, puisque c'est son mélange avec la chaux qui produit le mortier ; on l'extrait du sein de la terre , et aussi du fond de la mer ou des rivières. Ce dernier est réputé le meilleur de tous-
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Suivant que le sable est gros , moyen ou fin , on le nomme gravier, sable ou sablon.
Le sable est la couleur noire en blason ; on le représente en gravure par des traits croisés horizontalement et verticalement.
SACRAIRE , m. Ce mot a été employé pour désigner une crédence.
SACRARIUIM. Nom latin du sanctuaire.
SACRISTIE. /. Salle où Ton serre les ornements d'église, et où les prêtres s'habillent.
Dans les grandes églises, les salles servant de sacrities étaient ordinairement placées dans le voisinage du transsept, et rentraient souvent dans le plan général de l'édifice ; mais c'étaient quelquefois aussi des constructions simplement annexées au monument. Les églises de campagne n'avaient généralement pas de sj)cristie.
Dans les basiliques, les sacristies étaient appelées diaconica. ( Voyez Diaconicum )
SANCTUAIRE, m. Partie d'une église où est situé Tautel.
Dans les basiliques, le sanctuaire, entouré d'une clôture, était situé en avant de l'apside , entre l'entrée de celle-ci et l'arc triomphal qui terminait ordinairement la nef: il faisait donc partie du transsept; mais il ne renfermait pas toujours l'autel qui, quelquefois, était situé dans l'apside même.
SARCOPHAGE, m. On appelle ainsi ces tombeaux des premiers siècles , qui consistent dans une grande caisse de pierre, dont les faces sont divei-sement ornées.
Les sarcophages chrétiens, encore assez nombreux dans le midi de la France , rappellent par ' leur forme les sarcophages païens, dont ils ne diffèrent guère que par les sujets religieux qui les décorent. Ces derniers représentent ordinairement des traits tirés de l'Ancien Testament, ou empruntés â l'histoire du Christ. On y voit Moïse frappant le rocher, Jonas avalé par la baleine, la chaste Suzanne surprise par les vieillards, Daniel dans la fosse aux lions, le miracle de la multiplication (les pains, de la guérison de l'hémorroïssn , de la résurrection de Lazare, des S(;ènes de la Passion, des compositions symboli-
(|ueâ, l'ic. IJeaucoiipde sii'cophages aussi i n soul point ornés tin sujets, mais seiilemËHl il'emblèmfs parmi lesquels ou remarque lies croix hâtées, lies rinceaux de feuilles <le vijine, Ues agneaux, (les colomlies, etc., et surtoulle monogramme du Christ, qui est oimmuiiément accosté de l'aliihaetde l'oméga (AU), rappelant les paroles rapportéfrs dans rAp(M'â1y|>se de saint Jean : « Ego suoi alpbB et olni^H, principluFO et Dnis. »
Le dessin que voici représente un sarcophage en marbre Manc, <(ul sert maintxuant d'autel dans unu des ohiipelles du chœur de l'abbaye dtr Saint-Denis. Sa partie antérieure est décorée de pilastres entrii lesquels sont entaillérs ces cannelures ondulées qu'on nomme strigiles, et qui sont communes sur les tombeaux antiques. Dans le compartiment du milieu est sculptée une iToix itni s'élève au-dessus d'un vase.
Il y avait des sarcophages destinés à contenir deux corps, el, pour celte raison, divisés à l'inb^rieiu' en deux parties; on les nomme trisoma.
SAUTOIR (Blason), m Cbai'ge de |<remier onli-e. formée d'une barre et d'une bande qui se coupent en figurant un X. Les Btutoirs sontaussi nommés croix de Saint-André ou de Bourgogne.
SOAPHOIDE (CoRBKiLLii) . Dont la forme l'essemble A cellti d'un bateau ou nacelle. (Voyez Vorbeiile.)
> SCEtLEMENT , m. Action de sceller ; resullàt de cette opéralion.
SCELLER. Fixer danH la pierre une pièce de bois ou de 1er. Dans le premier cas , on se sert liabituelicmeni de ciment ou do plAtre, el dans le second, de plomb fondu.