‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 93 sur 140 · NAR · texte numérisé non relu

NAR

MUR, m. On appelle mur de fondation, celui qui est caché audessous du sol; — en élévation, celui qui est au-dessus du sol; — de face, celui qui est extérieur ; — de refend^ celui qui est à Tintérieur ; — de pignon, celui dont le sommet est triangulaire et porte un toit; — de revêtement ou de soutènement, celui qui soutient des terres ; — d'apput, celui qui sert de garde-fou ; — de clôture, celui qui forme une enceinte; —droit, dont les deux faces sont verticales ; — en talus, dont une face est inclinée en arrière ; — en double talus, dont les deux faces sont iiiclinées en sens contraire, de façon qu'il soit moins épais à son sommet qu'à sa base ; — cylindrique, dont les parements forment en plan deux courbes concentriques.

MUSEAU. Voyez Accotoirs di Stalle.

MYSTIGUE.M M. Woillez appellent ainsi le style ogival.

NAISSANCE (d'une voûte), f. Commencement de sa courbure.

NAOS, m. (vaoc.) Mot grec qui signifie la nef d^une église, distinguée du pronaos ou porche, et du bema ou sanctuaire.

NARTHEX. m. (vapOe^) C'était l'espèce de porche qui précédait les basiliques chrétiennes, et était réservé aux caté<;hu mènes, aux énergnmènes et aux pénitents. II s'ouvrait dans la nef par une, et quelquefois par trois portes qui répondaient aux divisions de celle-ci en nef principale et en bas-côtés ; et souvent il se trouvait au-dessus une salle appelée catéchumène ou catéchuménie, destinée à l'instruction des nouveaux convertis qui se disposaient à recevoir le baptême.

Narthex est synonyme de pronaos, et on traduit souvent ces deux mots par porche ; mais.il règne de l'obscurité sur la position exacte des narthex des anciennes basiliques; on ignore même .s'il n'en existait pas plusieurs. Ce qui est jiositif, c'est qu'indépendamment du pronaos intérieur, il y avait quelquefois un

vestibule extérieur d'une disposition analogue, qui en était séparé par uae sorte de cour appelée atrium. Au reste, il parait que le rioui de narthex appartenait plus spécialement au porche intérieur. (Voyez Porche i-t Ba^iliqtie.)

NATTES , f. Dans quelques monuments du XII' siècle, et parûculièremenl dans la nef de l'église 9e fiayeus , les murs sont décorés d'ornements figurant des nattes, et auxquels on a donné ce nom.

NÊ8ULES f. Moulure romane formant des ondulations.

Il y a deux sortes de nébules: l'une, qui décore les archivoltes, ft à laquelle le nom de fore ondulé {Com.) convient parfaitement, car elle se compose de tores contournés en S (Voyez Tore] ; et l'autre, pour laquelle il faut Réserver le nom de né6utes, qui consiste en une suite de dents arrondies, et se voit encore employée au XIIC siècle, comme ornement du cordon.

NEF, f. Prise dans son sens le plus lai^e, cetle expression signilie toute la partie d'une église qui s'étend depuis le portail

de l'ouest, ou porlail principal, jusqu'au transsept; maison remploie le plus souvent pour dt^signer seulement l'avenue centrait; qui mène A l'entrée du chœur. (Voyez te plan à l'article Église.] On dit aussi qu'une église est formée de cinq nefs pour exprimer qu'elle a des bas-cOtés doubles.

C'est dans la nef des ^^ises primitives que les fidèles recevaienl la communion. C'estaus.sj là que se trouvaient lesambons et l'enceinte destinée aux choristes.

NERFS, m. Synonyme peu usité de tieruures,

NERVURES, f- Moulures qui garnissent les arêtes d'une voûte ou ses angles rentrants, quand elle est en arc de cloître. Ce sont les nervures qui forment ce qu'on nomme les Uernes et les tier-

Les plus anciennes nervures ne remontent qu'au Xt' siècle, et consistent dans un simple tore, quelquefois garni de filets; au XII', le tore se double, et souvent un filet sépare les deux boudins; vers la fin de ce siècle on voit fréquemment trois tores

dont les deux latéraux sont en retrait sur celui du milieu. A partir

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du XIII' siècle, les nervures reproduiseiil les moulures des archivoltes el dws leur forme et dans leur anangemenl.

Jusqu'au milieu du XV', les nervures n'avaient été appliquées que sur les arêtes des voûtes ' , et conséquemment n'avaient formé que des croisées d'ogives; mais à partir de cette époque, elles se multiplièrent sous les noms de lierneset de tierce rons, et arrivèrent à former des réseaux souvent très -compliqués. A la renaissance, on fit encore un grand usage des nervures, qui Unirent pur se transformer en caissons.

La vignette que voici représente le plan d'une voûte à nervures recouvrant une travée de bas-côté.

A, mur extérieur. — C, pilier séparant le bas-c6lé de la nef — D, d«mi-piiier engagé dans l'épaisseur du mur A. — 1,1, arcs-dotJ>teaux. — 2, formeret. — 3, formeret engagé dans l'épaisseurdu mur. — i, 4, croisées d'ogives. — S, S, tiercerons.

si*rle ; en Frsnce, i la m*me époque, il j a irèï-somenl des ai ■applémenlgirea dont le somiret H tianie «n point d'inlemeclioi d't^ivM.

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