ECUSSON
en vermeil, en or, sont pourvues d'un couvercle portant un bouton. Celui-ci peut être un chou, un artichaut, ou bien être formé au moyen d'un branchage, comme les anses; car les écuelles portent très souvent des anses ou des oreilles pleines ou ajourées. Notre figure 353 montre une écuelle à couvercle et à anses ; elle est en porcelaine de la manufacture de Valenciennes. Suivant la matière, le travail et l'époque où elles ont été fabriquées, les écuelles sont 'de valeur très différente. — Vente San Donato. N° 1209. Écuelle à anses, en argent repoussé et ciselé, culot à palmettes en relief; au centre, un cartouche entouré de feuilles; anses en cep de vigne. Travail français du XVIIIe siècle. 510 lires. — N° 1219. Ecuelle à anses et plateau en argent repoussé et ciselé; le couvercle surmonté d'un- chou, bordure de guirlandes, coquilles sur fond quadrillé et graindorgé. Travail français du xvine siècle. 1,100 lires. — N° 1224. Écuelle avec anses et plateau en argent repoussé et ciselé; anses à mascarons et feuilles., couvercle et plateau à cannelures contournées, feuilles de fougères et palmettes à plumes. Travail français du temps de la régence. 1,000 lires. — N° 1263. Ecuelle en argent à oreilles avec dauphins et rocailles au milieu desquelles est une sorte de marguerite ; couvercle avec artichaut d'une rose tournante; ornements gravés sur le couvercle ; plateau à contours et à oves (1754). 7,800 lires. — N° 1265. Écuelle en vermeil, modèle de Bérain à anses pleines, avec tête de Diane , volutes et feuilles ; le bouton orné d'un buste de femme, avec palmettes et ornements montants sur fond graindorgé ; bordures à fleurons, oves et ornements courants. Elle porte des armoiries ducales, ainsi que ses deux plateaux en vermeil, à bords contournés, à oves et ornements courants. Travail français. 6,000 lires. — N° 1268. Écuelle en vermeil, oreilles ajourées et couvercle surmonté d'un chou, décors de faisceaux, rosaces, oiseaux et légumes champlevés ; bordures à oves, plateau à bords contournés. Travail français du xvine siècle. 2,350 lires. — N° 1270. Écuelle à couvercle et à anses en forme de chérubins ; décors de pivoines, œillets et feuilles, parties dorées, parties réservées; l'écueUe et le cou-
vercle ornées de boules servant de supports. Travail allemand du xvne siècle. 960 lires.
Vente Double. — N° 190. Écuelle en vermeil à deux anses plates finement ciselées, à ornements rocaille et portant en relief les armes du cardinal Farnèse. Le couvercle, décoré d'ornements gravés et de canaux creux en spirale, est surmonté d'un artichaut. Plateau oblong et à contours (armoiries gravées). Cette pièce portait le poinçon du célèbre orfèvre Thomas Germain (1680-1748), orfèvre du roi, et provenait de la vente de la reine d'Espagne. Largeur, 0m,31. 8,100 francs. — N° 191. Ecuelle Louis XV, en argent, à deux anses plates ciselées et découpées à jour ; couvercle décoré dans son pourtour d'ornements repoussés et surmonté d'un groupe de roseaux et d'une écrevisse; plateau à bords festonnés et décorés d'oves ciselées. Largeur, 0m,31. 3,800 francs. — N° 192. Écuelle Louis XV, en argent, à deux anses et attache du couvercle formées de branchages. Celui-ci est repoussé et décoré d'ornements ; il porte deux écussons armoriés en relief. Diamètre du plateau, 0m,26. 2,050 francs.
Kg. 354. — Ecusson en plomb représentant saint Mathurin.
ÉCUSSON. — Petit écu qui entre dans un écu d'armoiries, soit comme accessoire, soit comme pièce principale. C'est aussi un pennon
EFFIGIE. — ÉGYPTIEN (art).
d'armes plus grand que l'écu. — On plaçait anciennement des écussons sur les enseignes de pèlerinage ; notre figure 354 montre un écusson en plomb de ce dernier genre, il représente saint Mathurin et divers personnages qui se découpent sur un fond de papier vélin.
EFFIGIE. — Ce terme de numismatique sert à désigner une image, une représentation, une tête gravée sur une monnaie.
EGLOMISE. — Peinture sur fond d'or exécutée sous une plaque de verre ou de cristal. Ce genre de peinture a été pratiqué depuis la fin du xne siècle jusqu'à nos jours.
ÉGYPTIEN (Art). — Art pratiqué par les anciens habitants de l'Egypte. Nous ne dirons ici que quelques mots de la peinture, de la sculpture et de l'architecture. — Si les habitants de l'ancienne Egypte ne furent pas de grands peintres, ils furent jusqu'à un certain point coloristes ; ils possédèrent des préparations colorantes d'une solidité à toute épreuve, car après plus de quatre mille ans on a trouvé dans leurs hypogées des peintures aussi brillantes et aussi fraîches que le jour où elles avaient été exécutées. Dans ce pays, chaque classe de citoyens avait, pour ainsi dire, ses travaux spéciaux; c'était aux prêtres qu'était réservée la charge de peintres; nous avons appris par Clément d'Alexandrie que l'écrivain peintre se nommait Mérogrammatiste et qu'il occupait le troisième rang. — Les bas-reliefs égyptiens sont couverts plutôt d'une coloration que d'une peinture véritable. Cette sorte d'enluminure était surtout nécessaire pour la lecture des hiéroglyphes, qui, souvent placés à de très grandes hauteurs, n'auraient pu être lus, si un ton franc et tranché n'eût pas déterminé nettement le peu de saillie des formes et des personnages. Dans bien des cas cependant la peinture était purement décorative : dans la coloration des chapiteaux, par exemple, et dans les plafonds, qui, représentant toujours le ciel, étaient invariablement peints en bleu, avec un semis d'étoiles blanches ou de figures astronomiques de même couleur. Dans les statues de pierre calcaire, dans les tombeaux , de
même que dans les coffres ou étuis de momies, la peinture était aussi purement décorative. Les statues granitiques n'étaient peintes que dans certaines parties, telles que les yeux, les cheveux, les ornements du vêtement et les bijoux. — En ce qui concerne la sculpture égyptienne, nous pouvons dire que son emploi dans les monuments est très curieux ; elle couvrait en effet des parois entières des édifices.
■^Er--- &-. Je
Fig. 355. — Sculpture égyptienne en or.
Ces sortes de bas-reliefs ou de gravures contenaient une véritable histoire nationale gravée en signes hiéroglyphiques, et, fait curieux à noter, chaque partie du monument présentait, pour ainsi dire, un chapitre distinct de cette histoire : par exemple, sur les pylônes et les murs d'enceinte des palais et des temples, les Égyptiens ne gravaient que les faits mémorables de l'histoire nationale, et tout ce qui se rattachait aux travaux des champs et aux progrès de l'agriculture ; sur les murs des temples, au contraire , on ne lisait que des pages sur la