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MALADRERIE, /*. On appelait ainsi certains hôpitaux plus particulièrement affectés aux lépreux, et que, pour celte raison, on nommait également léproseries.
La lèpre, qui est originaire de l'Orient, et dont il est souvent parlé dans les livres saints, a, comme on sait, cruellement sévi au moyen âge ; aussi les hôpitaux destinés aux malheureux qui en étaient atteint*^ ont-ils été très-nombreux,- particulièrement à la suite des croisades. On en comptait, en effet, deux mille en France au XIU« siècle, et Mathieu Paris assure qu'il y en a eu jusqu'à dix-neuf mille dans la chrétienté. C'est seulement au XVïl* siècle que, devenues inutiles, les léproseries ont été supprimées.
On manque de renseignements sur les dispositions intérieures des maladreries. Il parait qu'elles étaient quelquefois divisées en cellules étroites, comme celle de Gaen, décrite par Ducarel ; annexée à l'hôpital se trouvait ordinairement une chapelle presque toujours placée sous l'invocation de saint Lazare, de sainte Madeleine ou de sainte Marthe.
MANOIR, m. Résidence seigneuriale à laquelle étaient annexées des terres.
MANTEAU DE CHEMINÉE, m. Jambage et traverse d'une
cheminée. (Voyez Cheminée.)
Les manteaux de cheminée antérieurs au XIII<^ siècle sont généralement fort simples ; ils ont fréquemment une colonn*^ engagée dans chacun de leurs jambages ; ceux d'une époque postérieure sont plus ornés , surtout au XV« siècle où la traverse , supportant un écusson , est quelquefois ornée de gracieux festons à jour.
MARBRE, m. S >rte de pierre calcaire dont la cassure estgrenue , mais qui est néanmoins d'un grain assez fin et d'une texture assez compacte pour prendre un beau poli.
Les marbres, asst»z souvent employés dans les monuments romans, ne l'ont presque jamais été dans les monuments à ogives, SI ce n'est toutefois dans les tombeaux.
MARCHE, f. Degré d'un escalier. Une marche est droite lors- (lu'elle est également large à ses deux extrémités ; — dansante