‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 124 sur 140 · KOS · texte numérisé non relu

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Les roses , qui ont atteint en France un plus haut degré de perfection que partout ailleurs, sont le plus magnifique ornement d'architecture qui existe. Qu'on cherche dans tous les monuments du globe y et nous défions qu'on puisse trouver quelque chose dont Teffet soit seulement comparable à celui que produit une belle rose du XIV* siècle, dont les vitraux sont enflammés par un soleil couchant.

Hôse est aussi le nom générique de ces ornements découpés en contre-lobes, et qu'on appelle trèfles^ quatre- feuilles ei quintefeuilles , mais qui n'ont plus de désignation particulière quand leurs divisions excèdent le nombre de cinq, car on ne dit habituellement pas (les siX'feuilleSy des sept- feuilles, etc.

Ce genre de roses a comjnencé aussi à se montrer au XII* siècle. Il a d'abord été gravé en creux et employé comme décoration des corniches ou des cordons , ou bien découpé dans le tympan ' des baies géminées. Ce n'est que dans les monuments ogivaux que, s'étant entouré d'un cercle \ il a commencé à s'évider dans les parties triangulaires comprises eîitre le tore d'encadrement et la pointe des contre-lobes (Voyez C, figure 1"). Ceux-ci, formés primitivement de portions de cercles (n° i), prirent dans la suite la forme ogivale (n° 2), puis lancéolée (n** 3), et, enfin, cymatiforme ou en cymaise (n" 4). Dès le XIII* siècle aussi, les pointes

des contre-lobes s'étaient garnies de fleurons comme en L, ligure 1'*.

' Les roses fiojil alors dites efifadrre».

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