CRÉ
che, servait comme d'armoire pour les livres sacrés. On'voit aussi
Crédeiico de la fin Ju XVe «iécle.
beaucoup de crédences sans piscine, et placées loin des autels, dont il n'est pas aisé de déterminer Tusagè.
Les plus anciennes crédences datent de la fin du Xll^" siècle. Elles ont été fort communes dans les siècles suivants.
Les armoires destinées aux mêmes usages que les crédences , portent aussi ce nom.
CRÉNEAU , m. Les parapets des anciens châteaux sont surmontés, de distance en distance, de petits piliers de pierre MM nommés merlons; Tintervalle G qui les sépare est ce qu'on nomme un créneau; il servait à tirer sur Tennemi, tout en étant en grande partie à Tabri de ses coups. (Voyez la vignette, à la page 114.)
Gomme toutes les fois qu'il existe des merlons il existe aussi des créneaux^ ce dernier mot, employé au pluriel, exprime ordi-
il4 CRÈ
nairemetit la réunion des deux choseR, de sorle qu'il n'y a pas d'incorrection àdire qu'une four est couTonnée de créneaux; mais il ne faut jamais perdre devuequ'un créneau esU'enlaille, ri'm>
hrasui'e , et que c'est le merlon i]ui est la saillie. Nous Taisons cette réflexion, parce qu'il est beaucoup d'arcliéolognes, même parmi les plus distingués , qui prennent le merlon pour le créneau, ce qui produit de l'obsrurilé dans leurs descriptions.
CRÉNELÉ. Garni de créneaux.
La freite crénelée, qu'on a nommée ainsi en Angleterre parce qu'on lui a trouvé de la ressemblance avec descréneauï, est une moulure romane fort commune dans le nord-ouest de la France. (Voyez Frette et Maulures.)
CRÉPI , m. Enduit de mortier étendu sur la surface des murs de moellon.
CRÊTE, f. Ornement découpt, à jour, et i(ui orne le sommet d'un toit. On le nomme aussi ari>le
s crêtes on pierre sont un genre de décoration fortgracii