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pés comme l'acaothe et le persil. (Voyez ces deui muts.) Quant aux feuilles grasses el aux feuilles d'eau dont il estai fréquemment question dans les descriptions , il n'est pas fort aisé de les caractériser d'une manière très-positive, car on les prend Jt peu près louiDurs les unes pour les autres , el dans beaucoup de cas il n'existe aucune dittèTence i faire entre elles; mais il en est d'autres oii ellies peuvent être distinguées. Voici, ce nous semble, ce qui peut leur servir de critérium : si les feuilles grasses sont parfois absolument semblables aux feuilles d'eau, elles peuvent aussi être très-allongées et étroites, et avoir leurs bords incisés ; tandis que les feuilles d'eau , comme celles du nénuphar , sont, auconirmre, toujours larges et arrondies, ou tout au moine de forme iancéotée. Qu-int à la différence d'épaisseur qui existe entre les deux types dans la [lature, elle est nulle ordinairement dans les monuments ; cependant, quand on rencontra des feuilles laides dans le genre de celle-ci, et qu'elles sont peu épaisses et
fournies de nervures, il vaut mieux, par analogie, les appeler feuiUet d'eau que feuillu grasse» , ce dernier nom comportant l'idée d'une texture charnue et sans nervures. Néanmoins, k vrai dire, ces distinctions sont peu importantes, puisqu'on est dans l'impossibilité de les éublir il'une manière bien nette.
On a appelé feuilles de fougère le dessin que présentent un grand nombre de balustrades de la fin du XV° siècle, etdontia vignette de l'article Balustrade offre un spécimen.
Les feuilles, dit-on dans les JnsirucUons du Comité des Arts,
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peuvent être incisées (découpées par des incisions aiguës et étroites), laciniées (allongées en lanières étroites et découpées irrégulièrement), lyrées (dont la partie supérieure du disque est entière, tandis que Tinférieure se divise en lobes qui vont en décroissant) , runcinées (bordées de dents semblables à une large scie), lobées (divisées en plusieurs lobes par des sinus profonds), sinuées (ayant des échancrures arrondies), frisées (crépues, recourbées aux extrémités), pinnatifides (divisées en segments semblables à des ailes) . Ces distinctions pourraient être portées plus loin, mais ce serait évidemment sortir du domaine de rarchitecture pour entrer dans celui de la botanique.
FEUILLAGES , m. Ornements figurant des feuilles..
FEUILLt. Garni d'une feuillure.
FEUILLURE, /. Entaille rectangulaire pratiquée dans le tableau d'une baie, à la partie intérieure. (Voyez la dernière vignette de Tarticle Arc, page 32.)
Il ne faut pas confondre une feuillure et une rainure ; uqe feuillure est formée de deux plans ; une rainure, de trois.
FICHER. C'est l'action de faire entrer du mortier clair entre les joints de pierres posées et calées.
FILET , m. Petite moulure carrée, aussi nommée listel. (Voyez Moulure.)
FILOTIÈRES , f. Ce mot est synonyme de bornes de vitre,
FLABELLIFORIME (Moulure). Qui a la forme d'un éventiil.
FLAMBOYANT. M. Leprévost a proposé cette expression pour qualifier le style architectural du XV® siècle ; elle peint, en eflet, fort bien les formes que présente le réseau des fenèt^es de cette époque, mais elle n'est a[>plicablo qa*à cette particularité.
Les archéologues ont souvent été sévères pour le style flamboyant. On aïKmuné son élégance de la manière, et la multiplicité de ses ornements de la confusion ; nous ne saurions partager cette sorte de puritanisme artistique. Sans doute le style ogival tertiaire est moins sévère, moins imposant que celui du XHI*" siècle, et conséquemment convient peu^étre moins [)0\\t les constructions religieuses; mais, en revanche, il est infiniment préférable pour les constructions civiles , car dépouillé de celle espèce
de raideur et de sécheresse qu'tm remarque quelquefois dans celui qu'on lui oppose,' il se prâte avec la plus merveilleuse Tacilîté aux exigences de l'arcbitedure domestique, à laquelle il commuDique d'ailleurs une gr&ce indéflnissable et à laquelle, certes , rien ne peut être comparé.
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FLANC, m. Parties latérales d'un iMislioii, ordinairement piirpendiculaires a la uourtine.
FLANQUER. Garnir sur les cdlés. On dit donc d'une l&çadt; qu'elle est (Umquée d« deux tours, lorsque ces deux lours la ter- ' mineot l'une à droite, l'autre à gaucbe.
En style d'ingénieur militaire, ce mot s'emploie pour désignir qu'une partie a vue sur une autre et luisertdedélèDse: la courtine est flanqitée par des bastions.
FLÈCHE, f. PyriuQide en bois ou en pierre qui surmonte ordinairement un clocher et le termine, etquelqutfois s'élève d'un toitd'église. (Voyez Clocfier.)
Les flèches furent d'abord <les pyramides quadrangulaires Tort basses ; au XI' siècle, c'était leur disposition générale ; mais au Xli* les constructtiurs montrèrent presque tout à coup une hardiesse des plus grandes ; ctHiservant encore la forme carrée dans les églises peu importantes, mais la remplaçant souvent par l'octogone dans celles de grandes dimensions, ils élevèrent des flè-
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cbes empreintes d'un singulier caraclëre de puissancH f t de majesté, jusqu'à plas de œnl mâtres au-dessus du sol. C'est aussi à cette époque que les imbrications et les conlni-imbricationB commencèrent à se montrer dans la décoration des flèches, qui étaient ordinairement garnies à leur naissance de clochetons dont les rudiments s'étaient déjà montr<^s dans le siècle précédent, et
dont l'un des usages était de racheter la différence de formes qui existait entre le clocher carré et la flèche polygonale.
L'architecture t^ivale, qui modifia si prorondémenl toutes les dispositions adoptées avant elle, ne produisit pas de diangemenl remarquable dans les flèches. Leur aspect général, auXIII'sîëcJe, futle même que vers la fin du XII*; seulement, les arcs changèrent de nature et les clochetons se multiplièrent. Au X|V° siècle, l'ornementation augmente beaucoup; les imbrications disposées par tones se maintiennent , mais les espaces laissés entre elles » percent de trèfles et de quatre-reuilles. Des crochets gamissenl les arêtiers toriques on usage depuis deux cents ans, et pour la première fois les flèches s'embellissent d'une balustrade à jour à leur naissance. Au XV' siècle , les flèches abandonnent tout i fait les types adoptés généralement jusqu'alors ; elles conserrenl hien les clochetons, mais ceux-ci en sont tout à fait séparés et ne s'y rattachent que par de petits arcs-boutanis qui franchissent
z considétiible qui existe cnlrp la balustrade qui fou-
roiine la lour «l lahase.de lapyramide, devenue grêle, maisd'unc légèreté exc^sive. Les flèches de la dernière (xiriode de l'architecture (^ivalesont pput-eire moins imposantesquecellesde la première, parce que leurs lignes sont trop compliquées ; mais elles atleignent le plus haut degré d'élégance possible, de même que quelques-unes d'elles surpassent par leur taille gigantesque tous les autres monuments du glohe, à l'exception d'un seul : il n'y a en effet que la masse énorme de la plus grande des pyramides d'Egypte qui atteigne et surpasse de quelques pieds le prodigieux clocher de la cathédrale de Strâshourg, ce chef-d'œuvre d'architecture le plus merveilleux qu'il existe.
On appelle encore flèckes, les poutres qui servent de leviers à un pont-levis.
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FLÈCHIËRE, f. Nom de ces feuilles dVan qui oITrent de la ressemblance avec un fer de flècbe.
FLEURS, /. Les fleurs lîgurent quel(|iiefois dans les r de l'architecture ogivale ; celles qu'on y voit le plus souvent sont les roses d'abord, puis les autres fleurs dont les pétales sont découpés en lobes, comme la pervencbe.
FLEURETTE. Petite fleur
FLEURI. A canse de la richesse de son ornementation, ou a appelé gothique fleuri, le Style (^ival du XV siècle; pour la même raison on a aussi nommé fleuri, le style roman du Xll".
FLEURON, m. Petit ornement qu'il est impossible de définir, parce qu'il pi-ésenlc une multitude de types complètement ditTé-