‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 51 sur 140 · DÉ · texte numérisé non relu

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de la statue qu'elle renferme. (Voyez la vignette de Tai-t. Niche.) Cfe genre d'ornement , qu'on appelait jadis tabernacle , commence à se montrer dans le XII® siècle, et à partir du XIIl* il a été extrêmement comniun dans tous les monuments religieux, csLT presque toutes les statues qu'on y voit en sont surmontées. Il a d'abord été fort simple et lourd , et formé d'une réunion de petites tourelles ; mais son ornementation a toujours été ga- ' gnant en richesse et en élégance jusque vers la fin du XV® siècle où, avant de se gâter par le goût de la renaissance, elle a présenté des types d'une grâce exquise. Les dais étaient alors formés d'une petite voûte à nervures, que surmontait une haute pyramide toute déchiquetée.

Le mot de dais s'emploie fréquemment pour désigner l'abatvoix d'une chaire, ou le couronnement d'une stalle.

DALLE, f. Tranche de pierre dure dont on s'est toujours beaucoup servi pour paver les églises, les cloîtres, etc.

Les dalles, lorsqu'elles recouvrent des sépultures et portent une inscription, sont nommées pierres tombales.

DAMIER, m. Moulure romane composée de petits carrés alternativement saillants et creux. On la retrouve surtout dans les corniches.

DANSANTE (Marche). Une marche est dite ^an^an^e, lorsqu'elle est moins large de côté du limon que de l'autre; conséquemment, toutes les marches d'un escalier en limaçon sont dansantes.

DÉ, m. Partie principale d'un piédestal, celle qui, ordinairement nue, est située entre sa base et sa corniche. (Voyez Ordre.)

On nomme généralement dé tout membre nu en forme de parallélipipède, qui est élevé sur un socle et couronné par une table ou corniche.

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DÉBITER. St.ier delà pierre ou du boisd'après certaines dimensions commandées par les travaux à exécuter.

DÉCHAPERONNÉ (Mur). Qui a perdu son chaperon.

DÉCHARGE (Arc de). Celui qui est pratiqué au-dessus d'un linteau pour le soulager. (Voyez la vignette de Tart. Linteau.)

DÉCHAUSSÉ. Un mur, un bâtiment est déchaussé lorsqu'il laisse voir le haut de ses fondations.

DÉCHET, m. Perte qu'éprouvent les matériaux lorsqu'ils sont mis en œuvre, et qui varie beaucoup suivant la forme à leur donner. On comprend qu'il n'y a que peu de déchet en taillant les pierres parallélipipèdes qui forment les assises d'un mur ordinaii'e, et qu'au contraire il y en a beaucoup lorsqu'il s'agit de découper celles qui forment les courbes dont se compose le réseau d'une fenêtre rayonnante. Savoir employer ses matériaux de manière à n'avoir que peu de déchet, est un des premiers talents d'un appareilleur.

DÉCORATION, f. (Voyez, à l'art. Ornementation, la différence qu'il faut faire entre ce mot et celui de décoration.)

DÉFILEMENT (Mur de). Dans l'architecture militaire moderne, on nomme défilement le système au moyen duquel on préserve une partie de fortification de l'enfilade ; par assimilation , dans un numéro du Bulletin monumental, on a, en décrivant un ancien château, employé l'expression mur de défilement, pour indiquer une construction destinée à faire en sorte que les projectiles des assiégeants ne pussent que passer au dessus de la tête des assiégés.

DÉGAUCHIR. C'est ébaucher la taille d'une pierre.

DÉLIT, m. Une pierre est en délit lorsqu'elle est posée à contre-sens de son lit de carrière , ce qui diminue beaucoup de sa force.

DÉLITEMIENT, m. Action de déliter. — Lorsqu une pierre se fend d'elle-même, ce qui se voit souvent, cet accident s'appelle aussi délitement.

DÉLITER. Pour une piern- en délit. — C'est encore la fendre suivant son lit de carrière.

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