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COTTE D'ARMES

couleur sombre les manches ; à plis crevés laissèrent voir à travers leurs plis une étoffe d'un autre ton ou même d'une autre couleur ; leur extrémité inférieure fut garnie de manchettes et de riches dentelles, et le manteau de drap ou de velours fut doublé de satin. Sous Charles IX, les grandes dames , pour imiter Catherine de Médicis, portèrent le vertugadin. Avec Marie de Médicis, la femme du Yert Galant, les dames de la cour élargirent au moyen de

Fig. 298. — Louis XIV en roi-soleil (costume de ballet).

baleines, et cela d'une manière excentrique, le corsage de leurs robes ; leurs manches furent garnies de gros bourrelets ou boudins étages depuis le poignet jusqu'à l'épaule. — Sous le fils de cette princesse, les hommes portèrent le manteau court , le chapeau à plumes ; une grande collerette de guipure ou de dentelle rabattue remplaça la fraise ; les habits furent galonnés et la dentelle se montra à profusion. Sous Louis XIV, le pourpoint fut en grande faveur, et, comme sous Louis XIII, les broderies, la dentelle et les rubans firent fureur.

L'ancienne trousse se changea en haut-dechausse, puis en culotte ; le petit manteau fut remplacé par le manteau à manches, qui finit par faire l'habit caractéristique de l'époque. Les modes de France se répandent dans toute l'Europe. Les bals costumés prêtent à toutes les folies ; le grand roi lui-même ne dédaignait pas d'y figurer, tantôt dans un costume, tantôt dans un autre ; il fit même une très grande impression un jour qu'il y parut en roi-soleil. Notre figure 298 montre, d'après un médaillon de l'époque, le roi-soleil en costume de ballet; sur sa coiffure , on aperçoit le char du soleil. — Pendant le xvine siècle, les habits changent peu de forme jusqu'à la révolution ; à ce moment le costume devient à peu près tel que nous le voyons à la fin du xixe siècle ; le pantalon remplace la culotte, et le chapeau haut de forme le tricorne et le bicorne.

COTTE D'ARMES. — Sorte de pardessus militaire. — Les Germain s et les Gaulois avaient des cottes d'armes. A l'époque des croisades, la cotte était une sorte de Dalmatique (Yoy. ce mot) qui fit place au commencement du xve siècle à la casaque ou manteau des hérauts d'armes. (Yoy. Manteau.)

Cotte de mailles. — Ancien vêtement de guerre fait d'un tricot de mailles de fer. Du xie jusque vers le milieu du xive siècle, la cotte de mailles fut la principale armure ; elle enveloppait des pieds à la tête le chevalier ; l'écuyer et les gens de pied, au contraire, n'avaient . que le buste protégé par la cotte. Celle-ci se plaçait sur un vêtement rembourré, afin d'amortir les coups de lance ou de masse d'armes; malgré ce rembourrage, l'homme équipé de la cotte ne pouvait se garantir des contusions. La cotte de mailles complète, c'està-dire celle qui couvrait la tête, le buste et les chausses, pesait de 24 à 28 livres ; les plus belles cottes étaient faites à Chambly> département de l'Oise. Il y avait une assez grande variété de cottes de mailles, au point de vue de la forme, de la force et des dimensions. Les beUes cottes de mailles présentent un tissu léger, souple et impénétrable ; car le chevalier était invulnérable, si sa cotte était bien faite. (Yoy. Haubert, Haubeegeon, Brigakdine,

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