‹ Dictionnaire de l'art, de la curiosité et du bibelotChapitre 106 sur 325 · CHEVALET. — CHINOISERIES · texte numérisé non relu

CHEVALET. — CHINOISERIES

portant un vase décoratif et un pare-étincelles forme éventail en bronze découpé à jour et doré. 1,030 lires. — N° 365. Deux chenets en bronze doré représentant chacun un Amour monté sur un dragon qu'il attaque. 600 lires. — N° 770. Chenets en bronze doré représentant Vénus et Vulcain accoudés sur des volutes, modelés par Feuchère. 1,300 lires. — N° 1920. Deux chenets en acier. 1,380 lires.

CHEVALET. — Bâti de bois en forme d'échelle double qui supporte les toiles sur lesquelles peignent les peintres. — On nomme tableaux de chevalet les toiles de petite dimension que les peintres exécutent sur des chevalets. — Vente Double. N° 373. Petit chevalet (style Louis XVI) en acajou garni de quelques bronzes ciselés et dorés. Hauteur, lm,35. 600 francs.

Ce terme sert aussi à désigner un instrument de torture et une petite pièce de bois mince que l'on place d'aplomb sur la table des violons pour en soutenir les cordes en les relevant, ce qui augmente leur vibration et renforce leur son. — Enfin, on nomme chevalet un râtelier pour déposer des armes.

CHIBOUQUE. — Longue pipe turque à tuyau de bois généralement de merisier. L'une des extrémités du tuyau porte la pipe ou foyer, et l'autre un bout d'ambre.

CHIEN DE FO. — Ce chien est le défenseur ordinaire du seuil du temple et de l'autel de Boudha. Il ressemble quelquefois aux épagneuls King-Charles ; c'est la chimère de l'ancienne curiosité. Il ne faut pas confondre le chien de Fo avec Khi-lin', animal de bon augure, dont le corps est couvert d'écaillés. Le chien de Fo est un lion modifié par la fantaisie orientale ; on le reconnaît fort bien à sa crinière frisée, à sa tête grimaçante à dents saillantes et pointues, ainsi qu'aux griffes dont ses pattes sont armées. (Voy. Porcelaine de Chine.)

CHIFFONNIER. — Petit meuble de chambre, de lm,20 de hauteur, qui a de 7 à 8 tiroirs. Il y a des chiffonniers en acajou, en bois de rose, en palissandre, en Boule ; ils sont des épo-

ques Louis XIV, Louis XV ou Louis XVI, et souvent ornés de bronzes ciselés et dorés. Ils valent 120, 300 et 400 francs, suivant leur authenticité et leur état de conservation.

CHINOIS (Art). — On confond trop généralement l'art chinois et l'art japonais ; cependant une distance considérable existe entre ces deux arts ; l'art japonais est de beaucoup supérieur au premier. La Chine n'a guère produit de remarquable que des vases , des bois sculptés et des travaux de bambou. La peinture et la sculpture des Chinois sont peu avancées et ne constituent pas un art proprement dit ; leurs œuvres d'art sont presque des produits industriels, sur certains desquels les artisans ont accompli des tours de force d'habileté ; la forme des vases est peu variée ; quant à leur coloration et à leur décoration, elles sont toujours à peu près les mêmes. Seuls les produits dits vieux chine ont une valeur artistique. Les dessins des étoffes et des vases sont capricieux et bizarres; ce sont toujours les mêmes édifices, les mêmes êtres fantastiques, les mêmes paysages, sans profondeur ni perspective. Le seul produit remarquable de la Chine est la Porcelaine. (Voy. ce motet Japonais {Art).

Les Chinois se sont montrés de tout temps très habiles dans l'art de travailler le bois; celui-ci forme, du reste, la base non seulement de leurs constructions (temples, sanctuaires, portiques), mais encore de leur mobilier. Les meubles chinois sont débités dans des bois durs, tels que le bois de fer, [le bois d'aigle et le teck. Les essences de bois tendre, telles que le cèdre, le camphrier, le santal ou sandal, servent à faire de petits meubles, des coffrets, des tablettes d'étagères, des panneaux sculptés, etc.

CHINOISERIES. — Sous ce terme générique on comprend tous les objets de la Chine et même du Japon, car dans le commerce de la curiosité on n'établit pas généralement assez de distinction entre les produits, pourtant si différents, de ces deux grands pays.

Vente San Donato. — N° 174. Album chinois in-folio, contenant environ 160 dessins chinois peints à l'aquarelle, représentant des

CHRONOMÈTRE. — CIRE (modelage a la).

portraits de guerriers, des types d'habitants et des scènes de la vie chinoise, reliure en maroquin rouge, dorée aux fers ; fermoirs en or découpés à jour, au chiffre de Napoléon Ier, avec arabesques entremêlées d'abeilles. 520 lires. — Les albums japonais sont beaucoup plus estimés.

CHRONOMÈTRE. — Instrument qui a pour fonction de mesurer ou plutôt de fixer la lenteur ou la rapidité des mouvements en musique ; il a été remplacé par le Métromètre. (Yoy. ce mot et la figure qui l'accompagne.) — On désigne de même une petite horloge ou une montre de précision.

CHRYSOLITHE ORIENTALE. — Pierre fine d'un jaune verdâtre, transparente, ayant plus de dureté que le quartz. Nous trouvons cette pierre mentionnée dans le Propriétaire des choses de 1372 : « Crissolite est un pierre d'Ethiopie qui reluist comme or et estincelle comme feu et a la couleur de la mer qui décline à verdure; » et Binet, dans ses Merveilles de la nature, de 1600, dit : « La chrysolite a un verd qui la fait riche ; autrefois c'estoit la plus prisée des pierreries. Quelquesunes tirent au béril verd d'oré. » La chrysolithe commune, ou chaux phosphatée, est une pierre d'un jaune verdâtre, cristallisant généralement en prismes allongés ; elle est moins dure que le cristal de roche. On nommait également cette pierre au moyen âge cymophane, nom que lui ont conservé les minéralogistes.

CHRYSOPRASE. — Quartz agate prase.

- — Pierre fine un peu moins dure que le cristal de roche, mais cependant assez dure pour rayer le verre; sa couleur est vert-pomme. On en tire de beaux échantillons de grande dimension des montagnes de Kosemutz en Silésie.

CIBOIRE. — Vase du culte catholique destiné à conserver les hosties consacrées. Au moyen âge, on a appelé indifféremment ce vase : cibolum, ciborium, pyxis, custode, ciboingre, liosteria, Jwstiaria, etc.

Le prix des ciboires est très variable suivant l'époque à laquelle ils appartiennent, suivant leur style, suivant la matière employée à leur

fabrication, le travail de ciselure qu'ils comportent et les pierres fines qui les décorent.

CIMARRE. — Yase fait ordinairement en étain et d'une forme élégante , dont l'ouverture portée sur un long col est fermée par un couvercle. Les cimarres, qu'on nomme aussi cimaises, simaises, semaises, etc., ont deux anses ; l'une fixe, servant à incliner le vase pour verser le liquide, et l'autre mobile autour du goulot et placée en manière de bride, qui permet de le porter. Ce vase, ou plutôt cette sorte de pot d'étain, faisait partie de la vaisselle des villes ; il servait à verser le vin d'honneur à de grands personnages faisant leur entrée dans une ville. C'est dans des cimarres qu'on faisait des présents devin d'où probablement l'expression, j?o£ de vin, employée pour désigner un don, un cadeau fait à quelqu'un qui a rendu ou qui peut rendre un service. Dans ce cas les cimarres étaient faites d'un métal précieux, d'argent et même d'or. Yoici ce que nous lisons dans l'inventaire des ducs de Bourgogne en date de 1420 : « ij grans cimarres à ances d'argent dorées goderonnées pesant ensemble XLiiij marcs. »

CIMETERRE. — Sabre oriental à lame large et recourbée échancrée à son extrémité. Ce sabre porte un manche, et non une garde, qui est souvent d'une grande richesse. Il vaut depuis 50 francs jusqu'à 1,200 francs.

CIMIER. — Partie supérieure du casque qui lui sert d'ornement ; elle est garnie d'aigrettes, de plumes, de crinières ou de figurines d'animaux : . ainsi Minerve avait une chouette pour cimier ; Mars , un lion, etc.

CIPOLIN. — Yariété de marbre strié longitudinalement de stries blanches et vertes. On fait avec ce marbre des colonnes de dimension moyenne, des vases et autres objets d'art. Le beau cipolin ne peut fournir qu'exceptionnellement pour colonnes.

CIRE (Modelage a la). — Yoy. Céro-

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