ACA
les commodités qui pouvaient convenir à la resiaence d'un baron spirituel. Il était généralement situé au sud-ouest de Féglise, dans laquelle Tabbé pouvait se rendre au moyen d'un passage particulier qui s'ouvrait dans le cloître.
On désignait sous le nom de palais abbatial les abbayes de fondation royale.
En 1790, un décret de l'Assemblée nationale supprima les abbayes'; un second décret de 1792 ordonna la vente, par lois séparés, de leurs bâtiments. C'est à cette circonstance qu'on doit la destruction presque complète, de tous les monastères dont la France était couverte encore à l'époque de la révolution. On comptait alors 1,147 abbayes, dont 126 régulières d'hommes, 308 également régulières de femmes, et 713 en commende et à la nomination du roi.
Parmi les plus célèbres abbayes, il faut citer celles de Cluny, de Clairvaux, de Saint-Denis, de Saint-Ouen, de Jumièges, de Saint-Wandrille, et de Saint- Victor à Paris. La plupart sont en ruines, n'existent plus, ou du moins il n'en reste que les églises.
ABOUT, m. Extrémité d'une pièce de bois. Ce mot s'applique quelquefois aussi à l'extrémité d'une pierre taillée, telle qu'un linteau, une tablette d'appuf, etc.
ABSIDE , /. Voyez Apside. Cette dernière orthographe étant seule conforme à l'étymologie, devrait être adoptée exclusivement.
ACANTHE , /. Sorte de plante dont il existe deux espèces, l'une surnommée épineuse, et qui se distingue de l'autre par ses feuilles plus déchiquetées et plus aiguës aux extrémités ; la seconde est appelée acanthe molle ; elle croit spontanément en Italie et en Grèce; c'est elle qui a fourni le type des feuilles du chapiteau corinthien. Quant à Tacanthc épineuse, d'Aviler a dit dans son Dictionnaire, et ceux qui l'ont copié ont répéta, qu'elle avait été imitée très-fréquemment dans les monuments du moyen-âge ; mais il est clair que d'Aviler s'est trompé, et qu'il a confondu l'acanthe épineuse avec la feuille de chardon. Ces deux plantes ont beaucoup do ressemblance entre elles, et la dernière est efFec-