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FAITAGE, m. Pièce de bois angulaire placée au sommet d*un comble, et sur laquelle portent les chevrons. (Voyez Comble.) Par extension, faUage signifie généralement le sommet de Tangle que fontie un toit.
FANAL DE CIMETIÈRE, m. (Aussi Colonne ou Phare.) C'est M. de Caumontqui, le premier, a attiré Tattention sur ces sortes de constructions dont il n'existe plus qu*un petit nombre. Elles consistent dans une espèce de pilier creux, plus ou moins gros» de forme ronde, polygonale ou carrée, souvent garni de colonnes engagées, et toujours percé à son sommet d'ouvertures qui permettaient à la lumière qu'on y plaçait, d'envoyer ses rayons
Faaal de Ciroo (Ia4r(r).
dans toutes les directions. Ce pilier était porté sur un socle ordinairement garni d'un autel de pierre, servant sans doute aux cérémonies funéraires. Quelquefois le fanal surmontait le toit d'une petite cha(>elle où on officiait en certaines circonstances.
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On croit que ces fanaux, dont la plupart sont du XII^ siècle et dont aucun n*est antérieur au XI^, sont des fondations pieuses destinées à rappeler le respect dû aux morts. On a retix)uvé des documents relatifs aux rentes constituées pour leur entretien.
FASCE (Blason), f. Bande qui traverse horizontalement le milieu de Técu.
FASTIGIUMM. Mot latin qui signifie principalement le faite d'un toit, et qu'on emploie quelquefois pour désigner toute une ferme de comble.
FASdICULÊES (Colonnes). Celles qui sont réunies en faisceau. (Voyez ce mot.)
FAUX. Cet adjectif se joint souvent à d'autres mots pour marquer qup Tobjet dont il s'agit est seulement figuré ; ainsi on dit : Fausse- fenêtre, fausse -porte, pour faire comprendre que cette fenêtre ou cette porte n'est pas percée réellement. On nomme arcatures les fausses arcades.
FAUSSE-COUPE. Il y a fausse-coupe lorsque les joints de tête d'un claveau, an lieu d'être perpendiculaires à la douelle,* lui sont obliques, en d'autres termes, lorsqu'ils ne tendent pas au centre d'ouest décrit l'arc de cercle qu'ils forment. — On appelle également fausse-coupe, celle qui, n'étant qu'extérieure, dissimule celle de l'intérieur, laquelle assure la solidité de la construction, tandis que l'autre ne sert qu'à l'orner.
Clavaau à fauMe<coupe.
Porter à faux de, c'est le contraire de porter à plomb de, (Voyez Aplomb.)
FENÊTRE /. Ouverture destinée à laisser pénétrer la lumière dans un bâtiment.
Les plus anciennes fenêtres sont assez petites, constamment
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en plein cintre, et ordinairement dépourvues d'archivolte, tout au plus ornées d'une simple moulure. Au XI* siècle, elles montrent encore la môme simplicité, et sont presque constamment évasées à l'intérieur, disposition commune antérieurement, et générale au XH* siècle, époque à laquelle les fenêtres, devenues plus grandes, présentent souvent des ornements, mais toujours beaucoup moins nombreux que ceux des autres baies.
Un des plus grands changements amenés par le style ogival, c'est celui qu'il effectua dans les fenêtres, dont les dimensions, restreintes jusqu'alors, devinrent très-brusquement considérables, au moins en hauteur. En effet, dès la fin du XII* siècle, les fenêtres s'allongent d'une manière surprenante, en se terminant par une lancette ou un trèfle. Bientôt elles s'unissent deux à deux, et se couronnent d'un seul arc, à l'imitation des baies géminées à plein cintre, et, comme quelques-unes de ces dernières, offrent un trèûe ou un quatre-feuilles percé au milieu de ce triangle curviligne dessiné par l'intrados du grand arc et les extrados des petits. Puis les parties pleines vont sans cesse en s'amincissant ; le trumeau du milieu se transforme en colonnette, et la fenêtre ogivale est décidément caractérisée dès le premier quartdu XIII* siècle. A partir de cette époque jusqu'à la renaissance, les fenêtres n'ont pas cessé d'augmenter en largeur, et un peu aux dépens de leur hauteur, de sorte que celles de la fin du XV* siècle ont tout à fait perdu la forme élancée qui distinguait les fenêtres au commencement du XIII*.
Jusqu'à la décadence de Tarchitecture ogivale , les fenêtres, à fort peu d'exceptions près, sont en ogive ; cependant dès le XIV* siècle, on trouve dans les châteaux, des fenêtres rectangulaires , divisées en quatre parties par des croisillons. Ces fenêtres, qu'on ne voit jamais dans les monuments religieux, deviennent extrêmement communes dans les édifices civils dès la fin du XV* siècle. (Voyez CroisiUon.)
L'agencement du réseau des fenêtres du XIV* siècle leur a fait donner le «nom de rayonnantes; un motif semblable fait appeler flamboyantes celles du XV*.
Les fenêtres composées sont celles qui sont formées d'une
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grande quanlilé de petites fenéli'es distinctes, pourvues de meneaux et groupées en étages décroissants, au moyen de précinctions horizontales. (Com.)
La vignette que voici, et qui est la représentation d'une fenêtre du XlVosiëcle, indiquera, au moyen de l'explication qui suit, quelles sont les différentes parties dont se compose une fenêtre. Sur le dessin nous n'avon:^, à dessein, indiqué les détails que d'un côté.
Une fenêtre est formée par une baie dont les jambages ou pterfjdToils A servent d'appui à un arc 0, qui forme la fermeture de la baie. L'intrados F de cet arc, qui est biais ici, se nomme plafond -. comme il est décoré de moulures , on peut lui donner le nom d'urcAffoUe. Entre cette archivolte et une horizontale passant par ses naissances, existe un espace triangulaire, c'est le tympan, qui est rempli par la 6ro(/me dite également réseau IP.
Les parties latérales & de la fenêtre sont ses tableaux; ils sont ici biais comme le plafond, et décorés de colonneltes en retrait. — E i>st un meneau divisant la baie de la fenéb'e en deux parties VV qu'on appelle jour», et dans l'un desquels est un frap-
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ment H û'amuUure de verrière. — C indique ce qu'on nomme Vapfmi ; il est en talus ici. — La partie de mur L, qui est au-des* sous de la fenêtre, constitue son allège.
(Voyez pour d'autres détails relatifs aux fenêtres, les mots Jf^^ neau. Broderie, Tableau.)
FENESTRATION, f,, OU FENESTRAGE, m. Ensemble des formes, de la disposition et de Tarrangement des fenêtres d'un édifice.
FER A CHEVAL (Arc bn). Celui qui est formé de plus de la moitié d'un demi-cercle. (Voyez Arc.)
FERME , /. Ensemble des pièces de bois qui forment un comble, et supportent les pannes et les chevrons. On appelle demi- fermes, celles des loits en appentis.
FERMMETURE DE 9AIE , f. Arc ou linteau qui couronne une baie.
FERRURES , f. C'est le nom qu'on donne à ces ornements en fer qui décorent les portes d'églises, figurant ordinairement des enroulements.
Il n'est pas de ferrures qui remontent plus haut que le XI* siècle; celles de cette époque portent un singulier caractère de barbarie. Au xn« siècle, il y a progrès évident; enfin, au XIÎÎ*, on était arrivé à posséder une grande habileté dans ce genre de travail, ainsi que le prouvent les arabesques des portes de la cathédrale de Paris *.
L'usage des ferrures a été en partie abandomné au XV« siècle, pour la sculpture sur bois dans laquelle on excellait alors.
* Voyez (a 1 9« livraison de la Statittique fnonufnentale de Parité dans laqaelle ces ferrures sont admirablement reproduites.
C*est une idée deux fois heureuse que celle d'avoir créé un recueil destiné à sauver de Toubli ces monum^ents si intéressants dont Paris voit chaque jodr diminuer le nombre, et d'avoir donné la direction de ce recueil au fils de Tillustre fondateur du Musée des monuments français, où tant de précieux débris trouvèrent un refuge contre les ravages d'une colère aveugle et les excès bien autrement blâmables d*un engouement aussi exclusif que slupide. Au reste, si Ton peut voir dans ce choix une sorte d'hommage rendu à la mémoire d Alexandre Lenoir, il faut, avant tout, y voir un acte de justice. Personne^ en ef-