ÉCHOPPE
pièces en ivoire sculpté peint en rouge et vert. Ce jeu aurait été offert en 1680 à Louis XIV par l'ambassade siamoise. Les pièces représentent des Anglais et des Hindous. La boîte en marqueterie porte, incrustés en cuivre, le chiffre et le soleil de Louis XIV. 1,450 fr.
Les échiquiers en ébène et ivoire de l'époque de la renaissance se vendent de 450 à 600 fr. ; quelques-uns, en ivoire et ambre ou en cristal, atteignent 8 et 900 fr.
Pig. 346. — Échenilloir du xvie siècle.
ECHENILLOIR. — Instrument du jardinier qui lui sert à écheniller, c'est-à-dire à enlever les nids de chenilles sur les arbres, principalement sur les conifères. La forme de cet instrument a varié suivant les époques ; notre figure 346 montre un échenilloir du xvie siècle de la collection de M. Achille Jubinal.
ECHOPPE.
sur bois.
Sorte de burin du graveur
ECLISSES.
ECLISSES. — Planches minces et contournées qui forment les côtés de certains instruments de musique de la famille des violons ; c'est sur les éclisses que reposent le fond et la table de ces instruments.
ECOLES. — Nous ne voulons pas parler ici des locaux destinés à l'enseignement , mais bien des catégories d'artistes qui travaillent d'après les principes, et la manière d'un maître dont ils ont reçu soit des leçons directes, soit des enseignements indirects par l'étude des œuvres de ce même maître. Ce terme école désigne aussi une classe ou plutôt un clan d'artistes qui ont travaillé à certaines époques de l'art dans des pays divers.
École italienne. — La plus célèbre de toutes les écoles de peinture est, sans contredit, l'école italienne, qui a eu pour chefs incontestés : à Borne, Raphaël ; à Florence, Giotto, qui est considéré comme le fondateur de l'école florentine , Léonard de Yinci et Michel- Ange ; à Parme, le Corrège; à Venise, le Titien. Tous ces artistes ont été chefs d'école, et, bien qu'appartenant à la même patrie, ils ont créé chacun des centres divers qui ont amené des subdivisions à la grande école italienne, subdivisions qu'on a dénommées : école romaine, école florentine, école bolonaise, école milanaise, école ombrienne, école napolitaine, école lombarde, école vénitienne, etc.
Voici par époque rémunération des principaux peintres de l'école italienne. — xme siècle : Nicolo de Ferrare, Morello, A. Eicco, Rizzaniano, etc. — xive siècle : Andréa Tafi, Pisano, Bartolomeo, Cimabue, Giotto, mort en 1336. — xive siècle : Simone di Martino, Buonamico Buffahnacco, Ottaviano, Ugaline, Lippo Memmi, A. Lorenzi, Gaddi, Andréa Orcagna, Tomasso, dit Giottino, Michelino de Milan, etc. Notre figure 347 montre un ange du célèbre Giovanni Guide, dit fra Angelico, le peintre des anges comme Eaphaël est le peintre des madones. C'est de cet artiste que Michel- Ange disait : « Il faut que ce moine ait pu visiter le paradis et qu'il lui ait été permis d'y choisir ses modèles. » — xve siècle : Zevio ou Stef ano de Vérone , Lorenzo di Bicci,'Francesco da Volterra, Keridi Bicci, Filippino Lippi, Léonard de
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Vinci, Pisano de Vérone, Marchino de Ferrare,
Ange, par fra Angelico (galerie des Offices).
Piselli, Marco Zoppo, Antonello de Messine, etc.
ECOLES
— XVIe siècle : Raphaël Sanzio, Zoppo, Francesco et Baccio Ubertino, Pietro Vanucci, dit le Pèrugin, Michel- Ange Buonarotti, Dosso Dossi, il Conegliano, Pellegrino, le Rosso, Francesco d'il Cristofano, Mazuoli, Palnia, Lorenzo Lotti, fra Jocondo, Ticiano Vecelli, dit le Titien, Jules Romain, Sébastien del
Piombo, Becafumi, Bordone, Robusti, dit le Tintoret, les Salviati, le Primatice, Paolo Caliari, dit Veronèse, Buontalenti, Vasari, etc. — XVIIe siècle : Guido Reni, Roselli, Zampieri, dit le Dominiquin, Barbieri, dit le Guerchin, Salvator Rosa. — xvme siècle : Fossato, Bellavia, Bianchi, Pelligrini, Piazetta. —
Fig. 348. — La vénération de Marie, de maître Wilhem.
xixc siècle : Casanova, Camerano, Schiavone, Marochetti, Bellini, etc.
École allemande. — xme siècle : Conrad, Albertas, Cerlarch, Henricus, Engelbert, Gebelinus, Cristian. Presque tous ces artistes appartiennent à Fécole de Cologne. — xive siècle : Hans von Kohn, Philipp, Johann de Munster, Conrard et Guillaume de Strasbourg, Sturm, Wurmser Kiinze. — xve siècle :
Berghausen, Schongauer, J. Hirtz, Albert
Durer, Hans Holbein. -— xvie siècle :
Lucas de Cranach, Hans Baldung, Hans-Sebald Beham, Lucas Cranach le jeune, Virgilius Solis, Henri Aldegrever, Hans Grimmer, Hans Stephanus , R. Galtz, Rattenhammer. — XVIIe siècle : J.-H. Roos, Abraham Mignon, C.-L. Agricola, J. Halsman. — xvine siècle : Martin Knoller, J.-P. Hackert, W.-L. Reiner, Balthasar Dernier, J.-Ch. Mengs , Ch.-G.
Schùtz, J. -Henri Tischbein, Raphaël Mengs.
ECOLES
— xixe siècle : Pierre Cornélius, J.-F. Owerbeck, Wintherhalter, Kaulback, Ch. Lessing, A. Bethel, H. Hess, Schorn, A. Achenbach, L. Knauss.
École colonaise. — Cette école fait partie de l'école allemande, mais elle a une importance telle que nous avons cru devoir lui consacrer un paragraphe à part. En effet, l'école colonaise a eu beaucoup plus d'influence que les autres écoles allemandes ; elle a répandu le style chrétien et a frayé, pour ainsi dire, la voie que les Italiens ont ensuite si brillamment parcourue avant et après Léonard de Vinci. Notre figure 348 montre un tableau fort connu grâce à une chromolithographie de Kellerhoven publiée en 1872 : c'est la Vénération de Marie, un chef-d'œuvre de l'ancienne école de Cologne, et peut-être de maître Wilhem ou Guillaume, né à Herle en 1320 et mort à Cologne en 1378, ou même 1388 suivant d'autres. Nous l'avons dessiné d'après une photographie que nous avait adressée l'heureux 'possesseur de ce tableau, M. C. BhabanEuhl, en 1872. — Dans ce tableau les têtes sont d'un charme indéfinissable et tous les' accessoires sont traités avec un soin extrême. (Cf. Die Dioslcuren, par le Dr Schasler, année 1865, n° 45.) Le panneau de ce tableau, peint sur bois, ne mesure que 0m,35 de hauteur sur 0m,235 de largeur. — L'école colonaise brilla surtout d'un vif éclat au xine et au xive siècle ; elle subit dans le principe les traditions de l'art byzantin , mais elle sut bientôt s'en affranchir ; les maîtres les plus connus de cette école sont, pendant le xme siècle : Engelhert, Albertas, Cristian, Gehelinus, G-eiiach, Henricus , Sifrid Ekart , Eipelin ; pendant le xive : Wilhem, Philipp, Johan, dit Hatis von Koln, Eeinkein, dit Sturm, Eeykincus, la Fie, Grusmin, Heindenreich, dit Qrone, Peter Grœne, Hermann Heffemmenger, Gabelinus de Stambel, Adam de Turre, Winrici, les Platvoys ou Platvoet, Weinrich, élève de Wilhem ; pendant le XVe siècle : Eiidiger, Berghausen, Stephan, le plus célèbre après Wilhem, nommé aussi Etienne Lochener et même Locher, etc.
École anglaise. — Cette école est relativement moderne, voici les noms des princi- ,paux maîtres. — xvi° siècle : J. Brown, F. Quesnel, Jean et Pierre Olivier. — xvne siè-
cle : S. Cooper, E. Gibson, Eobert Peake, H. Stone, William Dobson, Gandey, Thornill. — xvine siècle : Thomas Hudson, Eeynolds , W.. Hogarth, Gainsboroug, G. Smith , J. Wright, S. Scott, G. Eomsay, J. Barry. — xixe siècle : Lawrence, Glower, H. Howard, P. Gibson, H. Thomson, J. Constable, J. Tur-
Fig. 349. — Madone avec l'enfant (Jean Van Eyck).
ner, J. Burnet, W. Collins Bonington, D. Cooper, sir E. Landseer, A. Fraser, J.-H. Horsley, Hook, etc.
École flamande. — xive siècle : Jean de Bruges, Pierre de Courtrai. — xve siècle : Simon Bering, Eobert de Valenciennes, Jean Van Eyck (dont notre figure 349 montre une œuvre), G. Van der Meire, Hans Memeling, Van der Goes, Van der Meersh. — xvie siècle : Jean et François Clouet, Pierre Claeis, Van der Straten, Spranger, Paul et Mathieu Bril, Van de Velde, Van der Wyck, Goltzius,