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FESTONS, m. On appelle ainsi, ou contre arccUufes décou^ pées (Corn.), de petits arcs, ordinairement en ogive et subtrilobés, décorant Tintrados des arcades on le rampant des frontons, et qui sont d'un effet délicieux, par leur légèreté excessive qui lésa
fait souvent comparer à de la derttelle, et leur a fait donner le nom àe festons.
Les festons se voient dès le XIII® siècle , mais ils sont trèsrares avant le XV«, où on les trouve en grand nombre.
FEUILLES, /. *Ge serait sans doute un travail bien curieux que celui qui consisterait à classer les feuilles d'espèces si variées, qu'on rencontre en si grand nombre dans Tarchitecture chrétienne ; malheureusement les tentatives déjà faites à ce sujet n'ont eu que trop peu de succès pour laisser beaucoup d'espoir. Il parait que les artistes du moyen âge ne copiaient pas la nature servilement, mais qu'ils l'arrangeaient suivant leurs besoins. C'est là, comme on le voit , un grand obstacle à une classification : mais il en est un autre tout aussi peu surmontable, c'est la similitude de formes que présentent entre elles des feuilles appartenant à des plantes fort diverses. On conçoit bien que le botaniste, qui peut étudier les moindres détails des feuilles , saisisse
fet, plus qae Théritier de son nom et de ses recherches, n*élait capable de s*acquiUer dignement de la tâche qui lui est confiée : les longues et vraiment profondes études quMI a faites de toutes les périodes de Part, son goût éclairé, son talent comme arUste, tout enfin le rendait digne de sa mission. Aussi son splendide ouvrage, dont il poursuit la conUnuation avec ce^èle qu*il apporte dans tous ses travaux archéologiques, est-il le plus beau monument graphique qu'on ait encore élevé, en France, à l'art national.
VEV
les différences qu'elles offrent; mais comment rarcbéologue pourrait-il en faire autant? Les feuilles de pierre n'ont qu'une grossière ressemblance avec les feuilles de ta nature , et on n'en peut guère deviner l'e^iëce que par l'aspect de leur ensemble ; de sorte qu'il y a, À n'en pas douter, des feuilles sculpta aux quelles on peut appliqucrdix noms diflërents, et tous avec autant de raison les uns que les autres.
CependanI, il existe quelques feuilles dont l'espèce estasseï évidente; parmi celles-U, les plus aisées à reconnaître sont celles de cbou ,, de chardon et de vigne , toutes les trois propres au XV" siècle ' ; mais la manière capricieuse, et élégante au reste , dont elles sont galbées, prouve encore ce que nous disions tout à l'heure , qu'au moypii âge on imilait plus ou moins, mais qu'on ne copiait pas.
Dans l'architecture ogivale on cite encore: les feuilles de
, n° t ; de lierre, n'S ; de cerisier, de pommier, de roseau.
lu XIII'' ex ■■ XIV° siidc.
de bouKn-d'or, de houj; , de cbicorée. de mauve, de renoncule.
de fraisier, de quinte-feuille, n« 1 ; de vigne vierge, n*'2;dB
marronnier, de berce, d'iris, de néflier, d'œillet, de ctaàl^gnier, iJtï |iin, de sycomore, d'armoise, de rosier, etc., etc.
On remarque que les noms que nous venons de dire, appartiennent tous A des plantes iniligènes ; au contraire dans l'architecture romane , les feuilles ofTrent plutôt des types de convention, qui ne sont souvent que des réminiscences de l'antique : ainsi des imitations Je l'acanthe. Mais on retrouve aussi et trësfréquemment, une espèce de feuille qu'on appelle feuille d'eau ou feuille grasse et qui rappelle beaucoup celles qu'on voit sur les chapiteaux des monuments égyptiens. La feuilleàcrocbet (Voyei Crochet) estaussi fortcommuneauXll' t^iècle; et à la même époque 1<'S feuilles en général sont souvent bardées de perles, c'est-à-dire qu'il s'en trouve sur leurs nervures etquelquefoissurleurs bords. tes perles sont fréquemment remplacées par des trous.
On nomme feuilles de refend ceWesàonl les bonis sont décou-