‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 45 sur 140 · COR · texte numérisé non relu

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paitiesqu'ony distingue : I , astragale. — N, gi^indes feuilles (les délails n'en sont point indiqués pour ëviter la confusion). — 1, petites feuilles. — V, ligettes. — CC, caulicoles. — R, fleuron ou rose. — T, volutes. — L, tailloir,

CORNICHE , /. KAiinion de moulures eu saillie à lii partie supérieure d'un mur, et soutenant le bord d'un toit.

Les premières corniches iwnf d'une grande simplicité; elH ii'olTreiit qu'un larmier soutenu par des modillons carrés ou eu

chanfre mais e déploen; u e gr de r chesse a I époqur delranston o elesson hargeesd emult ud dor emeni^ parm esqeso vo su ou les d bescetPS damiers.

Dans les monuments à ogives , le nouvel agencement des toiis tu abandonner l'usage des cmiiches ; on n'en retrouve plus, en efl'et, dans les constructions postérieures à la seconde partie du Xlll'siècle.oiidu moins elles sont arrivées à être si peudecliose qu'on peut leur conieslir leur nom.

■ Lorsqui- les cordons sont très-saillants, ou les nomme quelquefois corniches ; il nous semble que u'est un abus du mot. Les moulures qui l'ormenl la partie supérieure d'un piédestal son) aus.<ïi appelées cnink-hes ; mais employée ainsi , celte expression est JMSLiî, car ces monhireg couronnent le dé, comme une corniche ordinaire couronne un mur.

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CORMIER (Poteal) Celui qui fait l'angle, qui forme l'encoignure d'une construction en bois.

Les poteaux corniers des maisons du XV« et du XVI« siècle sont très-fréquemment ornés de sculptures consistant en une suite de figurines placées les unes au-dessus des autres, en niches garnies d'une statuette, quelquefois en arabesques, etc.

COTE,/. Synonyme peu usité de nprrwr^.

Les côtes d'une colonne cannelée sont les filets qui séparent les cannelurrs.

Les côtes de melon sont un ornement dont le nom peint la forme, et qu'on voit dans quelques chapiteaux romans.

COUDÉ. Se dit d'une barre de fer formant un angle droit.

COULOIR, m. On peut donner ce nom à ces nombreuses et étroites galeries percées dans l'épaisseur des murailles des grandes églises, et qui servent de communication entreleurs différentes parties.

COUPE, f. Dessin qui représente l'aspect qu'aurait un édifice s'il étail coupé en deux par une lame gigantesque. (Voyez la vignette de l'article Coupole,) Les coupes sont des dessins géomé- Iraux qui ont pour but de montrer les profils des murs, leur épaisseur, la disposition des étages, l'agencement des combles, etc. On ne peut comprendre bien un bâtiment dont on n'a pas la coupe. Les coupes s'appellent quelquefois profils.

Coupe des pierres. Cet art . qu'on nomme aussi art du trait et stéréotomie^ est celui qui apprend à donner aux pierres la forme qu'elles doivent avoir pour se soutenir avec solidité dans les positions qu'il faut qu'elles occupent. L'étude de la stéréotomie, basée sur la géométrie , a été portée au plus haut degré au XV* siècle et au XVl«, époque où les artistes se plaisaient à se créer de§ difficultés pour avoir l'honneur de les vaincre, sentiment qui leur-fit concevoir et exécuter des travaux vraiment surprenants, mais qui ne sont point toujours d'un goût irréprochable.

Dans la construction , coupe signifie inclinaison des claveaux. On dit ainsi : donner peu ou beaucoup de coupe à un voussoir, ()Our désigner que ses lits se rapprochent ou s'éloignent de la perpendiculaire.

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On appelle aussi pierre en coupe , celto iiui par sa Uiilln offre (le l'analogie avec un claveau.

Fausse coupe. (Voyez Faux.)

COUPOLE f. Voùle (jul a la rorme d'une demi-sphère ou d'un demi- sphéroïde. L'eilérieur d'une coupole, lorsqu'il affecir aussi. la fornie sphérique . se nomme dôme, il y n assez souvenl des coupoles qui ne sont pas recouvertes d'un dôme, mais il est très-rare de trouver des il6mes dont l'intérieur ne soit point disposé en coupole.

En France, ce n'eal que dans un très-petit nombre de monuments, qui datent du XI' ou du Xll° siècle, qu'on trouve des l'iemples de dômes, et l'érection parait en être due i une influence orientale : mais si les dûmes sont Tort rares, les coupoles le sont beaucoup moins, car un as!«z grand nombre d'églises romanes

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en montrent une à l'intersection du transsepl et de la nef. Au reste, il faut remarquer qu*on a souvent appelé coupoles des voûtes en arc de cloître^ ce qui est fort différent. (Voyez le mol Byzantin.)

COURBES, f. Pièces de bois courbes qu'on emploie dans les combles.

COURONNE D'AUTEL, f. Cercle d'orfèvrerie richement orné et qui servait à porter des lanternes on des cierges. Ce genre d'ornenient s'appelait en latin coronœ, phara et pharacan^ fhara; du moins, les différences (|u'»»xprimaient ces trois mots sont-elles malmenant à peu près impossibles à saisir. On sait seulement que pharacanthara désignait anssi une sorte de candélabre porté sur un pied.

Ces sortes de couronnes ou phares, qui quelquefois avaient la forme d'une croix , ont été très-longtemps en usage en France, mais on n'y en voit plus aucun. L'Allemagne, plus heureuse, en cx)mpte encore mi petit nombre, parmi lesquels celui d'Aix-la- Chapelle, donné par l'empereur Frédéric l*^, est fort remarquable par sa magnificence *.

COURONNEMENT, m. Tout ce qui couronne. Ce mot est h peu près synonyme 6' amortissement , quand cette expression est employée dans son sens le plus large

Les corniches sont nommées couronnements dans les Instructions du Comité des Arts, et on se sert aussi de cette expression pour désigner cette espèce de plafond qui surmonte communément les stalles adossées à une muraille, et les bas-reliefs ornant les clôtures de chœur.

COURONNER. En architecture, couronner signifie former la partie supérieure d'un objet, le terminer, ou bien encore le dominer en l'embrassant.; ainsi on dit: Cette tour est couronnée par des créneaux. — Ce clocher est couronné par une lanterne. — C^s deux petites ogives sont couronnées par un plein -cintre .

COURS , m. Suite de pierres posées bout à bout.

< Voyez la 6e partie du Cours d' AnliqvUé$ «le M. de Canmont, page IS4.

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COURTINE , f. Partie de muraille qui se trouve entre deux bastions.

Les courtines avaient leur parapet ordinairement garni de créneaux ; mais elles étaient plus rarement munies ^e mâchicoulis; en effet, dans un front, la courtine étant la partie la plus forte, elle a moins besoin de moyens de défense que les autres.

Le mot courtine a aussi quelquefois, mais rarement , été employé pour bas-côté.

COUSSINET, m. Premier claveau d'un arc ou d'une voûte; on rappelle aussi Sommier. ( Voyez la dernière vignette de Tarticle Arc^ page 52.)

COUVENT. (Voyez Monastère.)

COUVERCLE (de pont). (Voyez Font.)

COUVRE-JOINT , m. (Com.) Les Romains employaient surtout, pour couvrir lesédifices, des tuiles plates à rebords (tegulœ), dont les joints étaient recouvert*^ par d'autres tuiles ayant la. forme d'un demi-cylindre creux, et qu'on appelait imbrices. C(^ sont ces dernières qu'on nomme couvre-joint ; on en trouve dansquelques monuments à plein-cintre du Midi.

CRAMPON, m. Pour relior les pierres on s'est souvent servi, et on se sert encore, de morceaux de fer crochus des deux bouts et qu'on nomme crampons. (Voy<'zla vignette représentant Vopm reiiiicium à l'article Appareil^ page 15.)

CRÉDENCE , f. Sorte de niche pratiquée dans la muraille , près d'un autel , et pourvue d'un bassin nommé piscine^ dans, lequel le prêtre, avant de célébrer la messe , se lavait les mains , sans doute jiar allusion au 6« verset du psaume XXVI.

On voit beaucoup de crédences divisées en deux par uncî <ablette T (Voyez la vignette de la page 113) sur laquelle on posait sans doute les objets nécessaires à la célébration du sacrifice de la messe. La partie inférieure contient la piscine P qui est percée d'un trou par lequel s'écoulait l'eau rejetée au dehors, après avoir traversé le mur, par une de ces gargouilles fantasticjuesque les artistes du moyen âge aimaient tant à imaginer.

Il y avait quelquefois deux crédences, dont l'une, celle de gau-

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