‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 84 sur 140 · MEM · texte numérisé non relu

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petites rosaces , et quelquefois les traits des figures qu*ils représentent se fondent d'une manière très-bizarre avec les feuil-

lagi'S qui les entourent. Il s'en trouve de cette singulière esi»èce à la cathédrale de Cologne, à celle de Paris, au château de Coucy , etc. A l'époque de la renaissance, les mascarons sont redevenus communs.

MASQUE , m. (Voyez Mascaron.)

MASSIF, m. Construction de maçonnerie pleine et épaisse.

Ce mot est souvent employé par opposition à vides, à baies. Ainsi on dira : Dans les églises du XI® siècle les massifs sont considérables en comparaison des baies; au XV®, c*est exactement le contraire.

MÉANDRE, m. Synonyme de bâtons rompus et de frette. (Voyiez ces deux mots)

MÉDAILLON , m. Petit bas-relief entouré d'un encadrement. Les médaillons se voient le plus fréquemment au XIII* et au XIV* siècle. Il représentent alors des sujets de toute sorte.

A répoque de la renaissance, les médaillons sont également nombreux, mais ils ne contiennent plus guère que des têtes, ordinairement d'un fort beau caractère ou d'une grâce extrême.

MEMBRE , m. En architecture, on nomme membre tçuie partie plus ou moins considérable qui se distingue des autres, qui forine une fraction particulière et bien tranchée d'un tout. Ce mot s*japplique surtout aux moulures; quelquefois il n*en désigne qu'une seule, mais quelquefois aussi il en désigne une réunion. Ainsi on dit : Une colonne est un membre important d'architecture; — un**

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colonne est composée de trois membres principaux : — la base ' de cette colonne ne compte que trois membres.

MÉMOIRE. On donnait ce nom (memoria, confessio) au tombeau qu'on élevait à un martyr, soit à la place même où il avait été immolé, soit dans sa maison, soit enfin dans les chapelles souterraines qui faisaient partie des catacombes. Ces mémoires étaient quelquefois comme le germe de grandes églises dont elles devenaient les cryptes. (Voyez Confession et Crypte.)

MENEAU, m. Barreau de pierre qui sert à diviser une fenêtre vn compartiments. Les meneaux sont propres à l'architecture ogivale. (Voyez la vignette de l'article Fenêtre.)

Dans les premières baies géminées en ogive, le trumeau central est souvent garni d'une colonne de moyenne dimension, qui linit par demeurer seule, puis s'amincit et se transforme ainsi en nieneaju. Les premiers qu'on rencontre sont en effet de simples colonnettes rondes à chapiteau et à base.

Pendant deux siècles ces colonnettes continuèrent à former )4is meneaux ; seulement elles devinrent de plus en plus grêles et nombreuses. Enfin, au XV% suivant en cela la marche de celles qui garnissaient les piliers, elles se transformèrent en de simples moulures verticales et prismatiques, courant sans interruption depuis leur partie inférieure jusqu'à l'extrémité des dernières ramifications du réseau. Elles se àépouillèrent môme de leurs bases, ce ijue ne firent jamais celles des piliers, même aux derniers moments de leur décadence.

11 est très-rare que les meneaux s'entrecroisent avant d'être arrivés à la hauteur du tympan de la fenêtre; cependant il en est quelques exemples à la fin du XV« siècle. On voit aussi, à cette époque, des meneaux former J'arbre généalogique de Jésus- Christ, s'élevant du sein de Jessé.

La largeur des fenêtres n'ayant point cessé d'augmenter depuis le commencement du XIIP siècle, le nombre des meneaux a dû croître proportionnellement, et c'est ce qui a eu lieu ; aussi en trouve- l-on souvent beaucoup à l'époque de la décadence de l'art ogival. Il est à remarquer qu'ils sont alors plus commune-

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menl en nombre pair, contraliemeot à la disposilion précédente, el, ce qui ejiest uDe conséquence, qu'il ne s'y en trouve plus un ' principal, plus gros que les autres.

Les meneaux qui, formant une croix, diviseot une fenêtre en quatre parties, doivent être appelés croisillom. (Voyez ce root.)

MERLON, m. Partie d'un parapet, qui se trouve entre deux créneaux, et forme un des côtés de chacun d'eux.

Les merlans sont généralement carrés, mais il en est beaucoup d'uDe forme diflérente. On en trouve ainsi dont le sommet est scmi- circuit! ire

d'autres offrent des reJenIs ou Aes déco iip lires ;

tii) assez g a id nombre sont co ronnés par une tablette ou une petite py imde

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MÉTKl, m. (Bla,-ion ) Il n'y a que deux métaux e l'or et l'argent.

MÉTOCHE, /. Espace entre deux deriticules.

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MÈTRE, m. M. Ramée s'est servi de celle expression pour désigner l'unité qu'il suppose avoir servi à calculer les proportions des différentes parties des églises. Cette unité était le carré produit par l'intersection de la nef et du transsept*.

MEULIÈRE, / Sorte de moellon de roche, rocailleu)k, fort dur, et souvent très-poreux, ce qui fait qu'il se lie parfaitement avec le mortier.

MEURTRIÈRE, /. Ouverture étroite pratiquée dans un mur pour tirer à couvert sur l'ennemi.

Dans les Instructions du Comité des Arts, on distingue quatre sortes de meurtrières : i° Des trous carrés toujours assez étroits (n^ i), quelquefois un peu plus longs que larges (n® 2). Ces meurtrières mériteraient plutôt le nom d'embrasures; elles ne sont peut- être que des ouvertures destinées à donner de Pair et du jour.

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2<^ De longues fentes verticales, hautes de trois à six pieds, trèsétroites à l'extérieur, s'élargissant à l'intérieur, terminées à leur sommet par une portion d'arc, que vient quelquefois interrompre, à l'intérieur, la partie supérieure de la paroi où la meurtrière est pratiquée (n*^ 3). Ce genre de meurtrières a été nommé archères, parce qu'on suppose qu'il servait au tir de l'arc.

3® Des fentes semblables aux précédentes, mais moins lon-

1 Manuel de l'histoire de l'archilecinre, l. H, p. 3H.

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gués, iraversi^DS par une fente horizontale : même disposilioii fi l'intérieur (ii* 4). Ces meurtrières ont élé appelées arbalétrièrf.i, parce qu'on a cru qu'elles étaient spécialement disposées pour le tir de l'arbalète.

4" Des Tentes dont le centre ou la i>arlie inférieure <'St agrandie, et présente un trou circulaire. Celles-d servaient sans doute pour les armes à feu (n° S H 6).

" Quelle que fût la destination de c*s ouvertures, il est important de remarquer les précautions prises par les ingénieurs pour qu'elles ne servissent point de passage aux traits de l'ennemi. On a vu qu'elles sont souvent élevées au-dessus de l'aire des étages qu'elles éclairent ou qu'elles défendent. Leur amortissement, en outre, est formé par une portion de voûte dont la courbe est calculée de façon à rencontrer toujours un trait lancé rt'en bas et de l'extérieur, à la portée ordinaire. »

« Soit AB le mur où la meurlrii^re C.^B est percée; CA est la portion de voûle qui forme son amortissement; D esl le point d'où l'ennemi peut lancer ses traits. On voit que la voûte CA em-

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