CLAIR-OBSCUR
découdre, etc. Notre figure 259 montre des ciseaux pei'sans d'une forme assez originale : c'est un oiseau assez fantaisiste, l'oiseau sacré des Persans. C'est le bec de l'animal, comme le montre notre figure 2G0, qui forme les lames de l'instrument. Cette pièce curieuse fait partie
Fig. 250. — Ci
de la collection A. Jubinal; elle est en acier de Damas; les yeux et les ailes de l'oiseau sont décoré? de turquoises. C'est probablement un travail du XVIe ou du xvne siècle.
Vente Double. — N" 184. Paire de ciseaux avec monture en argent ciselé et doré et an-
Fig. 260. — Détail des ciseaux persans.
neaux formés de cariatides de femmes (style Louis XIII). 400 fr. — N° 185. Paire de ciseaux en argent ciselé et doré, avec gaine en argent gravé repercé à jour (style Louis XVI). 185fr.
CISELURES. — Traces du travail accompli par le ciseau du sculpteur sur des objets
eaux persans.
sculptés. Suivant que le travail exécuté sur un bronze, par exemple, est fait grossièrement, largement ou avec finesse, on dit que le bronze est grossièrement ou largement ciselé, ou qu'il a été exécuté avec de fines ciselures.
CITHARE. — Ancien instrument de musique à cordes. On le trouve constamment cité dans les poètes grecs et latins; malheureusement, chez ceux-ci ce terme est souvent employé comme synonyme de lyre, de iarbiton, de chelys, de phormynx, etc. Notre figure 261 montre une cithare du xvn° siècle de la riche collection Achille Jubinal.
CLAIR-OBSCUR. — Cet assemblage de deux mots qui semblent se contredire sert à désigner en peinture une juste distribution de la lumière et des ombres sans avoir à tenir compte de la variété des nuances, des tons et des couleurs. Les peintures monochromes, telles que les camaïeux, ne produisent de l'effet que par le clair-obscur savamment traité. Un dessin au trait n'est qu'un objet assez froid, il ne peut reproduire la rondeur des saillies; c'est le clair-obscur qui donne la forme vraie
CLAIRON. — CLARONCEAU,
aux objets; c'est grâce à lui que le peintre peut produire des sortes de trompe-l'œil. Tous les grands peintres ont su tirer un admirable parti du clair-obscur. Les grands coloristes négligent en général l'étude de cette science, qui a été si utile aux grands dessinateurs.
CLAQUE-BOIS. — Instrument de percussion flamand ; il se compose de dix-sept bâtons en bois dur et sonore de longueur inégale et qui sont accordés suivant leur grandeur et leurs proportions. On fait résonner ces bâtons à l'aide d'un marteau, ou d'un clavier dont les touches répondent aux bâtons.
Fig. 26i. — Cithare du xvne siècle.
CLAIRON. — Instrument à vent employé dans les armées pour les sonneries ; c'est une trompette en cuivre jaune qui a un son aigu et perçant. Notre figure 262 montre un clairon. Ces instruments sont accordés en mi bémol et en si bémol.
Fig. 262. — Clairon.
CL ARIN. — Instrument de musique péruvien, en usage principalement dans les environs de Cajamarca ; il est formé par un assemblage de roseaux rattachés les uns aux autres ; • quelques-uns mesurent lm,50 de longueur. L'extrémité de ces roseaux est masquée par une gourde de façon à permettre la libre circulation de l'air. Le clarin donne le ré, le mi, le sol et le fa.
CLARINETTE. — Instrument de musique à vent dont le corps est formé par un tube creux en bois (buis, grenadille ou ébène) formé de trois pièces : le bec, la perce, et le pavillon. Le bec, qui est armé d'une anche, est la partie que l'instrumentiste tient à ses lèvres; la perce est la partie du tube percée de trous ; enfin le pavillon ou patte est la partie évasée. Dans notre figure 263, à la page ci-contre, on voit parfaitement ces trois parties. La perce même se subdivise en deux pour rendre l'étui de l'instrument plus court. Les clarinettes à 13 clefs valent de 90 à 250 francs.
CLARONCEAU. — Instrument de musique du moyen âge ; c'était une sorte de flûte champêtre.