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mentquiessaierait.de le prouver. C'est, encore, la nécessité d'adapter les monuments à l'architecture, et non pas l'architecture aux monuments, ce qui est seul rationnel ; et pour racheter ces inconvénients, à quels tristes, ou plutôt à quels divertissants subterfuges n'est^on pas obligé d'avoir recours î L'architecture classique, en forçant d'observer constamment les mêmes proportions , de placer constamment telle partie au-dessus de telle autre, arrête tout élan, étouffe toute idée originale, produit infailliblement des œuvres gênées, gauches, mal disposées pour atteindre leur but. Au contraire , dans l'architecture ogivale , le génie n'ayant d'autre règle que ses inspirations, peut ne jamais perdre de vue le résultat qu'il se propose, et a conséquemmènt la faculté d'approprier, aussi complètement que possible , chaque partie d-un édifice à sa destination , avantage immense qui est évidemment celui qu'on doit le plus désirer de posséder.
Nous terminons en disantqu'il est un fait constant, c'est que l'architecture ogivale, la seule née dans nos climats, est aussi la seule qui réponde à leurs exigences , point capital , ce nous semble ; c'est aussi que, créée pour des besoins qui sont encore presque tous les nôtres, elle serait , même indépendamment de la surprenante facilité avec laquelle elle se plie à toutes les nécessités, incomparablement plus aisément adaptée à toutes les constructions modernes , que ne le fut jamais l'architecture antique, dont la présence au XIX* siècle et dans le nord -ouest de l'Europe, est aussi absurde que le parurent les tentatives des élèves de David , -voulant ressusciter le ciostume romain , et pour cela organisant de grotesques mascarades, traînant des toges dans les boues de Paris. '
OGIVE. En forme d'ogive.
OGIVETTE. Petite ogive. Peu usité.
OGIVIQUE. Synonyme d'ogival.
OLIVE ^ f. Petit ornement qui a effectivement la fprme d'une olive, et entre dans la composition des chapelets. (Voyezla vignette de l'article Ove,)
OLIVIER (Feuille d'). On retrouve très-fréquemment dans les
monuments romans une sorte de feuille disposée en palmette et
presque toujours recreusée en canal, qui semble être une imitation des feuilles antiques d'olivier, et à laquelle on pourrait conserver ce nom. Ce qui tendrait à donner quelque valeur à cette
opinion , c'est que la feuille d'olivier appartient au chapiteau corinthien qui, comme on sait, a f té souvent copié au Xll» siècle. Lfls deux spécimens que nous donnons permettent la comparaison . Nous devons dire que dans un grand nombre de cas la ressemblance est beaucoup plus sensible; dans quelques-unes même elle est évidente.