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CUIR BOUILLI

cuilleron, divisé en deux par une arête saillante : c'est là qu'il puise l'huile consacrée qui sert à oindre les souverains. Cet ustensile est conservé dans la chambie des Regalia de la Tour de Londres.

CUIR BOUILLI. — Cuir cuit et préparé par divers procédés ; on l'emploi à divers usa-

ges. C'est avec le cuir bouilli qu'on fabrique des cuirs estampés, argentés, dorés et Gaufrés. (Voir ci-dessous.) — Le cuir bouilli était connu dès le xne siècle ; il en est question dans Guillaume au court nez (1) :

Un cuir boli a eu son dos gité Par dosors etunclavain afautré.

Fig. 316 bis. — Coffre m fer orné de cuir gaufré (xivc siècle).

Ce n'est guère qu'aux xvie et xvnc siècles qu'on l'appliqua aux tentures. Les principales fabriques étaient à Rouen, à Lyon, à Avignon. — Le cuir bouilli, haché en manière d'enlevure, c'est-à-dire taillé au Oanivet (Voy. ce mot) , et relevé en relief, puis le cuir bouilli poinçonné, c'est-à-dire travaillé au petit fer, enfin le cuir bouilli estampé, étaient appliqués à la décoration d'étuis, de coffres et d'autres objets -mobiliers. Notre figure 316 bis montre un coffre en fer du xive siècle orne de cuir bouilli, gaufré et doré, qui le recouvre de tous côtés,

Il ne faut pas s'étonner de voir un coffre si soigné, d'une facture si solide et si lourde à la fois. On sait qu'au moyen âge de pareils coffres servaient à transporter les bijoux, les papiers précieux, parfois même les titres, c'est-à-dire

(1) Grande chanson de geste, écrite environ vers 1 190, sur les exploits d'Aimeri de Narbonne, de ses enfants et petits-enfants, dont le plus célèbre est Guillaume au court nez, dit Guillaume d'Orange. Cette chanson se compose d'environ 120,000 vers et se divise en 18 branches.

Plaxche XI. — Demi-armure de Philippe III d'Espagne.

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