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PRÉFACE. XI

basiliques pour lesquelles nous sentons un amour qui va jusqu'au fanatisme, ce n'étaient pas seulement les architectes savants et les sculpteurs habiles qui réalisaient son projet, c'était aussi l'infime maçon et le manœuvre plus infime encore : notre ambition se borne à désirer qu'on veuille bien assimiler notre travail au travail humble, mais profitable, de ce dernier.

10 avril 1845.

Nous n'avons pas indiqué les fautes typographiques qui se sont glissées dans cet ouvrage, parce que nous savons que les tables d'erratas constatant ici l'omission d'une lettre, là Tadjonction malencontreuse 4'une autre, ne sont presque jamais consultées par personne, el que nous sommes persuadé d'ailleurs que le lecteur suppléera sans difficulté aux oublis, comme il fera justice des additions &utives. Nous nous bornerons donc à attirer son attention sur deux erreurs plus grandes, dont l'une dénature notre pensée sur un travail important et que nous estimons :

Page 7, ligne 23, au lieu de « les tour:; penchées de Pise sont, » il faut lire : « La tour penchée de Pise est. »

Page ^, ligne 19, du renvoi, au heu de «sur la naissance de l'ogive et du plein-cintre, » il âiut lire : « sur le mélange de l'ogive et du plein cintre. »

DICTIONNxiIRE

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ABAQUE, m. Ce mot dérive du grec "'Aêa^, une tablette couverte de poussière, sur laquelle les mathématiciens traçaient leurs figures. On donne le nom d'abaque ou de tailloir à la partie supérieure d'un chapiteau, A celle qui forme son couronnement. (Voyez la première vignette de Tarticle Colonne,)

Dans l'architecture romane, les abaques des colonnes et des piliers sont presque toujours carrés et composés d'une plinthe et d'un chanfrein. Très -fréquemment ces deux membres sont séparés par une sorte d*anglet, et, dans un grand nombre de cas, le chanfrein est remplacé par un cavet plat, A l'époque de transition les tailloirs des grosses colonnes se creusent souvent sur leurs tranches, de manière à ce que leurs contours ne soient plus déterminés par des lignes droites, maïs bien par quatre arcs de cercles, et les arêtes des angles s'abattent. C'est là un

acheminement à la forme octogone, qui devient commune à partir de la seconde moitié du XIII* siècle, mais seulement pour les

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abaques Jes coloniiettes, particulièrement de celles qui sont isolées. Les tailloirs, dans le style ogival, sont ordinairement d'une l>randc légèreté, mais leurs types sont trop multipliés pourqu'on en puisse généraliser la description.

En France, on ne trouve pas un grand nombre de tailloirscirculaires ; ils sont plus communs en Angleterre, où ils indiquent le XIII' siècle.

« Lesouvrjers,dit Mauclerc, appellent aussi oôa^ue un ornemej il gothique qui a un (llet ou chapelet, lequel est la moitié de la laideur de l'ornement, et que l'on nomme le flietou le chapelet d& l'abaque (Harris). » ' Dtct. de Trévoux.

ABAT-JOUR, m. On appelle ainsi une fenôtre dont l'appui V, c'esl-à-di)ti la parUe inrérieure, le plafond N, c'est-à-dire la partie supérieure, et souvent les tableaux LL, ou parties latérales, sont taillés obliquement, de manière h ce que, intérieurement, la baie soit plus grande que extérieure ment.

Les fenèlies des édifices romans offrent généralement celle disposition, qui a pour but de laisser pénétrer le plus de lumière possible. Elle se retrouve aussi dans les monuments à ogive : -mais là, le plus souvent, elle est purement ornementale et sans utilité réelle, car on lavoilTréqucmmentà l'extérieur seulement. Au XIII' et au XIV siècle, cet arrangement est remarquable

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