COULEVRINE. — COUPE
Jacque.) Dans les ventes, les cottes de mailles orientales sont les seules qui aient quelque valeur.
COULE VRINE. — Canon de forme élégante et souvent décoré de riches ornements, ce qui le fait rechercher par des amateurs.
COUPE. — Vase servant à boire : tel a été, du moins, le premier emploi de la coupe ; aujourd'hui beaucoup de ces vases servent d'ornement ou de vide-poches. Il y a des coupes en pierres précieuses, en cristal de roche, en
Fig. 299. — Coupe en faïence moulée, dite coupe de Bologne.
bronze, en argent, en or, en cuivre émaillé, en faïence (fig. 299 et 300). Les coupes qui ont le plus de prix sont celles en émail de Léonard Limosin, de Courtois, de Laudin et de Noailhier. Les prix sont très variables suivant les proportions et la finesse du travail. Ainsi une coupe en vermeil n'a pas été payée moins de 800,000 fr., en 1880, par le baron Charles de Rothschild de Francfort. Cette merveille de Wenzel Jamnitzer avait été déposée par lui au musée germanique de Nuremberg. Voici la description de cette pièce d'argenterie d'après la Chronique des arts et de la curiosité (n° du 4 déc. 1880) : ce L'œuvre de Jamnitzer est la pièce de milieu d'un surtout de table. Le pied se compose
d'un rocher entièrement couvert d'herbes, de fleurs des champs, où se jouent des scarabées, des sauterelles, des colimaçons, de petits lézards. De ce fouillis sort une femme, la Terre, élégamment cambrée, soutenant de sa tête et de ses deux bras un haut calice, décoré de grotesques et surmonté d'un couvercle que termine un vase en forme de balustre d'où s'échappe une gerbe de feuilles et de fleurs. Le tout est en vermeil avec des ornements en émaux opaques ou translucides. L'orfèvrerie du xvie siècle n'offre rien de plus achevé comme exécution; on pourrait critiquer cer-
Fig. 300. — Coupe à incrustations moulée.
taines parties de l'œuvre au double point de vue du goût et du style, mais ces faiblesses sont rachetées par l'étonnante perfection des détails. » Pour obtenir cette pièce et la retirer du musée, il fallait un consentement unanime des héritiers du banquier Merkel, à qui cette œuvre d'art avait appartenu, consentement sanctionné par une autorisation ministérielle. Un agent du banquier millionnaire fit toutes les négociations en secret et se présenta un jour avec ses pièces en règle au directeur du musée pour retirer le chef-d'œuvre que celui-ci fut bien obligé de céder. Ce fut un véritable enlèvement. — Avec une commode Louis XVI, payée 750,000 francs et achetée par un autre