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monies, et sur lesquels ils otl'raient le divin sacritice. Ce qui confirme cette dernière opinion , c'est l'usage où Ton est encore aujourd'hui de sceller des reliques dans la table des autels. Cela se faisait jadis au moyen d'un trou qu'on y creusait , et qu'on bouchait ensuite d'un petit tampon de pierre , appelé sigillum aUaris, qu'on fixait avec du mortier délayé dans de l'eau bénite.
Quoi qu'il en soit , la forme des premiers autels , quand ils n'étaient pas de véritables sarcophages, ainsi que cela avait lieu très-souvent, était celle d'une table soutenue au centre par un pied unique, ou portée par quatre, ou, plus rarement, six colonnes. Les autels étaient ordinairement d'une grande magnificence. Il y en avait de revêtus de lames d'or oud'argent, et même d'incrustés de pierres précieuses. De riches étoffes les couvraient aussi, et ils étaient communément surmontés d'une sorte de coupole soutenue par des colonnes, et qu'on appelait ciborium. L'ensemble des ornements d'un autel s'appelait ministerium. (Woyez JCiboire oX Couronnes.)
Il est probable que, dans l'origine, il n'y avait dans chaque église qu'un seul autel situé dans le sanctuaire ; mais ils se multiplièrent vite, car dès le VI® siècle il s'en trouvait quelquefois un grand nombre.
De tout temps, il y eut des autels portatifs; mille cérémonies qu'on pratiquait hors des églises, en nécessitaient l'usage.
Il reste fort peu d'anciens autels en France. Un des plus curieux par sa date qui ne remonte pas moins haut que le Vil* siècle, ainsi que l'atteste une inscription qu'il porte, est celui de Ham , prèsdeValognes. Il est en pierre, et soutenu par cinq piliers *.
AUVENT, m. Petit toit incliné, à un seul rampant, qu'on place au-dessus d'une porte pour la préserver de la pluie. (Voyez Porche.)
AVAL. Dans l'architecture hydraulique, on se sert de l'expression aval, pour désigner le côté opposé à celui d'où vient le
' Voyei la «« parlie du Cours d'AntiquUé* «in M. «le Cauiiionl.