‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 133 sur 140 · TOU · texte numérisé non relu

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les archivoltes et dans les cordons : elles sont quelquefois doubles ; alors, leur torsion a lieu en sens contraire.

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TORSE (Colonne). Celle qui est contournée en hélice. (Voyez Fût.) Les colonnes des ciboires étaj*. ni souvent de cette espèce , avons-nous dit ; mais dans les périodes romane et ogivale, cette forme ne se trouve jamais en France.

On confond souvent les colonnes torses proprement dites, avec celles dont le fût est seulement décoré d'ornements qui tournent en hélice. Ces dernières sont plutôt des colonnes tordues. Elles sont assez communes au commencement du XVF siècle ; on en voit aussi quelques-unes au XIP; à toutes les autres époques , elles sont fort rares.

TOUR , f. Dans rarchilecture chrétienne , il eiiste deux espèces de tours bien caractérisées : les tours de défense ' et les tours d'églises; ayant parlé de ces dernières au mot Clocher , nous n'avons plus qu'à nous Occuper des autres, ce que nous ferons d'une manière très-succincte , conformément au plan que nous avons adopté.

Les tours de défense peuvent se distinguer en tours complètement isolées, et en tours reliées à d'autres ouvrages, soit immédiatement comme celles qui font partie des enceintes, soit médiatement comme les barbacanes , qui , au reste , étaient aussi souvent tout à fait détachées du corps de la place , et rentrent alors dans la première catégorie. Les tours de la première espèce

1 Les tours d'observation rentrent dans la catégorie des tours de défense, dont elles présentaient Taspect. Quant à celles qui servaient de beffrois aux rommuues, situées dans T intérieur des villes,- elles avaient, pour cette raison, plulAt Papparenre d'une ronstrurlion civile que d'une rnnslrurtion militaire.

sont donc quelqHetois de simples ouvrages avancés , mais le plus soiiveni ce sont des donjons, (Voyez ce mol.)

Quant aux tours garnissaiil les enceinles , elles ollirentà peu l'rës toutes les formes, mais elles sont le plus souvent rondes, surtout à partir du XII' siècle, car, précédemment, les tours carrées avaient été particulièrement nombreuses- L'usage général •Jea tours rondes s'explique par les avantages qu'elles possèdent sur les autres par la forme en claveaux des pierres de leur rave* tement. qui ont ainsi beaucoup plus de force pour résister au bélier, el parce qu'elles ne présentent pas d'angles , parties toujours plus aisées à entamer que les autres ; ces) pour tâcher de

remédier à ce défaut <]ue les tours carrées avaieiii souvent leurs angles abattus.

Les murailles des tours sont généralement fort épaisses ; quant à leur appareil, il fut, dans les premiers siècles , grand pour les parties inférieures, petit pour les parties supérieures , et mêlé de chaînes de briques, â la manière romaine. A partir du Xli* siècle environ, Il se composa presque toujours d'un massif de blocage, revêtu d'un parement parfois en moellons, mais le plus souvent en pierres appareillées d'une moyenne grandeur. Sous la seconde race, les tours furent irès-fréquemment conslrnites en bois.

L'usage des tours flanquant les enceintes , c'est de fortifier les parties qui se trouvent entre elles , résultat qu'elles procurent au moyen de leur saillie , qui permet de prendre en flanc l'ennemi arrivé au pied des courtines; aussi était-ce moins celles-ci qu'on attaquait que les tours elles-mêmes, ob pour cette raison étaient réunis tous les moyens de défense possibles. Les tours sont en effet presque constamment garnies de mâchicoulis ou de créneaus.el fréquemment des deux. Les talus qu'elles présentent ordinairement à leur partie inférieure avaient aussi pour ' but d'augmenter leur force, en leur donnant une base plut la^e.

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