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Les stâlues simplement adossées aux tableaux des portails, ne doivent pas être nommées cariatides.
CATACOMBES, f. On appelle ainsi les souterrains situés dans les environs de Rome, et dans lesquels les premiers chrétiens furent obligés de chercher un refuge contre les persécutions. Ces souterrains, qui servaient de lieu de sépulture, sont dus aux travaux nécessaires à l'exploitation des carrières de pouzzolane qui fut commencée à une époque très-reculée. Ils consistent en une multitude de galeries tortueuses, généralement étroites et dis- ()Osées sur deux étages, qui s'anastomosent de la manière la plus compliquée. Dans leurs parois sont creusées des rangées de niches qui étaient destinées à renfermer les cercueils, et de distance en distance on trouve des salles disposées évidemment pour la réunion des fidèles et la célébration de leurs mystères.
Les catacombes sont le véritable berceau de Tart chrétien ; rétude des monuments qu'elles renferment est donc du plus vif intérêt.
CATÉCHUMÉNIE, ^ou CATÉCHUMÈNE. On donne plusieurs explications de ce mot. Suivant les uns, c'était la galerie appelée triforium, où les catéchumènes étaient instruits et assistaient à TofiSce divin ; suivant d'autres, c'étaient les maisons où ils s'as* semblaient pour entendre les cathètes. Enfin, on a dit que c'était un porche où se trouvaient les fonts, ou au moins la salle qui était au-dessus.
CATHÉDRALE, f. Église, siège d'un évêque ou d'un archevêque. Ce mot n'est en usage que depuis le X« siècle.
CAULICOLES, f. Petites feuilles qui ornent le chapiteau corinthien et sont au nombre de seize ; huit grandes soutiennent les volutes des angles, et huit plus petites se trou¥ent sous les fleurons de faces. (Voyez la vignette de l'art. Corinthien.)
Les caulicoles ont été imitées dans des chapiteaux romans du Midi.
CAVE, f. Au XVÏI« siècle et au XVUI*, on se servait quelquefois de cette expression pour désigner une crypte.
• CAVET, m. Moulure creuse dont le profil est un quart de
cercle et quelquefois moins ; dans ce d<»rnier cas, c'est un cavet plat. (Voyez Moulures.)
CEINTURE, /. Moulure qui orne le fût d'une colonne. (Voyez Anneau, et la première vignette de l'article Colonne.)
CELLES, f. C'étaient des espèces de petits prieurés élevés sur ^es terres d'une abbaye, et servant de résidences temporaires à un ou plusieurs moines, qui, quelquefois, y étaient envoyés par punition. C'est sans doute à cause de cela que les celles étaient aussi nommées obédiences.
Primitivement, le nom de celles s'est aussi donné à des monastères considérables.
CELLULE, f. Dans les couvents de certains ordres, les dortoirs étaient divisés en petites chambres dans lesquelles il ne couchait qu'un seul moine. On appelait ces chambres cellules.
CEP DE VIGNE, m. Rinceau de feuilles de vigne et de raisins, courant le plus souvent dans une gorge, et très-commun au XV« siècle.
CERVEAU (d'unk cloche), m. Partie supérieure, fond de sa cavité
CHAINE, f. Assises ou piliers en pierres de taille, faisant partie d'une construction en moellons ou en briques, et servant à la consolider. Les chaînes se placent là où il y a un plus grand effort à soutenir : ainsi, sous la portée des poutres principales, aux angles, etc.
On appelle aussi chaîne ou chaînementy une armature de fer destinée à empêcher l'écartement des murailles.
CHAINETTE, f. Synonyme de chaîne. (Voyez ce mot.)
CHAIRE, f. Sorte de tribune d'où le prêtre parle aux fidèles.
Dans les premiers siècles, lorsque l'évêque, qui avait seul le droit de s'adresser au peuple, voulait lui parler, il le faisait d'un siège portatif qu'on plaçait devant l'autel, et qu'on nommait faldisiorium. Telle est l'origine des chaires, suivant quelques archéologues; mais d'autres disent, avec bien plus de raison, que leur type primitif n'est autre que les ambons, qui servaient à des usages parfaitement identiques avec celui qu'ont encore les chaires, dont ils présentaient même souvent lout à l'ait la forme. Une
circonstance confirme encore cette opinion, c'est que les chaires apparaissent à l'époque de Tabandon des ^mbons, qui eut lieu dans le XIV« siècle; elles ont donc évidemment été destinées à les remplacer.
Les plus anciennes chaires qui subsistent encore datent du XV* siècle ; adossées à un pilier, munies d*un escalier et d'un abat-voix, elles n'offrent, dans leur disposition générale, aucune différence avec celles de nos jours ; mais elles sont généralement d*une extrême richesse d'ornementation, qu'elles soient exécutées en bois ou en pierre.
Les chaires ne se trouvaient pas toutes dans l'ultérieur des églises : à Saint-LÔ, il y en a une qui est adhérente au mur extérieur de la cathédrale ; on sait aussi qu*on en élevait parfois sur les places publiques, et même sur les grandes routes.
Les sièges qu'occupent maintenant les évêques se nomment chaires épiscopales.
CHAISE, f. Assemblage de forts madriers qui supportent cette charpente de l'intérieur d'un clocher, qu'on appelle cage,
CHALCIDIQUE, m. Si la basilique est d'une grande longueur, dit Vitruve, on y établira des chakidiques aux extrémitéa. On a beaucoup disserté pour savoir ce qu'étaient au juste ces chalcidiques. L'opinion la plus répandue et la plus vraisemblable, est qu'ils consistaient en de grandes salles situées de chaque côté de rhémicycle où se trouvait le tribunal, de sorte que, dans ce cas, l'ensemble de l'édifice présentait à peu près, et par hasard, la forme d'une croix dont les chalcidiques se trouvaient être les branches; c'est là ce qui fait que quelques archéologues nomment chalci-, dtques les croisillons des églises.
CHAMBRANLE , m. Ensemble des moulures de pierre ou de bois qui forment l'encadrement d'une baie rectangulaire.
Le chambranle d'une cfîeminée se nomme manteau. (Voyez ce mot.)
CHAMP, m. Le champ d'une sculpture est le fond sur lequel elle se détache. — Le champ, en blason , est la surface de l'écu ,• on le dénomme d'après son métal ou son émail : ainsi, on di un champ d'or ou d'argent, nn chamjj^^ ^ueulesjjie sinople, etc.
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Un objet est jk)»' «//• champ, lorsque sa face la plus étroite est en dessus, c'est-à-dire lorsqu'il porte sur son épaisseur.
CHAMPAGNE, f. (Blason.) Bande horizontale qui occupe le tiers inférieur de l'écu *.
CHANFREIN, m. Moulure qui s'obtient en abattant une arête rectangulaire, de manière à avoir, à la place de cette arête, une surface plane et oblique.
Les chanfreins sont exliêmement nombreux dans les profils de l'archiUicture romane, particulièrement dans le Nord.
On doit nommer chanfrein double la moulure qui est en effet formée de d«îux chanfnùns. (Voyez Moulure.)
CHANFREINER. Faire un chanfrein.
CHANTIERS, m. Petits murs ou pierres posées de champ, qui soutiennent les tables de quelques autels, et dont la direction est celle de la plus petite dimension de cette table. Ces chantiers sont souvent ornés d'une colonnette à leur, partie antérieure.
Il y a des corcueilset des pierres tombales portés par des l'hantiers.
CHANTIGNOLE, f. Morceau de bois de petite dimension, placé sur un arbalétrier pour y retenir les pannes. (Voyez Com6/e.)
CHANTRERIE, /*. Chapelle dotée d*un fonds dont le revenu devait servir à l'entretien d*un prêlre chargé de chanter chaque jour la messe pour le repos de Tàme des fondateurs.
Les chantreries faisaient quelquefois partie des églises paroissiales ou cathédrales.
CHAPE, f. Enduil dont on reciîuvre l'extrades d'une voûte l>our la préservtT de l'infiltration des eaux pluviales.
CHAPELET, m. Suite de perles ou d'autres ornements globuleux. On voit souvent des chapelets dans les monuments du XII* siècle. (Voyez la vignette de l'article Oie.)
1 En<lrrrnant les iineltiues pièoes héraldiques dont nous donnons l*eiplifMiion, nou> sommes fon*é. pour élre clair, de nous servir du mol bamde, fil rappliquanl à diverses Bgures. telles que la clnmpa^c Je pal, la barre, etc., fn4Î* noiisde%on« faire observer qu*il n*} a en bla>on qu'une seule pièce qui «it droit au nom de bnndf, c>>t celle qui \a diaeoaalement de la droite de 1 ffit â «a fauche.
CHAPELLE, /. Ce mol peut se définir le lieu où il y a un autel ou des fonts. Il y a trois espèces bien distinctes de chapelles : celles qui forrt partie d'une église; celles qui dépendent d'un château ou de toute autre construction servant d'habitation; enfin celles qui sont isolées.
f>e nos jours, on appelle chapelle tout autel situé à Tintérieur des églises, quelle que soit, du reste, sa position; on pourrait donc peut-être dire que la multipiicilé des chapelles intérieures des églises est fort ancienne, puisque, dès les premiers siècles, les autels étaient souvent nombreux dans un seul édifice; mais comme ils étaient isolés, cela n'avait pas d'influence sur le plan général du monument. Ce ne fut que plus tard qu'on commença à disposer les églises de manière à ce qu'elles présentassent de véritables chapelles, c'est-à-dire des lieux clos. Les renfoncements qui forment les croisillons ont, les premiers, été employés de cette manière.
Au XI" siècle, il existait déjà des chapelles qui rayonnaient autour des apsides; mais cette disposition était encore rare, et ne le •devint moins que'dans le siècle suivant, où apparut aussi la grande chapelle, située à l'extrémité orientale de l'église, et toujours consacrée à la Vierge ; toutefois, ce n'est pas avant le xrv« siècle qu'elle fut d'un usage constant. C'est également à cette dernière époque que les bas-côtés se garnirent d'une suite de chapelles correspondant à chacune des travées de la nef. Ces chapelles étaient souvent la possession d'un corps d'état ou d'une famille, et en étalaient les armoiries. M. Batissier cite le fait curieux de chapelles particulières de ce genre, qui étaient garnies de cheminées.
Au moyen âge, la foi était si gt^iiérale, ainsi (|ue le besoin de cérémonies religieuses qui en est la conséquence, qu'on comprend très-bien pourquoi tous les châteaux, tous les hôtels, tous les hôpitaux, tous les collèges, tous les monuments un peu importants en un mot, possédaient une chapelle plus ou moins vaste, et dans la(]uelle on se plaisait à réunir toutes les commodités que n'excluait pas la sainteté du lieu. Il reste encore assez de ces chapelles pour qu'on puisse juger fort bien de ce qu'elles étaient
en. général On peut dire que le plus grand luxe architectural s'y déployait ordinairement.
L'usage des chapelles faisant partie des habitations remonte évidemment à la naissance du christianisme, époque à laquelle les fidèles étaient souvent obligés de célébrer chez eux-mêmes les mystères du nouveau culte poursuivi avec tant de rigueur. On a conservé un canon du concile d'Agde, tenu en 506, qui permet aux particuliers d'avoir des chapelles dans leurs maisons, mais qui défend aux clercs d'y célébrer la messe sans la permission de révêque. (Voyez Oratoire.)
Les chapelles isolées ont de tout temps été nombreuses ; la piété des populations en couvrait les campagnes, et principalement les lieux élevés et remarquables, souvent placée sous Tinvocation de saint Michel. Un crime commis, un accident survenu, un vœu fait au milieu du danger, tout était une occasion d'élever ces monuments de reconnaissance ou d'expiation.
Les chapelles isolées variaient naturellement beaucoup quant à leur importance et à leurs dimensions. Les unes ne pouvaient contenir que quelques personnes ; d'autres aii contraire étaient vastes, et auraient été de véritables églises \si elles eussent eu le droit de posséder des fonts, privilège réservé aux paroisses
De grandes églises collégiales ont été aussi nommées saintes chapelles. Celles qui ont subsisté jusqu'à nos jours ont conservé ce nom. On peut citer celle de Paris, celle de Riom *, celle de Dijon, etc.
CHAPERON , m. Âssise qui forme le couronnement d'un mur en l'excédant en saillie. Il en est à deux égouts, à plusieurs pans, etc. Ceux qui sont bombés sont dits en bahu. (Voyez Bahu et Dos d'âne.)
CHAPITEAU , m. Partie supérieure d'une colonne, séparée du fût par l'astragale. Un chapiteau se compose de deux parties: le tailloir et la corbeille, (Voyez la l'« vignette de l'art. Colonne.)
La diversité des chapiteaux de rarchitecture chrétienne est si grande, qu'il ne faudrait rien moins qu'un travail considérable pour en donner un idée Forcé par la nature de cet ouvrage à
X JSiajjUciiaiU Palais de Jusiico-
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nous renfermer dans d'étinites limites, nous nous bornerons à donner quelques notions sur leurs principales transformations. Les chapiteaux (les premierssièclesnesontrréquemmentque des imitalions plus ou moins éloignées de ceux de l'architecture antique, particulièrement du chapiteau corinthien, le plus riche et le plus gracieux de tous. Ces imitations sont encore fort communes dans le Midi, au XI' et au XII' siècle, mais alors elles atteignent souvent un degré d"élégance égal à celui de leur prototype. DansleNord.au coniraire, ces cbapili^aux plus ou moins corinthiens sont rares : on trouve en place une multitude de motifs qui défient absolument toute description, et parmi lesquels figurent fréquemment les volutes ; le reste de l'ornementation est le mélange le plus capricieux de galons, de feuillages, de figures
fantastiques , d'oiseauï , de quadrupèdes, de formes géométriques, etc. Les chapiteaux historiés, c'est-à-dire représentaiitdessujets, sont aussi extrêmement nombreux jusqu'au XIII' siècle dans toutes les parties de la 'France ; ils représentent des scènes tirées de la Bible ou des légendes, des rangées de f^nls ou de martyrs, des allégories, etc. Généralement dans le Midi, leur exécution est meilleure que djuis le Nord, où' elle est quelquefois d'une extrême barbarie.
L'architecture ogivalechangea entièrement les formes et l'ornementation des chapiteaux ; te règne végétal tut le seul sujet d'inspiration des artistes, mais le parti qu'ils en tirèrent fut vraiment admirable. Tout en n'empruntant qu'à la fleur indigène, ils arri-
vèreiit à lits résultats d'une beauté extraordinaire. En effet, il n'est rien de plus élégant, et en même temps <te plus sioiple, qu» la plupart des chapiteaux du XHl' siècle ' . Les feuilles à crochet qu'on avait déjà fréquemment employées vers la fin du siècle précédent , sont d'im usage général ; néanmoins elles n'excluent pas d'autres feuilles plus légères, telles que celles du lierre, du néflier, du iiommier et du chêne; maiselles dominent et forment le type principal du style oglial primitif.
Au XIV* siècle, les petits chapiteaux sont devenus infundibuliformes , et sont ornés ordinairement de deux rangs de feuilles ainsi que les gros qui ont souvent perdu alors de leur élégance. Les uns el les autres sont moins simples que précédemment ; la manière s'y fait sentir.
Au XV' siècle, les chapiteaux sont en pleine décadence ; l'habileté avec laqtielle sont refouillées les feuilles qui les décorent, • ne parvient pas à leur donner une élégance qu'exclut leur forme trapue et quise raccourcit sans cesse. Ils disparaissent alors presque complètement: il en est peu de postérieurs à 1450.
« On appelle chapiteau symbolique celui dont les figures, avec ou sans mélange d'animaux, annoncent un m tention symbolique. [I est souvent fort difiîcile de distinguerces chapiteaux de ceux qui n'ont aucune signiflcalion et sont seulement dus aux caprices de l'imagination des artistes. » [Inst. du Com., 2'' cah.)
CHARDON (Feuille de). Nous avons déjà dit au mol Acanthe que la feuille de chardon était fort commune au XV° siècle ; on l'y retrouve en effet en abondance. Souvent elle est accompagnée de sa fleur.
ilialincteB dé chapileau ioan lans lourdeur.