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aussi riche que po.ssible ; et à propos de la richesse des ciboires, on cite toujours celui dont l'empereur Justinien fit don à Téglise de Sainte-Sophie. Il était en effet d*une grande magnificence : exécuté en argent massif et reposant sur des colonnes de vermeil, il portait à son sommet une boule d*or qui pesait 118 livres, et qui était surmontée d'un croix de même matière, garnie de pierres précieuses.
On voit encore d'anciens ciboires en Italie. Nous avons dit que ce genre d'ornement fut remplacé par les.baldaquins.
Le nom de ciboire désigne maintenant le calice qui renferme les hosties ; on Tavait donné au dôme surmontant les autels , parce que ce dôme avait la forme d'une coupe renversée.
CIMENT , m. Débris de tuiles , de briques et autres substances de même nature , qui, mêlées avec la chaux dans la proportion des deux tiers ou des trois quarts, forment un excellent mortier. La pouzzolane est un des meilleurs ciments connus.
CINQ-FEUILLES, m. Eitpression empruntée au blason. C'est une sorte d'ornement qui présente cinq lobes. (Voyez Rose.)
CINTRE (Plbin). Arc qui a la forme d'un demi-cercle. (Voyez Arc.)
CLAIRE-VCIE, f, Philibert Delorme semble indiquer parce mot, ces découpures à jour qui ornent les clefs de voûtes pendantes des monuments de style ogival tertiaire.
Claire-voie , suite de fenêtres qui forment l'étage supérieur d'une nef, et permettent à la lumière d'y pénétrer. (Voyez Clerestory.)
' CLASSIFICATION. La classification des monuments est, on le comprend, une chose dé la dernière importance. Il est absolument nécessaire qu'il y ait des expressions dont la signification parfaitement caractérisée permette d'indiquer, sans aucune obscurité, le style des édifices à décrire.
Il n'y a pas encore bien longtemps, l'architecture du moyen âge était dénommée d'une multitude d'appellations absurdes; celle de gothique était le nom générique ; mais on distinguait entre le gothique moderne et le gothique ancien qu'on appelait aussi architecture /om6arde, carlovingienne, saxonne et normande.
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Cette confusion d*expressions n'avait rien d'extraordinaire puisqu'on n'étudiait pas les monuments qui n'appartenaient point à l'art antique. Mais du moment où commença la. révolution s» heureuse, en partie effectuée de nos jours, on sentit le besoin de sortir du chaos qui existait, et on essaya enfin des classifications. M. de Gaumont, le premier, proposa, dès 1850, une classification claire, simple et très- rationnel le. Plus tard , en 1839, MM. Albert Lenoir et Léon Vaudoyer en donnèrent une autre dans les Études qu'ils publièrent dans le Magasin Pittoresque, C'est celle qui a été adoptée par le Comité des Arts ; elle diffère peu de la classification de M. de Caumont. Nous donnons les deux afin qu'on les compare ; comme ce sont les seules qui soient d'un usage général , nous ne ferons pas mention de quelques autres qui ont été proposées aussi / mais qui ne sont guère suivies que par leurs auteurs.