H ARC
VOgitye a amire-courbe^ au lieu d'offrir une forme convexe, en offre une concave. Elle est très- rare et se voit plutôt au XV« siècle. C'est surtout dans les crédences qu'on la remarque.
U Ogive UmcéoUe ou arc lancéolé. (Corn.) C'est une ogive outrepassée, c'est-à-dire, qui va en se rétrécissant au dessous de la ligne de ses centres. Ses rayons, comme h^ rayons de celle qui précède, peuvent naturellement être plus longs que sa largeur, ou Tétre autant, ou l'être moins. Il n'y en a que fort peu d'exemples à citer. Il en est de même de V ogive nurnsse, qui est arrondie à son sommet, au lieu d'y former une pointe.
Il arrive quelquefois que les ogives sont tronquées (n®2), c'està-dire que leurs centres se trouvent au-dessous de leur naissance; cela a ordinairement lieu accidentellement. ;^uoi qu'il en soit, cette forme est laide et rare. Au contraire, Vogive exhaussée ou arcade gothique surhaussée [Corn.], est gracieuse et fréquente. (N*» i .)
?l. i, Ogùe ethiosftce. X. 2. Ogive iroMqa«r.
Les Ogives romanes sont celles dont rornemenlation appartient au style à plein cintre.
VArc en accolade, en talon^ ou arc gothique prolongé (Corn.), décrit de quatre centimes, et alternativement convexe et concave.
Arc eu lalou.
Il est propre au XV« siècle. Son sommet est presque toujours
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surmonté d'un pédicule terminé par un panache. Il couronne ordinairement un arc surbaissé, avec lequel il se fond par ses extrémités. Cependant, dans un petit npmhre de cas, il est isolé et donne sa forme à Tintrados de la baie qu'il ferme.
VAro en doucine est le contraire de celui qui précède. Son contour, au lieu d'avoir la forme d'un talon, à celle d'une doucine*.
Arr en douriiic.
L'arc en doucine est un des plus tares, et n'aété employé qu'au XV* siècle. Il peut être pointu ou arrondi à son sommet. Il en est de même de l'arc en talon.
VArc Tudor^ ou arc gothique surbaissé (Com.), décrit aussi de quatre centres ; c'est une sorte d'ogive surbaissée. Il n'y en
Arr. Tiidor.
a que peu d'exemples en France ; il est au contraire excessivement commun en Angleterre vers la fin du XV' siècle et dans le XVP. Les antiquaires français le confondent constamment avec Tare surbaissé; pourtant la différence qui existe entre eux est assez sensible. L'arc Tudor a reçu ce nom, parce que son apparition coïncide avec l'avènement au trône de la famille ainsi appelrc.
VArc polylobé, c'est-à-dire composé de plusieurs portions de cercle, ordinairement en nombre impair (n°* 1 et 2). Il se voit dans les monuments des deux styles. Pendant la période ogivale, les arcs poly lobés donnrnl très-rarement leur forme aux
inlrados des baies ; onlinairement surmonlt^s d'une ogive, ils n*en sont plus que les accessoires. Au contraire, dans l'architecture romane, on trouve des arcades dont l'intrados est véritablement découpé. Plusieurs monuments du XI« et du XII*^ siècle en présentent des exemples. A la même époque on trouve aussi des arcs dont TintradoS est découpé en zigzags (n" Si.
N. I, Arc triloli^.
N. a, Are pol'\lol<e.
M. i. Arc ligiAgur.
Nous ne connaissons plus que trois sortes d'arcs à signaler ; ils n'ont point encore reçu de dénomination positive.
Lepremier, qu'on peut appeler Arc déprimé, est une platebande raccordée avec ses pieds-droits par deux quarts de cercles, dont le rayon est assez grand, ayant du tiers au quart de la largeur totale de la baie.
Arc depriiBc
Cot arc existe en Angleterre dans des monuments du XIl* siè-
cle; nous ignorons s'il existe également en France à la même époque ; il est certain au moins qu'on l'y voit souvent au XVI'. Le second arc ne diffère du premier que par la dimension du rayon des quarts de cercle qui le raccordent avec ses jambages. Ces rayons sont fort courts. On peut appeler cet arc plate4>ande à coussinets arrondis. Il est commun au XVI* siècle.
PJale-baude ï coutsinela arrcndi*.
Enfin le troisième esl encore une plate-bande, mait soutenue de chaque côté par une sorte de corbeau : c'est un arc droit à encorbellement. 11 y en a deux spécimens, dans les Instructions du Comité des Arts. Celui que nous donnons est tiré de l'église Saint-Loup, près de Bayeux, Il est du Xll« siècle. Mais dans les trois siècles suivants, on en retrouve de semblables aux baies de portes de peu d'importance *.
Arc tiroii ù encorhelIcmL-iit.
Pour terminer cet article, nous donnerons l'explication de quatre expressions relatives aux arcs en général,
Extrudossé. On dit qu'un arc est extradossé quand tous ses voussoirs sont d'égale longueur, de sorte que son intrados et son extrados soient des courbes concentriques. Les arcs sont toujours exlradossés au moyen âge. (Voyez la vignette qui suit.)
Rampant. On appelle arc rampant, celui dont les naissances sont placées à des hauteurs inégales, ce qui lui donne une forme parabolique, quand toutefois son type n'est pas pointu. Les arcs-boutants sont ordinairement formés d'arcs rampants. (Voyez Contrefort.)
Renversé. Les arcs renversés sont ceux dont le sommet est en bas, au lieu d'être naturellement en haut. Ces sortes d'arcs peuvent aflfectrr toutes les courbures. Ils ont pour but de relier deux piliers entre eux, ou d'augmenter leur solidité en la faisant porter sur une base plus large. Dans la cathédrale de Salisbury, on voit des arcs remarquables de cette espèce; ils sont en ogive et en surmontent d'autres qui sont dans leur position naturelle. Ils datent du Xlll* siècle.
1 Au xn« siècle on trouve aussi, jnais en fort petit nombre, des arcs droits qui sont raccordés avec leurs jambages par de petits'arcs de cercle , disposés à contre-courbe des spécimens qui précèdent, c'est-à-dire, qui sont convexes au lieu d*étre concaves.
LArc dmdécharffe est celui qu*on pratique au-dessus d'un linteau de porte, pour empêcher que celui-ci ne supporte le poids de la partie de muraille qui le surmonte. L*emploi des arcs en décharge, recommandé par Vitruve, a été général dans Tarchitecture chrétienne. (Voyez ABC, dessin qui accompagne Tarticle Linteau, )
Sur le dessin qui suit, nous avons figuré les différentes parties qui constituent une arcade ; voici les noms de chacune de ces parties, qui toutes, au reste, ont un article particulier que le lecteur peut consulter.
FGIIDCD, claveaux ou voussoirs, — C, def. — DD, contreclefs, — FF, coussinets ou sommiers. — Points ZS, naissance de l'arc, — Ligne VK, sa montée. — K, son point de centre (celui d*où est décrit Tare qui forme sa courbure, et auquel tendent tous les joints des claveaux. — GF, claveaux formant sa retombée. — Ensembledes moulures M, son archivolte. — Ligne ZVS, son intrados, — Ligne LRN, son extrados. — L*espace triangulaire