GIRANDOLE
avons donné dans notre Dictionnaire d'architecture des spécimens de l'émaillerie, des bracelets, des torques, des rouelles , des phalères, des cocardes de casque, etc. Le musée de Cluny possède tout un trésor gaulois trouvé en 1856 ; il était enterré dans le sol à 0m,40 de profondeur, et c'est dans la commune de Saint-Marc le Blanc, près de Eennes, qu'on l'a découvert. Ce trésor (nus 4966 à 4974 du catalogue) avait été enfoui sans doute par un orfèvre gaulois dans un moment de troubles, car il s'y trouve des lingots bruts, des bijoux à peine ébauchés, tandis que d'autres pièces sont d'un fini remarquable. Le musée de Cluny n'a acquis que les bijoux terminés : ce sont neuf bracelets d'or, dont l'un est composé de trois branches en or massif de travail tors avec agrafe. Les Gaulois fabriquaient aussi de belles étoffes et * des poteries qui ornaient les maisons des riches patriciens de Eome ; enfin ils avaient une littérature et une industrie également remarquables. (Cf. Histoire nationale des Gaulois, par Ern. Bosc et L. Bonnemère, ch. ni, iv, v, et passim.)
GAUTHA. — Instrument de musique hindou. C'est une petite . cloche de bronze ; on la sonne matin et soir dans les atria des temples pour annoncer les prières.
GEMME. — Terme générique sous le quel on désigne toute sorte de pierres précieuses.
GENOUILLÈRE. — Partie de l'armure qui couvre le genou et réunit les grèves ou jambières aux cuissards. Les genouillères remplissent le même office pour le genou que les cubitières pour le coude ; elles emboîtent le genou, sont pourvues de deux ou quatre lames mobiles à recouvrement et d'un aileron qui garantit l'extérieur du genou. Très développée à l'origine, et toujours en proportion avec l'aileron des cubitières, cette partie de l'armure va en s'amoindrissant de plus en plus du xvie au XVIIe siècle. Parfois la genouillère est divisée dans son milieu par une torsade ou filet perpendiculaire. Les armures à bandes gravées et damasquinées ont les ailerons de leurs genouil-
lères entièrement couverts de gravures et de damasquines.
GÈSE. — Epieu gaulois, que les Romains transformèrent en lance courte et adoptèrent pour leurs troupes légères, deux ou trois siècles avant J.-C.
GIBECIÈRE. — Espèce de sac ou de bourse qu'on portait autrefois suspendu à la ceinture ; la gibecière se rapprochait pour sa forme de I'Aumonière. (Yoy. ce mot.)
Yente Double. — N° 256. Gibecière en velours rouge et vert, brodée en soie de couleurs et or ; travail oriental. 80 fr.
GIRANDOLE. — Groupe de pierres précieuses monté en boucles d'oreilles, que les femmes portent aux oreilles. — Chandelier à plusieurs branches qui sert à éclairer les salons et galeries de fêtes. Il existe également des girandoles-appliques.
Yente San Donato. — N° 140. Six grandes girandoles-appliques à trente-quatre lumières chacune , en bronze doré , composées d'un vase ovoïde supportant quatre branches porte-lumière et reposant sur une figurine d'Amour terminée en feuillage, reliée à l'applique par un mascaron. 8,340 lires. — N° 141. Deux girandoles de même modèle, sans les supportsappliques. 1,200 lires. — N° 1205. Deux girandoles en argent , à trois lumières ; base à fleurons, enroulements et oves; balustres contournés à godrons et feuillages finement ciselés. Travail du temps de la régence. 10,600 lires.
Yente Double. — N° 193. Deux girandoles en argent ciselé, composées de flambeaux à tiges cannelées , ornées de festons de laurier et bouquets porte-lumière à trois branches se rattachant à un vase orné de trois mufles de lion (style Louis XYI) ; haut., 0m,39. 12,200 fr. — N° 299. Quatre belles girandoles en bronze ciselé et doré, composées chacune d'un grand flambeau, modèle rocaille, portant plusieurs fois répétées les armes de Turenne en relief et décoré d'un bouquet à trois branches porte-lumière, modèle rocaille (style Louis XY); haut., 0m,52. 38,400 fr. Les deux aux armes de Turenne avaient atteint, seules, le prix de 19,200 fr.