‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 71 sur 140 · FRO · texte numérisé non relu

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prototype; mais peu À peu, les exigences Ju climat le tirent élever, et il finit par devenir un pignon ou gable. (Voyez ces mots.) Dans les monuments romans du Midi, le peu de lianteur qu'il atteint encore souvent au XII* siècle rappelle son orïftine.

Dans l'architecture ogivale, les arcs grands ou petits sont Irès-rréquemmenl surmontés d'une surface triangulaire qu'on nomme aussi fronton. Ces front^>ns Turent d'abord pleins;

mais d68 le milieu du Xllf siècle ils furent percés de trèfles ou de roses pcrfylobées couronnée d un bouquet à leur extrémité, el garnis de awliels W long de li iirs rampanls. Dans les deux siècles suivants leur ornementation ne cessa de devenir de plus

en plus légère, de sorte qu'au moment où là Renaissance arriva, ils ne présentaient souvent plus qu'une véritable dentelle de pierre. Un des plus élégants de ce dernier genre est celui de Saint-Michel-de-Vaucelles, àCaen\ comme un des plus intéressants et des plus beaux est celui de la porte principale de la cathédrale de Reims.

A répoque de décadence der Tarchitecture chrétienne, on imagina les frcmbms brisés^ c'esl-à-dire dont les rampants présentent deux pentes. Ces frontons sont généralement de mauvais goût.

FRUIT, m. Lorsque la face d'un mur n'est pas parfaitement verticale, mais qu'elle présente une certaine inclinaison en arrière, destinée à augmenter la solidité du mur, on dit que celuici a du fruit. Au contraire, lorsquMl penche en avant, ce qui ne peut être que le résultat d'un vice de construction, son inclinaison se nomme contre- fruit ou surplomb.

FRUSTE. Se dit d'un bas-relief, d'une médaille, etc., dont les détails sont devenus, par l'effet du temps ou des mutllatioos, difficiles à saisir, à distinguer.

FUSEAUX , m. Ornements fuselés que présentent quelques chîipiteaux romans.

FUSELÉ. En forme de fuseau. (Voyez Fût,)

FUT, m. Partie d'une colonne comprise entre la base et le chapiteau. (Voyez la i""® vignette de l'article Coionne.)

Les fûts de la période ogivale sont ordinairement cylindriques et toujours unis; mais les fûts romans présentent quelquefois des formes bizarres et sont souvent chargés d'ornements.

Ur) fût peut être simple ou composé , c'est-à-dire Ibrmé de plusieurs fondus en un seul.

« Sous le rapport de la forme , disent les Instructions du Comité des Arts , un fût peut être fufielé » A (dont le diamètre du milieu est plus grand que le diamètre inféru^ur et supérieur qui sont égaux entre eux) ; — renflé, B (dont les diamètres supérieur inférieur et du milieu sont inégaux, le premier étant le plus petit et le dernier le plus grand) ; — en balustre , C (qui offre un ren-

1 II y a une admirable f^raviire de ce fronton dans Pagin's ÂrchiUclural nniiq\»Uie$ nf Sormandy.

flemenlverssapartieiDférieurejj^yiintiriqwe, D(doiit lesdiamè-

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1res sont égaux) ; — conique, E (qui va en diminuant depuis le bas jusqu'en haut).

" Sous le rapportde sa disposition, il peut être simple (1), —

{%),— entrelacé (5). - brisé (4),~ noué (S),- onneté' (6).

« Sous le rapport de sa surface, il peut être lisse^ — cannelé avec rudentures (i) , — ou sarw rudentures (2), verticalement, horizon-

talomentou en spirale (3), — losange (A), — strié,— goufrê (5), —

wronné (6, 7) , — contre chevronné (8), — tordu, — rubanné.

imbriqué (9), — contre -imbriqué, — natté, — (jodronné (10),

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fretté, chargé d'enroulements, d'entrelacs, d'animaux ou do

sonnages rampants autour de lui, ou d'une figure humaine

[âgée ; ij peut même être remplacé par cette figure. » (Voyez

'iatide,)

-.es fûts peuvent encore ètn» torses, c'est-à-dire contournés ei>

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